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Interviews :: Interview de Dystopy

Interview de Dystopy


Les Français de DYSTOPY ont récemment sorti leur premier Womb Of The Abyss. Une excellente surprise entre melodic death et thrash. Il était donc intéressant d'en savoir plus et d'interviewer 3 membres du groupe via skype.




Metalship : Pouvez-vous commencer pour nous raconter l'histoire de DYSTOPY ?

Richard Dufaur (Chant – guitare) : Les débuts de DYSTOPY se situent aux alentours de 2013 – 2014. Cela a commencé avec Gatien, le bassiste – vocaliste, et moi-même, guitariste – vocaliste. Comme beaucoup de groupes, il a fallut stabiliser le line-up. En 2015, celui-ci s'est fixé. On s'est donc mis à composer ensemble, et en 2017, nous avons commencé à donner des concerts.


Metalship : Un petit changement de line-up est survenu tout récemment…

Richard : Hugo a enregistré le EP, Womb Of The Abyss, et a donné les premiers concerts avec nous. Puis, nous avons décidé de nous séparer à cause d'intérêts différents. Il avait d'autres influences que nous et il souhaitait s'orienter musicalement vers autre chose. Nous nous sommes quittés en très bons termes, aucun souci. On se voit toujours.

Matthieu Henocq (Batterie) : Il nous a soutenus jusqu'à la fin pour les dates de concert. Et c'est donc Aiki (Sato) qui le remplace !


Metalship : Vous définissez votre style comme du modern thrash…pourquoi ?

Richard : C'est surtout par rapport aux influences. C'est agréable de voir que l'impact du melodic death est souligné dans pas mal de chroniques. Pourquoi modern thrash ? Parce qu'il y a des éléments old school, et aussi des éléments plus contemporains…On tend plus vers des groupes comme TRIVIUM, MACHINE HEAD, SYLOSIS que vers des groupes de thrash old school comme LOST SOCIETY.



Metalship : Revenons à Womb Of The Abyss, votre EP, sorti en février 2018…comment s'est construit ce disque ?

Richard : On voulait faire quelque chose par nous-mêmes, entourés de gens talentueux. Pendant deux, nous avons travaillé sur les titres que nous souhaitions fixés sur cet EP. Après c'est une histoire de rencontre. Comme celle de Johan, de Manas Records, le studio où nous avons enregistré. Un bon ami avec s'est très bien passé avec lui. La construction s'est faite avec des gens proches, qui travaillaient dans le milieu. Par exemple, pour ce qui est de la pochette, nous avons bossé avec une jeune illustratrice de 16 ans. C'est vraiment agréable de travailler avec des gens proches.


Metalship : Et donc, deux ans de travail pour finaliser cet EP…

Richard : Deux ans de travail sur ces compositions, et sur d'autres encore, car tout n'est pas sur cet EP. Nous avons beaucoup de matériel, et il convient de bien choisir celui qui portera le mieux le propos de DYSTOPY.

Matthieu : Certaines compos ont facilement trois ans. Avec le line-up définitif, nous avons travaillé ces titres jusqu'à ce qu'ils contentent tout le monde. Le temps était venu de les enregistrer pour pouvoir ensuite passer à l'étape suivante.


Metalship : Justement, comme vous aviez pas mal de matériel, pourquoi un EP et pas un album complet ?

Matthieu : Même avec les changements de line-up, cela fait pas mal d'années que le groupe existe. Donc le EP était aussi un bon moyen de se faire connaître.

Richard : C'est aussi le besoin de voir la réaction des gens par rapport à notre musique. D'avoir un retour. Pas de nos produire un album, c'est aussi des coûts plus importants. C'était un risque. Même des gros groupes préfèrent parfois sortir un EP, plutôt qu'un album.


Metalship : Et justement, quels sont les retours pour le moment ?

Richard : Pour l'instant, c'est très positif. C'est intéressant d'avoir un avis de personnes inconnus, complètement extérieures au groupe. Il y a des groupes qui ressortent, des résonnances. On évoque souvent d'IN FLAMES par exemple.


Metalship : Le titre "Howling beast" est un différent, plus alternatif, moins melodic death…que pouvez-vous me dire sur ce morceau ?

Aiki Sato (guitare) : C'est marrant car quand j'ai auditionné pour le groupe, c'est le seul morceau que j'avais appris à l'oreille car il m'avait aussi fait cet effet.

Richard : C'est notre tout premier morceau, il se devait donc de figurer sur cet EP. Effectivement, il dénote un peu.

Matthieu : Personnellement, quand le mix final a été terminé, j'ai écouté l'EP en entier. C'était un peu comme un film d'action pour moi. Tout est assez intense avec des tempos élevés. Et ce titre, au milieu permet de se poser un peu, il est plus planant.



Metalship : Le titre final "All could I" sort également du lot avec ses plus de six minutes. Il constitue une bonne synthèse de votre partition…

Matthieu : Il y a trop de riffs ! Il y a plein de changements de tempos.

Richard : Dans DYSTOPY, on souhaite raconter des histoires. C'est donc une histoire assez longue, avec ses différentes intensités, son passage plus clean, son très beau solo, réalisé par Hugo, qui met un point d'orgue à l'ensemble et à cet EP. Comme tu as dit, cela synthétise bien notre musique. Le but de DYSTOPY c'est de continuer à écrire des morceaux comme celui-là.


Metalship : Ce qui frappe chez vous, c'est le côté très carré, très professionnel…vous diriez que vous étiez bien préparés, bien entourés ou les deux ?

Matthieu : Bien préparés je dirais. Bien entourés aussi bien sûr. Mais si tu es bien entourés mais pas préparés, à mon avis, ça ne le fait pas. Tout a été bien étudié jusqu'au dernier moment. On a eu la chance d'avoir Eric au mix également.

Richard : Nous avons enregistré à Mannaz Records et nous avons mixé à Notos Productions, à Toulouse. Nous avons échangé à distance avec Eric, qui a fait de l'excellent boulot. Nous avons fait des maquettes pour vraiment d'être prêts pour l'enregistrement.


Metalship : Revenons sur la pochette, qui me semble plus amateur, que le reste…

Richard : Les retours sont très divers. La pochette ne laisse pas indifférent en tout cas. Nous sommes contents de l'idée qui est représentée. C'est une artiste de 16 ans, très précoce, et dont j'appréciais le travail.

Matthieu : C'est une peinture déjà, ce n'est pas du Photoshop.



Metalship : Qui écrit les textes et quels sont les sujets abordés ?

Richard : Les textes sont écrits par Gatien, le bassiste du groupe. J'ai également coécrits certains textes. C'est un travail qui demande un certain temps car nous avons décidé de chanter en anglais. Nous avons été bercés par des groupes anglo-saxons donc c'était un choix artistique logique. L'anglais dans le metal est incontournable, même si je ne suis pas contre un peu de français, notamment dans des groupes comme LOFOFORA par exemple. Nous travaillons avec une prof de chant qui est bilingue, et qui nous aide à retranscrire au mieux nos idées. Les thèmes sont centrés autour de l'homme et de sa psychologie.


Metalship : L'anglais vous donne aussi une plus grande visibilité à l'international…

Richard : Oui, c'est la langue de communication par excellence. Cela permet de toucher plus de monde. Et j'aime beaucoup les sons qui ressortent de cette langue.


Metalship : Le chant clair est-il envisageable pour DYSTOPY ou est-ce une option impossible ?

Richard : Bonne question ! Pour le deuxième EP il y aura du chant clean. Maintenant que nous avons trouvé nos marques, nous pourrons exploiter de nouvelles orientations. Le chant clean se rapprochera de celui de MACHINE HEAD par exemple.


Metalship : Quelles sont les influences de chacun ?

Aiki : J'ai beaucoup d'influences qui ne sont pas metal. Cela peut être du funk, jazz fusion, de la samba. J'aime l'energie du thrash, mais mes influences metal se situent plus du côté de groupes comme SIKTH, PERIPHERY ou MESHUGGAH. J'ai une grande passion pour le djent. J'aime aussi le prog, Matthieu m'a fait découvrir PERSOPHONE par exemple. Mais tout ce qui va à toute vitesse et qui déboîte, j'aime aussi.
Matthieu : J'écoute un peu de tout, sauf du black. J'adore le thrash mais avec de la mélodie. J'aime bien des groupes comme CHIMAIRA, DEVILDRIVER, HATESPHERE. Des groupes qui vont vite avec du groove. Le thrash old school j'aime moins. J'ai du mal avec les vieux mixs d'avant les années 2000. J'adore le groove des batteurs de KORN et LIMP BIZKIT. J'écoute aussi du progressif, mais pas dans le genre de DREAM THEATER, plutôt des groupes comme les Italiens de DESTRAGE ou les Anglais de SIKTH. Je ne sais pas si on arrivera à leur niveau un jour.

Richard : Quant à moi, c'est plus SYLOSIS, TRIVIUM, qui a bercé mes débuts dans le metal surtout avec l'album Ascendency. DEATH aussi. J'écoute aussi d'autres trucs comme de l'électro et du rap.

Matthieu : Nous avons tous des influences différentes, mais nous sommes d'accord pour tous aller dans la même direction. Nous ne souhaitons pas forcément faire un truc original à tout prix, ce n'est pas le but. On va faire notre bouillabaisse, mais en se faisant plaisir, et en essayant de rester efficaces sur scène aussi.



Metalship : Parlons un peu de la scène…vous avez donné quelques concerts pour promouvoir l'album, essentiellement dans la région parisienne, l'objectif est-il d'en faire plus ?

Richard : L'écriture et la composition du premier EP nous ont pris du temps. Nous sommes en train de travailler sur le deuxième. Le live n'est donc pas pour l'instant une priorité. Mais nous avons hâte de pouvoir y consacrer plus de temps et de partager la scène avec Aiki notamment, ce qui n'a pas encore été fait.

Matthieu : Oui, puis les concerts, nous sommes allés les chercher nous-mêmes. Mais là, nous n'avons plus trop le temps de nous en occuper. Car nous avons d'autres trucs à faire. Mais nous sommes partants pour jouer si on nous en donne l'opportunité.


Metalship : Justement, vous dîtes ne pas avoir le temps de vous occuper de tout, est-ce qu'une aide extérieure, celle d'un manager par exemple, ne serait-elle pas bienvenue pour gérer tout ça ?

Richard : Un manager non. On préfère tout contrôler et travailler de manière indépendante pour le moment. Nous avons déjà été contactés par des labels, pas si petits que ça, mais nous avons refusé ces propositions, qui nous limitaient un peu au niveau artistique. Le jour où on nous proposera quelque chose d'intéressant, on réfléchira.


Metalship : DYSTOPY sur scène, ça donne quoi...

Richard : On envoie du lourd ! Non sérieusement, nous sommes à l'aise. On bouge bien, la communication est bonne. Gatien est poli, il dit merci à la fin des chansons ! Matthieu, c'est une pile derrière sa batterie ! On n'essaye pas forcément de faire un copié-collé du disque. On souhaite de rendre chaque concert différent.

Matthieu : Et il y a un morceau qui ne sera jamais sur cd et qui n'est joué qu'en live, c'est pour ça qu'il faut venir à nos concerts !


Metalship : C'est quoi alors la prochaine étape pour DYSTOPY ?

Richard : Là le groupe est lancé et il ne va plus s'arrêter. Nous avons beaucoup de projets qui se lancent simultanément, notamment avec le deuxième EP. Mais on ne peut pas trop en dévoiler pour le moment ! Aiki va apporter une touche nouvelle, il est plus jeune donc il va aussi nous dynamiser. On ne se fixe aucune limite, sans aucune prétention.

Matthieu : Nous sommes ouverts à toute proposition, de concerts notamment ! Merci pour le soutien !


Metalship : Merci à Richard, Matthieu, Aiki, Gatien et DYSTOPY.



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ajouté par Gandalflegris, le 1 juillet 2018 pour Metalship

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