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Interviews :: Interview de ODC

Interview de ODC


ODC est un jeune groupe originaire de Paris, qui vient de publier plusieurs singles très intéressants, dans un registre de modern metal, assez peu présent en France. Un groupe prometteur qui mérite votre attention. Et ça tombe bien puisque Celia, vocaliste du groupe, a accepté de répondre aux questions de Metalship.




Metalship : Peux-tu commencer par présenter ton parcours et celui d'ODC ?

Célia (chant) : Je suis venue au metal par mon meilleur ami il y a environ 3 ans. J'ai toujours voulu chanter dans un groupe mais je n'avais pas encore une musique qui me convenait. Pour les filles, il y a souvent le jazz, la soul, mais moi ça m'ennuyait un peu. Et donc Cyril, mon meilleur ami, m'a conseillé de rejoindre un groupe de metal. Et j'ai trouvé Yannis le compositeur sur Zinkif, un site de rencontre entre musiciens. On s'est vu en février 2015. Nous avons commencé à faire es petites reprises de Devin Townsend car Yannis est un grand fan. Il adore aussi Anneke Van Giersbergen (ex THE GATHERINGVUUR). Au fur et à mesure, il a commencé à dévoiler ses compositions. Et nous avons commencé à structurer notre projet fin 2015, en compagnie de Cyril a écrit des paroles. Du coup, on avait les bases. J'ai commencé à prendre des cours de chant fin 2015 car ODC est mon premier groupe. Fin 2016, nous avons décidé de commencer le live et donc de vraiment former le groupe. Le bassiste Pierre-André et le batteur Théo nous ont rejoint. Les premiers concerts ont eu lieu en février 2017. Et Yann, le second guitariste, est arrivé cette année.


Metalship : Pourquoi ce nom ODC ?

Nous avons commencé notre aventure, notre odyssée. Et on trouvait que c'était plus sympa en acronyme, donc ODC. Et on s'est aperçu qu'il y avait beaucoup de groupes qui s'appelaient Odysssée. Nous avons eu beaucoup de débats et de conversations concernant le nom du groupe, ce n'est jamais facile de trouver !


Metalship : Pour l'instant, vous avez trois titres disponibles ("Ending the boredom", "The bleeding" et "Why"). Sur quelles plateformes peut-on les trouver ? Et est-ce facile pour vous de diffuser votre musique ?

Nous avons commencé notre aventure, notre odyssée. Et on trouvait que c'était plus sympa en acronyme, donc ODC. Et on s'est aperçu qu'il y avait beaucoup de groupes qui s'appelaient Odysssée. Nous avons eu beaucoup de débats et de conversations concernant le nom du groupe, ce n'est jamais facile de trouver !



Metalship : Pour l'instant, vous avez trois titres disponibles ("Ending the breakdown", "The bleeding" et "Why"). Sur quelles plateformes peut-on les trouver ? Et est-ce facile pour vous de diffuser votre musique ?

On peut trouver ses titres sur toutes les plateformes : Spotify, Deezer, Amazon, Apple Music, Google Play. Ils sont sortis depuis le 16 octobre. Le challenge, c'est la distribution. On essaye d'approcher des acteurs de la distribution qui puissent nous aider. Là, nous sommes contents car nous avons été approchés par quelques labels, qui sont étrangers, dans les pays nordiques.


Metalship : Des labels bien connus ?

Ce sont des filiales de labels connus, qui développent les groupes émergents, qui les font grandir. Et à partir de là, tout est possible. Tu peux vite passer au niveau supérieur. Donc cela veut dire que notre musique plaît à des professionnels. Mais je ne peux pas trop en dire pour l'instant.


Metalship : Et c'est vous qui avez contacté ces labels ou l'inverse ?

C'est nous qui les avons démarché. C'est un gros boulot de communication. Cela prend une grande partie de mon temps.


Metalship : Récemment, certains groupes ont décidé de ne plus sortir d'albums, estimant ce format obsolète à l'heure des plateformes de diffusion et des playlists ? Qu'en penses-tu et est-ce une direction dans laquelle ODC pourrait aller ?

C'est exactement notre vision. Et celle de Yannis le compositeur, qui souhaiterait plus fonctionner avec des singles, voire des EPs. Nous sommes en autoproduction totale. Yannis est le compositeur et l'ingénieur son. Nous envisageons de sortir un EP en janvier. On essayera de sortir un single tous les deux mois environ. Mais je pense qu'il y aura toujours des supports physiques pour ceux qui apprécient cela. Au niveau communication, cela permet de rester proche de ta fanbase. Si tu ne donnes pas de nouvelles pendant 6 mois ou un an, nous serons vite oubliés, surtout quand tu débutes.



Metalship : Tu as déjà un peu répondu, mais comment travaillez-vous en ce qui concerne la production ?

Il y a deux ans nous avons investi dans un home-studio. C'est un fou de son. Il compose, il enregistre tous les instruments, sauf la batterie, qui est encore électronique pour une question de budget. On verra par la suite. Nous avons donc de la chance de ce point de vue et nous sommes bien entendu plutôt satisfaits. Yannis a même reçu des propositions pour s'occuper d'autres groupes. Pour nous, le but est aussi de s'améliorer à chaque fois.


Metalship : Au niveau des influences, on pense à LACUNA COIL ou FLYLEAF, est-ce qu'en citant ces groupes, on est dans le vrai ?

Yannis est très fan de Devin Townsend, PANTERA. Et de metal progressif aussi. Le parolier est plus sur du DISTURBED, KORN, il apporte des sonorités plus nu metal. LACUNA COIL n'est pas à proprement parler une source d'inspiration, mais c'est vrai qu'au niveau de la voix, on s'en rapproche.


Metalship : Il y a peu de groupes dans ce registre en France, est-ce que vous vous êtes dit qu'il y avait quelque chose à faire dans ce créneau ?

Non. Cela s'est fait naturellement. On s'est adapté les uns aux autres. Entre 2015 et 2016, nous sommes un peu cherchés et le résultat est là. Tant mieux si c'est plutôt unique, mais ce n'est pas du tout réfléchi. Le travail de la voix, avec une coach vocale, a aussi influencé les compositions.


Metalship : Justement au niveau de la voix, quelles sont tes modèles ?

Je n'avais pas vraiment de modèle car je n'écoutais pas de metal avant. Mais deuis que je m'intéresse à ce style, il y a une chanteuse qui se démarque et que je trouve incroyable, c'est Lzzy Hale d'HALESTORM. Au niveau technique, c'est irréprochable. Je me suis pas entraîné en écoutant HALESTORM. Je les ai vu sur scène il y a deux ans, c'est impressionnant, il n'y a pas une note de travers !


Metalship : Au niveau du processus d'écriture, comment cela se passe dans ODC ?

Yannis compose, il crée toutes les mélodies. Le parolier l'alimente un peu en son, il le challenge un peu sur ses compositions, un peu comme un directeur artistique. Il se met dans la peau de l'auditeur et donne son avis. Yannis est à l'écoute et prend en compte ces remarques. Une fois la composition terminée, il envoie le titre à Cyril, qui travaille sur les paroles. Puis, c'est envoyé aux musiciens pour qu'ils travaillent leur partie. Puis on répète et on bosse la compo.



Metalship : Quels sont les sujets abordés dans les textes ?

Les sujets sont très variés, même si, bien entendu, on retrouve des thèmes chers au metal, comme la liberté. Les paroles me ressemblent beaucoup. Il n'oublie pas aussi que c'est une femme qui chante. Les paroles seraient sans doute différentes avec un homme derrière le micro. Donc pour moi, c'est top car normalement le chanteur est aussi le parolier.


Metalship : Tu aimerais à terme écrire tes propres paroles…

Surtout pas ! Chacun reste dans son domaine. Ma compétence c'est le chant, j'ai déjà beaucoup de travail là-dessus.


Metalship : Le chant en anglais c'est inévitable ou le chant est français est-il envisageable plus tard ?

Le metal c'est l'anglais. Je ne me vois pas du tout chanter en français, les sonorités sont complètement différentes. Et je préfère ma voix avec des sonorités anglophones.


Metalship : Que peux-tu nous dire sur votre premier EP, à venir en janvier ?

Il y aura donc 4 titres. Ils donneront un bon panorama de ce qu'on peut faire. Il y aura peut être un titre un peu plus "doux". Après si vous voulez avoir une vision plus complète, il faut venir nous voir en concert. Avec nos deux guitaristes, ça envoie.


Metalship : Vous allez jouer le 17 janvier avec ELYOSE à Lyon (Péniche, La Marquise), avez-vous d'autres dates de prévues ?

Il y a d'ailleurs un nouveau groupe qui vient de nous rejoindre pour le concert, il s'agit de RAGE OF LIGHT, des Suisses signés chez Napalm Records. Sinon pour les concerts, ce n'est pas la priorité pour le moment. On se concentre sur les enregistrements.


Metalship : Comment vous faites en concert car vous avez peu de matériel pour le moment. Faires-vous des reprises par exemple ?

En fait, nous avons une dizaine de titres. Nous prenons le temps pour les enregistrer. Nous aurions pu déjà faire un album au final. Mais nous pensons qu'il faut attirer les gens un peu à la fois. Si tu veux entendre plus de titres d'ODC, il faut venir aux concerts. Sinon, nous ne sommes pas trop fans des reprises. C'est un peu ennuyeux de refaire ce qui a déjà été fait. Je ne dis pas que nous n'allons jamais en faire, mais ce n'est pas à l'ordre du jour. On préfère quand la musique vient de nous.


Metalship : Au niveau des concerts, c'est un avantage pour vous d'être basés à Paris ?

Pas forcément. Car je pense que Paris est une des villes les moins metal du monde ! Paris intra-muros, c'est plutôt electro. La scène locale pour les groupes émergents, ce n'est pas trop ça. A Strasbourg, je pense que c'est nettement plus sympa pour les jeunes groupes. C'est d'ailleurs paradoxal en France car les médias ne relayent pas du tout le metal alors que nous avons le Hellfest qui est pratiquement le plus gros festival du monde. Il y a un marché énorme. C'est pour ça qu'on bouge aussi et qu'on va faire des concerts en province.



Metalship : Petite question sur l'image du groupe. On reproche souvent aux groupes de metal de beaucoup mettre en avant leur chanteuse, qu'en penses-tu ?

Personnellement, j'ai plutôt de bons retours. Un groupe est d'abord incarné par son vocaliste. Mais nous faisons attention à ça et nous veillons à un certain équilibre, notamment sur les photos promos. Mais c'est la musique qui définit le groupe avant tout.


Metalship : L'image, cela reste important, avez-vous un clip de prévu ?

Nous sommes en train d'y réfléchir. Mais c'est aussi une question de budget car cela coûte cher. Surtout si tu veux faire un beau clip. Cela va dépendre des rencontres que nous allons faire. L'idée serait de sortir l'EP avec un clip au mois de janvier.


Metalship : Quelles sont les ambitions, les objectifs pour ODC ? Y a-t-il un niveau auquel vous souhaiteriez accéder ?

Si nous arrivons à remplir une salle juste sur notre nom, on pourra se dire que nous avons atteint notre objectif. Le but pour l'instant est d'augmenter les followers.


Metalship : C'est important pour vous le suivi sur les réseaux sociaux, les like sur Facebook et ce genre de trucs ?

Oui. C'est important. Et c'est moi qui m'occupe de tout ça Il y a une belle progression ces derniers temps Nous avons posté quelques vidéos sur YouTube, notamment un extrait d'un live à La Boule Noire de Paris, un extrait d'un concert acoustique. Ils ont beaucoup été vus et cela nous a ramené pas mal de monde.


Metalship : Tu aimerais épouser la trajectoire d'un groupe en particulier ?

LACUNA COIL par exemple. Ce serait top !


Metalship : Dernière question, au niveau de l'investissement dans le groupe au quotidien, cela se passe comment, vous travaillez plutôt à distance, vous faîtes des répétitions ?

On se voit tous les 15 jours, entre temps, on bosse en solo. La composition et la communication, c'est un travail quotidien. Comme la plupart des musiciens, nous avons deux vies. C'est un rythme à pendre, il faut être organisé et rigoureux ! En tout cas, merci à toi et à Metalship pour le soutien !


Metalship : Merci à Celia et à ODC !



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ajouté par Gandalflegris, le 19 décembre 2018 pour Metalship

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