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Interviews :: Interview de Mind Imperium

Interview de Mind Imperium


Les Français de MIND IMPERIUM viennent de publier leur nouvel album Way To Carcosa. Leur melodic groove metal a fait forte impression et méritait bien quelques questions. Nous avons donc discuté via Skype avec Nogh (chant, guitare) et Carol (basse).




Metalship : Le groupe a été fondé en 2012, premier EP en 2014, et puis…un long moment de silence…que s'est-il passé pour MIND IMPERIUM durant cette période ?

Nogh (chant, guitare) : On fait un morceau tous les six mois, donc c'est compliqué ah ah ah ! Non, plus sérieusement, nous avons sorti l'EP en 2014. Nous nous en sommes pas mal servis pour tourner dans notre région (Lyon) et même un peu plus loin puisque nous avons été jusqu'en Suisse. Ensuite, nous avons commencé à travailler sur un album, mais il y a eu des changements de line-up. Xavier, qui faisait la batterie sur l'EP, a été remplacé par Julie. Chris, le deuxième guitariste a été papa pour la deuxième fois. Et du coup, le timing ne concordait plus. Nous sommes arrivés sur quelque chose de plus stable en 2016. Nous avons quand même fait pas mal de concerts. Le temps de tout mettre en place, nous avons commencé le travail de pré-production mi-2017.

Carol (basse) : Avec un nouveau line-up, il y a forcément eu de nouvelles influences. L'idée c'était de bien intégrer les idées et le jeu de tout le monde. A la batterie par exemple, ce n'était pas du tout le même le jeu. On a eu le temps de mieux préciser notre style et notre projet.


Metalship : Avec changement de nom à la clé…

Nogh : C'est exactement ça. Nous avons changé de nom avec le nouveau line-up. Mais les textes étaient plus aboutis, le contexte global était plus abouti pas seulement sur la musique, mais aussi sur l'image, la vidéo, le jeu de scène.

Carol : Sur scène, nous essayons d'installer une ambiance. Nous avons par exemple décidé d'utiliser un backdrop blanc. Ce n'est pas l'invention du siècle non plus, mais plutôt l'aboutissement d'une réflexion. L'idée était de retranscrire le concept de l'album sur scène.

Nogh : On joue aussi avec des lentilles blanches, avec des lumières blanches. Du coup, le côté MIND IMPERIUM, un peu fantomatique, se ressent beaucoup. On décline un peu les photos promo en réaliste.


Metalship : Il y a désormais deux filles dans le groupe. Est-ce que c'est un argument important pour vous. Est-ce que le regard sur le groupe a changé ?

Carol : J'apprécie d'avoir une fille dans le groupe. J'ai toujours était seule, là c'est plus équilibré ! Après, dans le groupe, je ne pense pas qu'on en joue. Celui qui est le plus mis en avant c'est le frontman, et je ne crois pas qu'il joue beaucoup sur son charisme féminin ah ah ah…

Nogh : On en rigolait un peu au début. Mais très honnêtement, la question même me hérisse les poils ! On joue avec des musiciens, peu importe que ce soient des filles ou des garçons. La question est de savoir si les musiciens servent la partition et le message que nous avons envie de faire passer, est-ce que ça colle pour tout le monde dans l'esprit, oui ou non, et si oui, on y va. Nous ne sommes pas du tout dans l'esprit qu'on peut parfois trouver dans le symphonic metal, avec la chanteuse devant et tout le monde derrière. Après, clairement, le regard est différent, nous sommes les premiers à le remarquer. Les gens sont plus avenants, plus sympas. Cela démontre aussi une certaine ouverture d'esprit. Mais ça passe plutôt au second plan.

Carol : Le public est aussi de plus en plus féminin. Et les filles apprécient beaucoup de voir des musiciennes.

Nogh : Ce qui est bien aussi, c'est que nous avons des filles dans le groupe, mais pas forcément à des postes conventionnels, celui de la basse et de la batterie, à de rares exceptions près comme BOLT THROWER. Du coup, ça met plus en valeur leurs qualités de musiciennes.


Metalship : Bon, promis, plus de questions énervantes ! Combien de temps vous a pris la réalisation de l'album ?

Nogh : On a commencé début 2016 à travailler sur quelques compos. Puis il y a eu une envolée avec le nouveau line-up et la dynamique commune qu'il a engendrée. En septembre 2017, nous avons enregistré les pré-productions en septembre 2017. Puis en décembre 2017, nous avons commencé à travailler avec le Vamacara Studio. Nous avons les premiers échanges, puis nous sommes entrés en studio en avril 2017.


Metalship : Un long travail en fait...

Nogh : En fait, nous avons enregistré l'album trois fois de manière différente. Une première salve de pré-production en septembre, après les retours du Vamacara, nous avons retravaillé sur cette nouvelle base et réenregistrer l'album. Puis après nous avons réenregistré l'album au propre. Et même avec tout ça, il y a des choses qu'on aimerait encore modifier !



Metalship : Dans MIND IMPERIUM, qui compose ?

Nogh : Je compose les bases. On échange avec tout le monde. Et une fois que tout le monde est ok, on travaille sur la production. L'important c'est que les parties de chacun s'intègrent bien dans la globalité. Et je ne fais pas tout car ce n'est pas moi qui trouve les titres définitifs des morceaux ! Mais de toute façon, l'esprit de groupe est important.


Metalship : On reste en démocratie...

Nogh : Je ne suis pas d'accord avec ce terme ah ah ah ! Non, c'est complètement vrai dans le sens où si on s'entend bien musicalement, cela va se ressentir, on aura l'impression qu'il y a un cinquième membre illusoire, le groupe. C'est aussi pour ça qu'on aussi très content du line-up actuel. Si on a un compositeur unique, et les autres qui subissent, cela ne donne pas du tout cet esprit de groupe. C'est ce qu'on retrouve par exemple dans MEGADETH, auquel il manque cet esprit de groupe à mon sens. Nous ne voulons pas avoir ça.

Carol : Je te rassure il y a une bonne ambiance dans le groupe !


Metalship : Le fait que Julie n'ai pas pu enregistrer (à cause de sa maternité), n'a t-il pas été trop pénalisant pour vous ?

Nogh : Elle devait enregistrer, mais en dernière minute elle a dû renoncer à cause de quelques problèmes de santé. L'avantage c'est qu'elle avait tout écrit et que nous avions déjà enregistré deux fois. Nous avons donc contacté Alex Jadi de MALKAVIAN parce qu'on aimait bien ce qu'il faisait. Le deal c'était de lui laisser de l'autonomie pour qu'on sente un jeu de batteur, pour pas qu'il soit bridé. Mais tout le monde l'a bien pris, même si Julie était un peu déçue de ne pas pouvoir le faire.

Carol : Il a essayé de respecter le jeu très aérien de Julie. Il y avait un gros travail avant, donc Julie a participé de toute façon. A ce moment là de sa vie, il y avait d'autres priorités.

Nogh : L'important, c'était qu'on enregistre la musique une bonne fois pour toute, et que l'on puisse s'en servir pour aller plus loin. C'est un peu triste pour Julie mais ce n'est qu'un tout petit bout de l'aventure. Tout s'est bien terminé, donc c'est très bien. Il y a des choses plus importantes dans la vie qu'un cd.


Metalship : Pourquoi avoir travaillé avec le Vamacara Studio, qui se situe près de Nantes, et pas dans la région lyonnaise, d'où vous êtes originaires ?

Nogh : Cela faisait un petit moment que j'étais en contact avec le responsable du studio. Le courant passait plutôt bien, et j'aimais ce qu'il faisait, par exemple avec un groupe comme BLISS OF FLESH. Il a une patte qui mélange naturel et synthétique qui nous plaisait bien. J'en ai donc parlé au reste du groupe.


Metalship : Vous y êtes allé pendant le Hellfest au moins…

Nogh : Non, nous y sommes allés au mois d'avril. Nous ne sommes rendus sur le site du festival pour y mettre une bougie.

Carol : De toute façon, les journées sont bien remplies au Studio et on n'a pas vraiment le temps de faire autre chose !

Nogh : Au bout de huit heures de musique dans les oreilles, tu en assez ! Si nous avions collé ça avec le Hellfest, on aurait du mal à supporter.


Metalship : Comment vous décririez l'album ?

Nogh : Ce n'est pas vraiment un concept album, mais tout s'oriente autour du thème de la perte. C'est un sujet qui me tient à cœur et qui peut s'exprimer de différentes manières : angoisse, peur, colère, tristesse. Tous les morceaux de l'album traitent de ces émotions là. Et cela se ressent bien dans la diversité de l'album. Les morceaux sont différents, mais gardent une certaine cohérence. C'est comme peindre un tableau avec des couleurs différentes pour exprimer la même chose.



Metalship : C'est vrai que contrairement à d'autres groupes comme MACHINE HEAD, vous arrivez à conserver une certaine unité dans votre album…

Nogh : A nos débuts, on nous rapprochait souvent de MACHINE HEAD, et c'était normal puisque le nom du groupe à l'époque MY IMPERIUM était effectivement un clin d'œil à MACHINE HEAD. Mais je pense qu'on s'en éloigne de plus en plus. On commence vraiment à trouver notre propre voie.


Metalship : C'est énervant de toujours être comparé à MACHINE HEAD ?

Nogh : Non, déjà, parce ce que je suis un grand fan de MACHINE HEAD. Ensuite, au début, c'est toujours plaisant d'être comparés à d'autres groupes. Mais après, tu as plus envie qu'on de MIND IMPERIUM. Tu as hâte de te détacher de cela.

Carol : Après, c'est inévitable, quand tu évolue dans un style de musique. C'est comme quand on recommande un groupe à quelqu'un. On sait que la personne sera sensible à ce type de musique.
Nogh : Nous avons un autre groupe, difficilement classifiable. C'est un projet alternatif de dark folk un peu ambiant, qui va piocher des influences un peu partout de SUMMONING à DEAD CAN DANCE en passant par du Leonard Cohen. Du coup, c'est difficile à diffuser.

Carol : On ne sait pas trop à qui cela peut plaire. Donc au final, le fait d'être classifié, cela a aussi ses avantages.

Nogh : On aime bien les termes groove ambiant ou groove mélodique pour définir notre musique. On mélange lecôté groove isssu de groupe comme MACHINE HEAD], [[PANTERA, GOJIRA e le côté ambiant, plus moderne, avec des influences black metal, avec des groupes comme ARCHITECTS, REGARDE LES HOMMES TOMBER. On retrouve un côté mélancolique aussi. Mais melancholic groove metal, ça aurait fait un peu beaucoup !


Metalship : Justement, quelles sont vos influences personnelles ?

Carol : Déjà tout ça. A la base, j'étais moins fan de MACHINE HEAD. J'aime beaucoup le black metal, Julie aussi d'ailleurs, on se retrouve là-dessus. J'ai commencé avec beaucoup de death, il y a un travail de basse et de batterie très sympa ! J'adore DISSECTION par exemple.

Nogh : Le panel est très large. Personne dans le groupe ne se limite à un style. Perso, j'écoue vraiment de tout, du black, du death, du groove bien sûr. J'ai écouté beaucoup de progressif. Je suis aussi un grand fan d'OFFSPRING, de tout ce qui un peu punk rock californien ! Cela ne s'entend pas forcément !


Metalship : Sur l'album, il y a un morceau instrumental "Apocalyptical parade", qui fait penser à la B.O de Terminator, le classique est aussi une influence pour vous ?

Nogh : Justement, dans ce titre, il y a un peu ce côté machine qui détruit tout. On écoute aussi beaucoup de classique et de musique de films.


Metalship : Pourquoi avoir conservé le titre "Time to pay", issu de précédent EP, Amongst The Ruins (2014) ?

Nogh : Je dois avouer que je ne sais pas répondre à cette question. Mais au niveau de la voix, c'est un morceau très sympa. Il y avait le titre "A thousand scars" aussi, mais il faisait un peu trop melodic death.

Carol : C'est un titre qu'on aime tous. Il y a un groove qu'on aime beaucoup. Julie et Rob sont arrivés après et c'était un de leurs morceaux préférés. Ils avaient envie d'y mettre leur patte.



Metalship : L'album s'inspire aussi beaucoup de la littérature du 19ème siècle, pouvez-vous m'en dire plus ?

Carol : Nous sommes assez fans de tout ce qui est romain gothique anglais. C'est le début de la littérature fantastique : dépasser l'humain, l'imaginaire, les mondes alternatifs. Avec des personnages très forts comme le roi en jaune.

Nogh : La littérature fantastique du 19ème siècle a encore beaucoup d'accroches avec lza réalité. Elle installe des parts de fantastique dans la réalité. Lovecraft, Edgar Poe… On se demande toujours si c'est réel ou pas. Je suis également très influencé par Freud et Young.


Metalship : L'aspect visuel est essentiel, avec notamment la pochette de Bertrand Bouchardeau…

Carol : Oui, c'est un type génial. J'avais vu son travail pour des groupes comme MARS RED SKY ou pour le festival Sylak. Il arrive toujours à créer une ambiance très particulière. Il a des influences qui nous renvoient aussi au début du 20ème siècle. Il a tout de suite compris notre univers. On a vraiment très peu tatonner.

Nogh : Nous avons contacté pas mal de monde pour la pochette, par exemple Above Chaos (Vincent Fouquet). Mais tout le monde était très marqué metal. Bertrand Bouchardeau, c'était moins le cas, et on a tout de suite accroché. En plus, il dessine tout à la main, et cet aspect nous a bien plu aussi.



Metalship : Vous accordez beaucoup d'importance à tous les détails, tout est très pro, très soigné, à l'image de votre press-kit très bien fait. C'est important pour vous de soigner tous ces détails…

Nogh : C'est hyper important. Notre message s'exprime par la musique, mais pas que…il y a le visuel, le jeu de scène…C'est audiovisuel, tout participe au message du groupe.

Carol : Réaliser un album, c'est un peu un aboutissement pour le groupe. Donc nous avions vraiment envie que tout soit bien fait, en tout cas du mieux possible.


Metalship : L'album est publié via Dark Faery Records. Est-ce que c'est un label à part entière ?

Nogh : C'est un peu entre les deux. Nous avons crée ce label en 2012. D'abord pour nous, mais avec le temps, d'autres groupes s'y ajoutent. C'est un label associatif. Nous avons des contraintes de labels. Mais on essaye de garder certaines valeurs en soutenant la scène locale. Et donc petit à petit, ça grandit.


Metalship : Et avez-vous envisagé de travailler avec d'autres labels, avez-vous fait des démarches en ce sens ?

Nogh : Non, pas pour des labels de production. Par contre, on travaille avec des labels de distribution et de promotion. Nous avons quelques partenaires. On ne s'est pas spécialement posé la question. Très honnêtement, nous n'avons pas envoyé aux labels de production.


Metalship : Vous faîtes tout vous-mêmes, mais ne pensez-vous pas qu'un peu d'aide extérieure (booking, managment) pourrait vous faire passer un cap ?

Nogh : C'est un sujet auquel on réfléchit beaucoup. Ce sera clairement à l'ordre du jour pour 2019.

Carol : C'est beaucoup de travail de tout faire tout seul, ceserait donc intéressant.


Metalship : Au niveau des concerts, est-ce que vous arrivez à sortir un peu de votre région ?

Nogh : A Lyon, il y a pléthore de groupes, qui sont tous aussi bons les uns que les autres comme AEON PATRONIST ou BUY JUPITER par exemple. Ce n'est donc déjà pas facile de se démarquer. Cela fait trois ans qu'on tourne dans la région lyonnaise, jusqu'en Suisse même. A partir du 31 octobre, nous serons en tournée dans toute la France, avec 12 dates, dont la première à Lyon pour Halloween. C'est la première fois pour nous. Nous avons obtenu pas mal de contacts et l'année prochaine, on essayera d'aller plus dans le Sud, en Espagne aussi. Je pense que c'est important pour un groupe de sortir un peu de sa zone de confort.



Metalship : Et donc sur scène, vous proposez quelque chose d'assez étudié…

Carol : Oui, c'est relatif mais on essaye d'avoir ce contraste noir et blanc. On utilise des lentilles blanches, des lumières blanches. Cela change un peu du groove metal classique.


Metalship : Quels sont les projets pour le futur ?

Nogh : On a plutôt prévu de tourner. On a quelques compositions en préparation, mais nous n'avons pas prévu de nous poser tout de suite. On s'est quand même dit qu'on ferait un EP en fin d'année prochaine. Cela permet aussi de sortir quelque chose. On a également un clip de prévu, peut être deux. Nous sommes assez sensibles à la protection de l'environnement, et des animaux, avec Sea Sheperd par exemple. Ce sera sans doute le sujet du clip.


Metalship : Un dernier mot pour conclure.

Carol : Nous apprécions vraiment d'avoir un retour sur notre musque, c'est important pour nous.

Nogh : Merci pour le soutien, les chroniques c'est important, mais les interviews permettent de vraiment échanger. Je parle beaucoup en plus ! Donc merci encore.


Metalship : Merci à MIND IMPERIUM : Nogh, Carol , Robs et Julie.

https://www.facebook.com/MindImperiumMetal/



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ajouté par Gandalflegris, le 2 novembre 2018 pour Metalship

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