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Interviews :: Interview de Cold Snap

Interview de Cold Snap


On aime bien les Croates de COLD SNAP à Metalship ! Non seulement, ils nous ont sorti un excellent album de groove metal avec All Our Sins, paru début juillet sur Arising Empire, mais en plus ils sont très loquaces et sympas en interview, à l'image du chanteur Dario "Chopy" Berg.




Metalship : COLD SNAP s'inspire beaucoup du nu metal mais pas seulement…comment décririez-vous votre musique ?

Dario "Chopy" Berg : On peut dire qu'une de notre influence première est le nu metal. Mais on pourrait aussi citer le groove metal. Dario "Chopy" Berg (chant) : Les gens nous comparent souvent à KORN, notamment avec leurs premiers albums. Mais à l'heure actuelle, COLD SNAP possède un son plus heavy et moderne, même si toujours groovy. Beaucoup de ceux qui ont écouté l'album, ont évoqué SLIPKNOT, mais en plus hardcore. Je suppose donc que tout cela résume un peu notre musique.


Metalship : Vous laissez toujours passer quelques années entre vos albums…vous préférez prendre le temps de bien faire les choses ?

Pour être honnête, on ne se préoccupe pas vraiment de cela. Ce qui est sûr, c'est qu'on prend le temps qu'il faut pour être parfaitement satisfaits de nos titres, avant d'aller les enregistrer en studio. Et 4 albums en 10 ans, ce n'est déjà pas si mal. On espère juste que les gens seront aussi enthousiastes que nous le sommes.


Metalship : Comment a démarré la collaboration avec Arising Empire, une division de Nuclear Blast ?

J'ai eu l'opportunité de tourner avec IMMINENCE, un groupe suédois. C'est un des premiers groupes signés par Arising Empire. C'est par ce biais qu'e nous avons d'abord entendu parler de ce label. Au cours des années, je me suis rendu plusieurs fois au siège de Nuclear Blast avec IMMINENCE, j'ai donc pu rencontrer les gens du label et apprendre à les connaître. Arising Empire a lancé un concours, avec comme récompense, une signature. Plus de 120 groupes ont participé. COLD SNAP a d'abord fait partie des 25 finalistes, puis à gagner avec une majorité des votes.



Metalship : Etait-ce une forme d'accomplissement pour vous ?

Oh oui, c'est fabuleux pour COLD SNAP ! Le line-up et le son du groupe ont tous deux évolué, il nous fallait des gens comme ça pour être capable d'élargir notre audience.


Metalship : Est-ce que cela vous a ouvert de nouvelles perspectives ?

C'est certain ! Nous passons un cap au niveau professionnel avec un tel label. Les agences de booking te regardent d' un autre oeil. Par exemple, il devient plus facile de se retrouver à l'affiche de festivals. Mais c'est aussi le résultat de beaucoup de confiance et de travail.


Metalship : Du coup, avez-vous ressenti une pression particulière pour cet album ?

Non pas vraiment. En 2017, après la formation du nouveau line-up, et après notre Arising Tour en mai, nous avons commence à écrire de nouveaux titres. Après la saison des festivals, nous nous sommes enfermés en sale de répétition pour bosser à fond. Il n'y a eu aucune pression, et surtout pas du côté d'Arising Empire. Nous étions d'accord sur une date de sortie. Nous étions donc bien conscients du timing et nous étions motivés pour réaliser cet album dans les temps. Tout s'est enchainé parfaitement.


Metalship : Comment se passe la composition ?

Nos habitudes d'écriture sont restées les mêmes. On peut partir d'un riff de Zdravko ou Dorian, d'une ligne de basse de Zoki, d'une partie de batterie de Dario ou d'une ligne vocale de Jan ou moi. Peu importe qui amène l' idée, l'important est que tout le monde bosse dessus. Puis on voit où cela nous mène.


Metalship : Pour la production, vous avez travaillé avec Tue Madsen…

Oui, comme sur nos deux précédents albums Perfection (2010) et World War 3 (2013). Il a travaillé avec les plus grands (DARK TRANQUILLITY, MESHUGGAH…). Pour les deux derniers albums, Tue Madsen est venu en Croatie où nous avions loué un studio d'enregistrement. Pour ce nouvel album, nous sommes allés dans son Antfarm Studio de Aarhus au Danemark, et c'était une première pour nous. Ce fut une superbe expérience. Tue est un gars très simple et très professionnel. C'est agréable de travailler avec quelqu'un comme lui. Nous étions bien préparés avant d'enregistrer, mais sans lui, nous n'aurions pas enregistré 11 titres en 9 jours ! Nous avons beaucoup appris.



Metalship : Qu'est-ce qui différencie All Our Sins de vos autres albums ?

Comme je l'ai dit avant, les anciens albums étaient très orientés nu metal. Là, nous avons expérimenté de nouvelles choses au niveau des guitares, à l'instar de ce que peut faire KORN. Les parties de batterie sont plus groovy, avec plus de double pédale. Il y a plus de hurlements et de growls, même s'il y en avait déjà pas mal sur Empty Promises en 2008. Mais nous avons maintenant deux chanteurs et cela nous donne plus de profondeur et de variété. Sur ce nouveau disque, les chansons sont plus directes et plus percutantes. C'est définitivement plus heavy et plus moderne.


Metalship : Est-ce difficile de trouver le bon équilibre entre agressivité et mélodie ?

Cela vient assez naturellement. Nous avons tous écoutés beaucoup de musiques différentes. Et cela nous aide. On se laisse porter par le flow.


Metalship : Si tu devais choisir un titre pour représenter l'album, ce serait lequel ?

Oh, c'est difficile de choisir. Très difficile de n'en choisir qu'un. On pourrait conseiller de prêter une plus grande attention à "Fallen angels “, "Witness of your sickness”, “Distance”, “Hesto & Pujto”, “Nothing” and “2 4 the system”. Ces titres sont plutôt représentatifs du son plus modern que nous avons acquis. Mais “Demons”, “Crawling” ou “Hated” ne sont pas à négliger non plus !


Metalship : Que peux-tu me dire à propos de l'artwork…plus subtil qu'il n'y paraît…

L'idée était de trouver quelque chose qui puisse convenir au mieux au titre de l'album. All our sins reste un thème assez large finalement. Nous sommes tous tombés assez rapidement d'accord sur une corde de pendu, mais nous étions aussi conscients que beaucoup de groups avaient déjà utilisé ce concept pour leurs pochettes. Nous voulions nous démarquer. La corde du pendu évoque la souffrance de l'être humain. C'est une métaphore sur l'état actuel de notre monde. Tous nos péchés construisent ce monde, et nous le faisons décliner lentement, mais sûrement . Željko Manojlović a dessiné l'artwork et cela correspondait exactement à ce que nous recherchons. Nous sommes vraiment très contents du résultat.



Metalship : On connaît mal la scène metal de Croatie, que peux-tu en dire ?

Il y a beaucoup de bons groupes. Mais cette scène a définitivement besoin de plus d'exposition. Le contexte économique est un paramètre essentiel. Ce n'est pas facile pour les gens d'aller aux concerts ou d'acheter du merchandising. Pour les musiciens, ce n'est pas évident de trouver l'équilibre entre le travail quotidien et l'investissement important que demande un groupe. Notre pays n'est pas une terre de metal et peu de gens sont réceptifs. Pourtant, quelle que soit la ville où nous avons joué, il y a toujours eu une affluence décente. Et les ventes de merchandising étaient correctes. On peut donc être optimiste pour l'avenir. La Croatie a un gros potentiel, il suffirait qu'un groupe ait du succès en Europe pour attirer l'attention sur la scène metal de notre pays.


Metalship : Ce n'est donc pas une évidence de faire du metal en Croatie…

Non, pas vraiment. Premièrement, parce que cela demande beaucoup d'investissement, de temps libre, et que les patrons ne sont pas toujours très compréhensifs ! Nous sommes plutôt chanceux de pouvoir nous investir et tourner. Mais il faut être prêt à faire de vrais sacrifices. Notre but principal est de toucher le marché européen. Nous avons enregistré hors de Croatie avec Tue Madsen, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de gens compétent dans notre pays.


Metalship : COLDSNAP a participé a plusieurs festivals cet été comme le Metal Days ou le Rockxplosion, quel bilan en tirez vous ?

En juillet, nous avons joué au Hills Of Rock en Bulgarie avec IRON MAIDEN, JUDAS PRIEST et plein d'autres groups que nous admirons. Il y a eu aussi le MetalDays en Slovenie avec ACCEPT ou ENSIFERUM, puis leRockLive en Croatie et le RockXplosion à Leonberg en Allemagne. En août, c'était leDeath Coffee Party avec DECAPITATED et beaucoup d'autres. Nous avons vécu de beaux moments et avons pu toucher beaucoup de monde.


Metalship : En cette rentrée, le groupe a-t'il des projets de tournée en Europe, et plus particulièrement en France ?

Nous l'espérons sincèrement ! On travaille dur pour partir en tournée en automne par nos propres moyens. Nous sommes aussi en négociations avec des agences de booking. Si on devait signer avec l'une d'entre elles, cela nous faciliterait les choses. Un tour en support d'un gros groupe serait top. Nous aimerions jouer en France. Vous possédez l'un des plus gros festivals du monde avec le Hellfest et l'un des plus grands groupes GOJIRA. Cette interview nous montre l'intérêt de ton pays et cela nous fait plaisir.


Metalship : COLDSNAP en live, ça donne quoi ?

Comme notre nom l'indique, c'est un mélange de chaleur et de fraîcheur ! Nous essayons vraiment de prendre un plaisir maximum sur scène et de le faire partager. Nous croyons que le plus important c'est de mettre de l'énergie positive ! Les gens ne sont pas idiots, ils voient bien si ta démarche est sincère ou pas. Nous ne trichons pas et nous donnons le meilleur de nous-mêmes à chaque concert.



Metalship : Quelle est la prochaine étape pour COLD SNAP ?

Comme on l'a dit, la prochaine étape, ce sera de tourner cet automne, et ensuite, nous serons probablement prêts à travailler sur de nouveaux titres…doucement mais sûrement !


Metalship : Comment avez-vous vécu l'incroyable parcours de la Croatie lors de la coupe du monde de football ?

Nous avons regardé chaque match et c'était fabuleux de suivre leur parcours. Ils ont été au bout d'eux-mêmes. On apprécie quand des chroniqueurs nous comparent à notre équipe de foot !


Metalship : Un dernier mot pour conclure…

Merci beaucoup à vous ! C'est important pour nous d'avoir l'occasion de parler de notre musique, donc merci encore !


Metalship : Merci à Dario Berg, à COLD SNAP, à Valérie Reux de Arising Empire / Nuclear Blast.



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ajouté par Gandalflegris, le 8 septembre 2018 pour Metalship

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