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Interviews :: Interview de Violence From Within

Interview de Violence From Within


Y a pas à dire, la France est un vivier de jeunes talents qui ne demandent qu'à s'exprimer. Violence From Within fait parti de ces pousses qui s'épanouissent, dans leur cas dans le domaine du deathcore. Mais les Lyonnais ne s'arrêtent pas à ce genre précis et nous l'exposent avec bonne humeur tout au long de cet entretien, réalisé via le web, le 2 mars 2009.


Metalship : Quelles sont les origines du groupes ? Quel a été votre parcours avant Violence From Within ?

Sly (guitare) : Le groupe s'est formé en mars 2007 avec au départ Viann, Cédric (ex-Whisper-X), Julien et moi. Nous avions tous différents projets à côté, certains venant se terminer subitement et d'autres n'aboutissant à rien. Puis nous avons rapidement rencontré Eric avec qui on a tout de suite accroché, mais dans la foulée Cédric nous a quittés pour diverses raisons. Après plusieurs mois de doutes et de galères, nous avons finalement trouvé notre batteur actuel, Rémi et c'est là que l'aventure a réellement débuté.

Eric (aka Erik - guitare) : Avant VFW, chaque membre du groupe venait d’horizons différents bien que proches. On va dire qu’un large panel de la musique metal a été parcouru de par nos expériences passées, que ce soit Punk, Metalcore, Death mélodique, Neo Metal, Hardcore, ou rock. Pour ma part je viens d’une scène un peu plus typé old school (Heavy Speed, Thrash metal, Death Mélodique). Je ne connaissais pas du tout la scène Deathcore et en avait certains préjugés, bien qu’au final ce n’est qu’un patchwork de tout ce qui a été fait avant, comme beaucoup d’autres sous genres du métal.


Metalship : Finalement, en deux ans, vous avez déjà fait un sacré chemin non, avec ce premier album à paraitre ?

Sly: Disons que passés les problèmes de line-up pendant plusieurs mois, nous avions une réelle envie de composer un nombre suffisant de morceaux pour pouvoir faire de la scène et par la suite sortir une démo, comme 90% des groupes je crois ! Nous avons donc d'abord autoproduit quelques morceaux en home-studio comme Redemption ou And She Stares..., puis grâce à Viann nous avons pu contacter Ben du Jack Studio en Belgique, qui a tout de suite accroché notre son et qui nous a fait un travail remarquable sur l’album. Ce fût une expérience à la fois humaine et professionnelle vraiment sympa.

Ju (basse) : C’est vrai que le processus d’écriture a été rapide, dans un premier temps motivé par l’envie de commencer la scène, mais sans pour cela être bâclé, l’alchimie à très vite pris entre nous 5 pour la composition.

Viann (chant) : Personnellement j'avais un réel besoin d'action une fois le groupe mis en place. Après pas mal d'aventures dans diverses formations, à bosser comme un mort de faim pour prouver ce que tu peux valoir aux yeux d'un tel ou un tel, tu as un réel besoin d'accomplissement et c'est pour ça que j'ai poussé pour partir directement sur un album produit par nos propres moyens. Comme nous étions pas mal dans le groupe avec cet état d'esprit, ça c'est fait le plus naturellement possible.

Rémi (batterie) : Un certain chemin effectivement, mais il nous en reste encore beaucoup! Nous avons voulu sortir notre album car c'était l'occasion pour nous d'aboutir, pour une fois a quelque chose de concret après des années de galères passées dans des groupes ou notre rêve premier était déjà de sortir un véritable album.


Metalship : D'ailleurs, la pochette de Reminiscence est très particulière. On ne peut pas ne pas la remarquer. Qui en est l'auteur et quel concept se cache derrière elle ?

Sly: C'est Viann, notre chanteur et designer officiel Violence From Within :)

Viann: En effet c'est bien moi qui l'ait réalisée. Il n'y a pas de concept à part entière, que ce soit pour la pochette ou même pour les textes car ce premier album est une sorte de laboratoire à idée. Par conséquent je me suis retrouvé à devoir bosser sur pas mal d'atmosphères différentes et tout comme pour la musique, la pochette se veut torturée, tournée vers de multiple sentiments comme la souffrance, la frustration, l'incompréhension mais malgré tout l'abnégation et une touche d'espoir. Que ce soit le personnage en lui même ou les autres éléments, tous sont là pour représenter un de ces sentiments, idem concernant le mélange de teintes présente pour interpeller un peu plus encore et mettre en avant une réalité que beaucoup se cache.


Metalship : Musicalement, vos style est assez particulier. Pouvez-vous en parler un peu ?

Sly: C'est assez difficile de définir notre style dans l'état actuel des choses. Au départ nous voulions faire dans l’efficace et le puissant, comme le deathcore mais nous nous sommes vite rendu compte que nos influences diverses comme le thrash, le post-hardcore ou encore le progressif nous titillaient également les méninges. Difficile donc de mélanger tout ça en restant cohérent mais nous nous employons à le rester!

Ju : Le défi étant de garder une cohérence tout en digérant tous les styles nous influençant. Et encore le plus étrange est à venir, avec l’intégration d’éléments post-rock tout en restant brutaux !

Eric : Chaque membre du groupe est très ouvert musicalement, et on ne s’arrête pas spécialement au domaine du métal (déjà qu’il est vaste). Donc il peut arriver en expérimentant que l’on parte dans tous les sens, mais heureusement on se connaît tous assez bien pour pouvoir dire « stop » quand il le faut.

Viann: Comme dit plus haut, je définis cet album comme étant une sorte de laboratoire qui nous a permis de faire le bon mélange sur nos influences, celui vers lequel on se sent à l'aise et où on prend le plus de plaisir. Nous avons brassé les morceaux récents avec les plus anciens de façon à rendre Reminiscence le plus homogène mais il y a bel et bien une évolution dans nos compositions si on les écoute de façon chronologique. Je pense que des morceaux comme The Brainless Maelstrom » ou Silk of Wisdom sont ceux qui se rapprochent le plus de ce qu'on désire faire tous ensemble à plus long terme, de par leur fort mélange de style.

Rémi : Par rapport aux multitudes de groupes actuels qui mélangent les styles, nous sommes un peu moins particuliers que ça aurait pu l'être il y a 3 ou 4 ans. quoiqu'il en soit, nous essayons de jouer la musique avec nos tripes de la manière la plus sincère, composée d'un melting pot de toutes nos influences; cependant, je prend cette définition comme un compliment car trop de groupes à mon goût privilégient la technique et la brutalité au détriment d’une réelle personnalité, un feeling que seul les vrais groupes dégagent.


Metalship : Certains morceaux sont d'ailleurs très particuliers. Je pense à The Brainless Maelstrom par exemple, qui a une rythmique qui m'a fait penser à Hellhammer de Mayhem. le black metal a-t-il eu une influence sur Violence From Within ?

Sly: Je pense que je vais te décevoir mais pas du tout! Effectivement nous écoutons de temps à autres un peu de death/black genre Dimmu Borgir ou Enslaved mais nous ne sommes pas de fervents black-metalleux :) En revanche il est vrai que certaines parties chants de Viann se retrouvent autant dans des groupes de black que de deathcore comme All Shall Perish ou The Black Dahlia Murder, qui seraient plus des références qui se rapprocheraient plus de ce que l'on écoute.

Ju: C’est une scène qui ne m’a pas touché personnellement…A part les clips d’ Immortal (rire) (ndlr : attends-toi à une vengeance terrible de la part de Int !)

Eric : J’apprécie grandement Helhammer qui est un musicien génial. Il a fait du très bon boulot avec Mayhem, Arcturus ou encore Winds, mais je ne pense pas qu’il ait eu une influence consciente sur le groupe.

Viann: Effectivement le black metal ne fait pas partie de nos principales muses mais en ce qui concerne le chant, je trouve primordial de lui donner le plus de couleur possible pour interpréter les atmosphères et les émotions qu'on veut transmettre le mieux possible. J'utilise donc logiquement le chant black metal par la force qu'il peut dégager et des groupes comme Anaal Nathrakh ou Taake ne peuvent que donner envie de l'utiliser.

Rémi : Le black n'est pas une scène qui nous a directement influencés ; en tout cas, la rythmique du passage cité n'était pas volontairement blackisante. Comme quoi la musique peut être interprétée totalement différemment car tellement subjective. Dans un sens cette comparaison me plait beaucoup, car sans le vouloir, nous avons un passage sur lequel un fan de black pourrait peut-être s'y retrouver! Ce qui élargit encore les influences déjà vastes qui nous entourent.


Metalship : Comment jugez-vous l'évolution de la scène deathcore ? Quels sont à vos yeux ses points forts face au death ? Ses points faibles ?

Sly: Si on compare la scène deathcore française face aux USA, au Royaume-Uni ou encore à l'Allemagne, elle est plutôt ridicule mais à l'avantage d'être encore en pleine expansion, il y a donc un « marché » que les autres ont certes déjà exploré, mais que nous Français, pouvons encore développer. Nous ne sommes pas forcément à la recherche de gloire même si nous voulons nous faire notre trou comme tout le monde mais pas au prix de faire de la daube commerciale comme certains groupes d'emo/deathcore sans intérêt qui passent plus de temps à se recoiffer la mèche qu'à travailler leurs gammes (non moooosieur je ne suis pas jaloux parce qu'ils ont des groupies eux!!). Mais heureusement le deathcore est en pleine mutation et de nouvelles variantes ultra-techniques avec plus de feeling font leur apparition. On en arrive donc aux limites du deathcore, bien qu'il ne soit pas forcement plus accessible que le death-metal de base, n'importe quel amateur peut revendiquer en jouer, et avec l'apparition croissante des groupes "myspace-core" tout ceci n'arrange rien car c'est limite devenu "tendance" d'écouter du deathcore, mais lorsque tu demandes à un jeune s'il aime Necrophagist, Suffocation ou Cannibal Corpse, il crache limite dessus alors que ce sont des références pour les groupes actuels de deathcore comme Through The Eyes Of The Dead, All Shall Perich ou The Faceless.

Ju: Je trouve l’étiquette « Deathcore » assez péjorative. Pour la plupart des critiques, c’est une succession de parties rapide et d’un mosh-part au milieu, avec un chant monocorde. C’est vrai pour pas mal de groupe, mais il y a énormément de groupes « étiquetés Deathcore », faute d’avoir une nouvelle appellation appropriée qui n’ont rien d’aussi simple, avec de grosses influences de Metal Progressif technique. En France il y a une connotation assez mauvaise pour ce style musical, du coup de nombreux auditeurs ne prêtent même pas une oreille à des groupes s’ils y ont vu ce maudit mot qui va altérer leur jugement. Par rapport au death, je trouve dommage de comparer un style à un autre, je ne pense pas qu’il faille mettre des genres musicaux en compétition, mais plutôt tout ingérer et proposer le meilleur de ces styles là. Ouais on est de vraies éponges à musique !

Rémi : Je pense que le deathcore est un peu le death du 21ème siècle. C'est plus moderne, varié mais paradoxalement plus facile d'écoute pour la jeune génération que le bon vieux death des années 90. Pour moi, c'est simple, tout cela ne dura qu'un temps, tout est question de mode et même dans la musique on le retrouve. Je ne veux pas cracher sur les groupes de deathcore car il y en a que j'apprécie beaucoup, mais il ne faut pas se mentir, dans quelques années, il ne sera qu'un bon vieux souvenir et un autre style encore plus fou et tendance fera son apparition.

Viann: Le deathcore est martyrisé car trop utilisé, il y a une profusion du genre qui appauvrit le style et justement le limite. A sa création il a apporté l'impact et l'énergie du hardcore mais malheureusement ce qui en reste est simplement son image plus que le mélange détonnant de deux styles sans concessions. Au final je le vois plus comme une évolution du hardcore que du death, car à l'heure actuelle les meilleurs groupes dit technique de cette vague ne font que du Necrophagist ou autres groupes que Sly a cité précédemment.


Metalship : J'ai remarqué un point faible récurrent dans ce style : des interventions au chant clair pas franchement indispensables. Est-ce un passage obligé dans le style ?

Ju : Viann va vous en parler, personnellement j’ai trouvé cela audacieux voire même judicieux pour le seul (court !) moment où il y en a.

Viann: En fait c'est tout simple. Je me suis payé peu de temps avant l'enregistrement des cours de chant, donc forcément j'ai voulu les rentabiliser un maximum! ^^ Plus sérieusement, le chant clair a été utilisé pour les mêmes raisons que celle évoquées pour les parties black metal, dans le but de représenter au mieux les atmosphères et les idées de nos compos. Notre style étant « particulier » comme tu le soulignes, nous n'avons eu aucuns désir particulier de coller à telle ou telle scène, c'est simplement une interprétation. Et puis pourquoi voir le chant clair comme point faible dans le métal extrême? Le blast ne devrait être utilisé que dans le death, les solos de guitare que dans le heavy..etc? Et puis je n'ai pas l'impression de trahir la scène extrême en posant une vingtaine de seconde de chant clair sur les ¾ d'heure de l'album. ^^


Metalship : Vous êtes actuellement à la recherche d'un label. Avez-vous du neuf à ce sujet ?

Sly: Nous continuons de démarcher différents labels dans toute l'Europe, mais cela ne fait que deux semaines que nous avons commencé à envoyer des cds promotionnels...on croise les doigts!

Eric : Le marché musical actuel n’est pas très réjouissant et cela se ressent encore plus dans un style musical qui ne rapporte pas des milliards. Les labels sont sûrement plus frileux qu’il y a dix ans et il faut vraiment avoir beaucoup de chance, sortir du lot, ou au contraire rentrer dans les rangs pour les intéresser.


Metalship : Comment vous imaginez-vous dans deux ans, quand il sera temps de sortir un nouvel album ? Quelles sont les perspectives d'évolutions dans le style pratiqué ?

Sly: Déjà on espère ne pas splitter avant !! Non sans déconner, nous étions à peine sortis du studio qu'on avait déjà recommencé à composer. Et il y a fort à parier qu'on ne va pas attendre deux ans pour sortir un autre album, même s'il y a des chances pour qu'on prenne plus notre temps et que l'on ne refasse pas les mêmes erreurs !! Mais surtout nous allons défendre celui-ci, en faisant un max de scène. Concernant l'évolution du style, je pense qu'elle a débuté pendant la phase de composition du 1er album, où nous nous sommes rendu compte qu'on ne voulait pas se cantonner à du simple deathcore déjà entendu. Nous avons pris le temps de connaitre le jeu de chacun et de s'accorder pour composer des morceaux plus progressifs, plus techniques. Maintenant nous travaillons comme des dingues pour inclure plus de polyrythmie et torturer encore un peu plus les structures.

Ju: Je ne sais pas si on va attendre deux ans vu comme nous vient l’inspiration pour la suite… Mais c’est vrai que nous avons plus le temps de travailler des structures plus compliquées et plus attractives.

Eric : Outre la composition d’un album ou de son enregistrement, il y a toute une partie de l’iceberg qui est caché pour faire vivre un groupe. Il faut redoubler d’effort et d’investissement (personnel ou financier) pour faire circuler le nom d’un groupe, tourner pour promouvoir l’album, contacter les différents organismes qui peuvent nous aider. On n’a jamais le temps de s’ennuyer mais ça peut aussi être un frein entre deux albums.

Viann: Surprendre et se surprendre, ayant la chance d'évoluer dans le métal au sens large du terme et dans un monde assez riche en inspiration de toute sorte, je pense que la progression se poursuivra naturellement sans trop forcer. Maintenant comme Eric le dit, il va falloir continuer de se mobiliser pour faire vivre notre musique car l'inverse n'est pas d'actualité malheureusement.

Rémi : Continuer à faire la musique que nous aimons et nous faire connaitre, tout simplement. Les dernières compositions ont peaufiné notre style vers quelque chose de plus ouvert et alambiqué ; je pense que notre prochain album, s'il aura lieu (on ne sait jamais !), sera bien plus difficile d'accès que le premier.


Metalship : Que retenez-vous de l'année 2008 ? Qu'espérez-vous pour 2009 ?

Sly: Une année riche en expériences, qu'elle soit en studio, sur scène mais aussi humainement, puisque nous avons fait des rencontres inoubliables, d'autres plus décevantes, mais tout ceci nous permettant d'avancer plus sereinement. Cette année nous comptons vraiment pouvoir tourner un maximum en France, voir en Europe. D'ailleurs nous organisons une mini-tournée en avril avec le groupe de deathcore parisien Ite Missa Est.

Ju: Très enrichissante, mais j’attends surtout 2009 pour m’éclater en live.

Eric : Des améliorations politiques au niveau culturel pour permettre aux jeunes groupes de se produire ce qui n’est pas une chose facile dans un pays réfractaire au rock…

Viann: Que « Reminiscence » puisse nous permettre de vivre le plus d'expérience possible et de rencontrer toujours plus de nouvelles têtes pour continuer à grandir. Et puis bien sûr, avoir toujours autant d'obstacles à la diffusion de notre musique en 2009 et être encore plus maso pour continuer à avoir le plaisir de les franchir tous les 5 ensemble! ^^

Rémi : Beaucoup de cymbales cassées pour moi concernant l'année 2008! mdr non sans déconner des expériences très enrichissantes qui nous ont permis de forger un vrai caractère au groupe. 2009, je la vois comme une nouvelle page du livre, qui, j'espère sera celle de la reconnaissance!


Metalship : Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne chance pour la suite ! Souhaitez-vous rajouter quelque chose pour les lecteurs de Metalship ?

Sly: Merci à toi pour cette interview et en espérant à ceux qui iront par hasard jeter une oreille sur notre myspace, qu'ils ne seront pas trop déçus !

Ju: Merci de t’être intéressé à notre projet, et pour les lecteurs de Metalship, continuez de faire vivre la scène (notamment française et européenne), faites-vous plaisir, et surtout ouvrez votre esprit malgré les préjugés (le plus dur est fait vous écoutez déjà du métal ;) )

Eric : Un grand merci à tous les passionnés qui font vivre le Metal, que ce soit les webzines tels que vous, les émissions radios, les associations qui aident les groupes à tourner, ou tout simplement ceux qui sont la pour se bouger aux concerts ou acheter les albums des groupes !

Rémi : C'est gentil d'avoir pris patience de lire cette interview jusqu'à la fin!


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ajouté par Elric des Dragons, le 7 mars 2009 pour Metalship

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Commentaires


Très bonne interview, merci à Metalship.
lun. 9 mars 09- 11:38  
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