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Interviews :: Interview de Karkaos

Interview de Karkaos


Les Canadiens de KARKAOS ont sorti leur deuxième album Children Of The Void en mai 2017. Leur melodic death metal complexe et riche n'a pas laissé indifférent et a reçu de bonnes chroniques (dont la nôtre). La vocaliste Viky Boyer, qui a vécu son baptème du feu avec cet opus, a répondu aux questions de Metalship via skype. Et en français s'il vous plaît !




Metalship : Votre album Children Of The Void est sorti en septembre 2017, comment le présenterais-tu à quelqu'un qui ne connaît pas KARKAOS ?

Viky Boyer (chant) : Alors, c'est un peu complexe, car c'est un mélange de beaucoup de trucs. Pour résumer un peu, je pense que c'est un album d' epic melo death. Il y a aussi quelques éléments de folk, de prog metal. Le tout est aussi très symphonique. On a du chant clair et du growl. Mais le terme "epic" résume bien l'ensemble. On crée des moments avec KARKAOS.


Metalship : Et si tu devais en ressortir un titre, ce serait lequel ?

Mon titre préféré est définitivement "Kolossos" mais je pense qu'il n'est pas représentatif de l'album. Il est un peu à part. On n'a pas d'autres titres avec cette ambiance là et ces riffs un peu djent. "Skymaster", le premier titre, représente mieux l'album. On a des gros breakdowns heavy, des passages plus power metal, et plus mélodiques.



Metalship : Ne penses-tu pas qu'on vous rapproche un peu facilement et un peu vite des groupes de metal à chanteuses comme ARCH ENEMY et qu'on ne prend pas la peine de dépasser ces comparaisons et d'aller plus loin dans votre musique.

Là, tu me fais plaisir ! Oui, on nous compare constamment à ces groupes. Au niveau vocal, on me compare constamment à Angela Gossow, l'ancienne chanteuse d'ARCH ENEMY ou à Vicky de THE AGONIST. Je chante en fry, une technique complètement différente. Angela ou Vicky utilisent le growl full voice. Et cela s'entend. Je préfère qu'on me compare à Shagrath de DIMNU BORGIR ou à Petri Lindroos d'ENSIFERUM, qui usent de la même technique que moi. Mais dans le metal, on ne peut pas te comparer qu'à une femme ! Nous sommes deux femmes dans le groupe, mais "Female fronted" ne résume pas le style d'un groupe. Ce n'est pas un style d'ailleurs. C'est presque insultant pour le travail accompli par les musiciens. On fétichise un peu le fait d'avoir une femme qui chante.


Metalship : On parle beaucoup ces temps-ci de la place de la femme dans la société. Dans le groupe, vous êtes deux femmes. Penses-tu qu'il y a eu une évolution de ce point de vue dans le metal ?

Difficilement oui. Mais les mentalités commencent à s'ouvrir de ce point de vue. Les gens sont plus réceptifs. Les chanteuses ont toujours été présentes. Les musiciennes sont plus rares. Le fait que nous sommes deux dans le groupe est un hasard. Mais nous y sommes rentrés grâce à nos compétences, nos skills, plutôt que par rapport au fait qu'on fera vendre. Mais ce n'est pas toujours comme ça. Quand j'ai commencé dans la scène, les mentalités étaient un peu différentes, c'était plus difficile de s'imposer en tant que femme. Quand on se fait booker pour une tournée, c'est un peu toujours sous l'intitulé "female fronted tour" !


Metalship : On va parler un peu de l'album, comment s'est passé sa création ?

Vincent (Harnois – chant et guitare) a écrit les squelettes des chansons, les lignes de guitares notamment. C'est un peu le mastermind du point de vue de la mélodie. Notre ancien bassiste (Eddy Levitsky) a aussi écrit le squelette de quelques titres. Une fois les fichiers établis, chacun travaille de son côté. Par exemple Sébastien (Bélanger-Lapierre) pour les claviers. Moi, j'interviens en dernier car je m'accorde avec les orchestrations et les symphonies pour créer mes harmonies vocales. Je travaille ensuite avec Justine, qui est un vrai génie musical. On aboutit à une pré-production. L'album a été assez long à enregistrer. Environ huit mois. Les vocaux, la batterie et les orchestrations sont les parties qui ont pris le plus de temps. C'était vraiment chanson après chanson. Il y a eu une réelle évolution de notre musique au cours de ce processus créatif. On sent une différence entre les titres enregistrés au début, et ceux enregistrés à la fin. Par exemple "The beast", beaucoup plus prog, a été enregistré à la fin. Le style a eu le temps de changer.


Metalship : Vous avez travaillé avec Chris Donaldson pour la production. Comment cela s'est-il passé ?

C'est un amour, je ne sais pas comment le dire autrement ! C'est le meilleur producteur avec qui nous avons travaillé. Nous avons pris beaucoup de plaisir avec lui. Il est très créatif. Ce que j'apprécie avec lui, c'est qu'il croit en toi et n'essaye pas de modifier ton son. Il comprend où tu veux aller et essaye de t'y amener du mieux possible. Il y a beaucoup de producteurs avec lesquels j'ai travaillé qui ont essayé de modifier le son. Et si la musique sonne effectivement bien, elle ne t'appartient plus vraiment. Avec Chris Donaldson, c'est tout l'inverse. Il est très sympa en plus, c'est devenu un ami. Il a été patient car 8 mois pour enregistrer un album, c'est long. Il a cru en nous.



Metalship : A titre personnel, c'était ton premier album avec le groupe, as-tu ressenti une pression particulière ?

Oui, définitivement. J'étais fan de KARKAOS, et j'aimais beaucoup ce que faisais l'ancienne chanteuse (Veronica Ortir Rodriguez), même si je ne la connais pas personnellement. Quand j'ai effectué mon premier enregistrement avec le groupe, sur un titre d'Empire (le premier album), la réception n'a pas été si bonne que ça. Les gens étaient un peu nostalgiques de l'ancienne vocaliste. On me reprochait d'être trop amateur par rapport à elle. Et c'est vrai que j'avais beaucoup moins d'expérience. Mon style est beaucoup plus "pop", je suis plus tourné vers les harmonies et les envolées lyriques, un registre que KARKAOS abordait moins avant. J'ai reçu beaucoup de soutien de la part des membres du groupe. Au début j'essayais de rester dans les codes de ce qui avait été fait avec le premier album, mais ils m'ont dit de rester moi-même et de ne pas chercher à reproduire la même chose. Ils voulaient que je montre ce que j'étais capable d'apporter. C'est ce que j'ai fait et la réception a été bien meilleure ! Mais c'est sûr qu'à la base, j'étais très stressée.


Metalship : Et tes influences personnelles, quelles sont-elles ?

Il y a en beaucoup. Mais il y en a deux qui me viennent spontanément à l'esprit. Devin Townsend, tellement polyvalent ! D'un album à l'autre c'est très différent et on a du mal à croire que c'est le même artiste. Et Nergal de BEHEMOTH, que j'admire énormément. Ce qui est marrant, c'est que ça ne s'entend pas dans mon chant. Je n'écoute pas du tout de power metal par exemple, alors qu'on pourrait croire le contraire. J'aime beaucoup Vortex de DIMMU BORGIR aussi.


Metalship : Plutôt de la musique extrême finalement…

Oui. En ce moment, j'écoute ALCEST, CHELSEA WOLF, MYRKUR.


Metalship : Au niveau du chant, tu partages le micro avec Vincent Harnois. Comment vous répartissez-vous le travail ?

Déjà Vincent est bon ! Mais la raison pour lequel il chante autant dans KARKAOS est ailleurs. A mes débuts dans le groupe, j'utilisais un growl "full voice", et je me suis brisé la voix. J'ai eu des polypes sur les cordes vocales et je n'étais plus capable de chanter. C'était trois mois avant de commencer l'enregistrement. J'étais paniquée ! Vincent a donc décidé de prendre en charge les growls. Nous avons même envisagé de supprimer les growls. Mais ce n'était pas une option pour moi, surtout en tant que fan de metal extrême. Je me suis acheté les dvd de Melissa Cross et je me suis mis à une technique de growl complètement différente. C'est comme si tu avais appris à jouer de ka guitare de la main droite, et, juste avant l'enregistrement d'un album, tu dois tout faire de la main gauche. Je suis reparti de zéro. C'était très compliqué car je n'étais pas encore très à l'aise. C'est pour ça que Vincent fait beaucoup de growls sur l'album.


Metalship : Ces problèmes vocaux, plus l'angoisse du premier album, cela n'a pas été de tout repos pour toi…

Non pas du tout ! Je ne pensais pas être à la hauteur du talent des autres musiciens. Mais j'étais vraiment bien entourée et soutenue.


Metalship : La musique du groupe est assez complexe, et il faut vraiment plusieurs écoutes pour en saisir toute la richesse…

Merci. Ce qui est important pour KARKAOS c'est de créer des moments, avec par exemple des refrains très catchy. Mais après plusieurs écoutes, on découvre d'autres choses. Ce qui est parfois difficile dans KARKAOS, puisque nous sommes 6, c'est de savoir s'arrêter avant que cela ne soit trop complexe. Pour les orchestrations, on a fait 4 sessions d'enregistrement pour les backing vocals par exemple.


Metalship : Votre musique a souvent un aspect très compacte, mais sur quelques titres comme "Where mushroom grows" ou "Bound by stars", vous semblez avoir un peu simplifié votre partition. C'est une direction que vous avez envie de suivre à l'avenir ?

Non pas du tout. Ces deux chansons ont été écrites par notre ancien bassiste (Eddy Levitsky), qui a fait les bases de 4 titres. Mais nous souhaitons aller plus dans une direction progressive et technique.



Metalship : Et quels sont les retours sur ces morceaux, des fans notamment ?

Il est évident que les fans apprécient toujours ce genre de morceaux un peu plus accessibles. Nous sommes conscients de cela et on le comprend. Mais ce n'est pas vraiment la direction que nous voulons prendre. On veut plus faire des titres comme 'Kolossos" ou "Tyrants".


Metalship : A la base, ces titres plus accessibles n'avaient pas pour but d'élargir votre public…

Non. A la base, nous faisons de la musique pour le plaisir, car ça ne paye pas ! Les fans viendront s'ils aiment notre musique.


Metalship : Au Canada, il y a beaucoup de bons groupes, quelle est la place du metal là-bas ?

Je vais parler pour Montreal. Le metal est complètement intégré à la culture. Nous avons beaucoup de festivals. Nous avons par exemple la Cité 2000. C'est un énorme building avec des centaines de "jam rooms", des endroits pour pratiquer ta musique. Quand tu y entres, tu n'entends que du metal ! C'est un mur de musique extrême. Ce n'est pas difficile de monter un groupe et de trouver des "bandmates". Par contre, c'est difficile de donner des concerts au Canada. Parce que le territoire est grand et que cela coûte cher. Par exemple, si nous faisons une petite tournée de quelques dates à Edmonton, au Nouveau –Brunswick et à Québec, ça vous nous couter 700 dollars rien qu'en transport, on arrive à peine à couvrir nos frais. Si on a de la chance, il y aura 70 personnes au concert, mai ce sera plutôt 30. Un peu de merchandising et puis voilà. Ce n'est pas assez. En Europe, le coût est moindre et même des petits groupes arrivent à jouer dans des salles superbes. Le rêve. Aller aux Etats-Unis, c'est compliqué aussi car il y a beaucoup de taxes. A moins d'avoir un label qui paye pour toi…et encore…car le label doit aussi faire rentrer de l'argent.


Metalship : Entre les groupes, vous vous connaissez, vous vous côtoyez, ou pas du tout ?

Oui, on traîne souvent ensemble. Les gars de THE AGONIST sont des amis. CRYPTOPSY, dans lequel joue notre producteur Chris Donaldson, sont des amis aussi. Notre guitariste et le bassiste de CRYPTOPSY étaient colocataires. Nous avons joué avec tous ces groupes. Tout le monde se connait. Ici il fait froid, alors on se soutient. Il y a une vraie fraternité entre les groupes.


Metalship : Vous avez publié votre album de manière indépendante. Est-ce un choix délibéré ? Est-ce qu'aucun label ne vous a approché ?

Nous avons eu quelques opportunités, mais pas au point de vouloir signer. Même si l'argent sort de tes poches, l'indépendance te laisse toute liberté. Avec un label, tu es parfois un peu coincé, contraint de partir en tournée quand on te le dit par exemple. Je vais complètement franche, mon but ultime c'est de pouvoir vivre de la musique. Il y a peu de chance que ça arrive, mais j'ai envie d'essayer. En attendant, il faut quand même que je paye mon loyer et que je travaille. Avec un label, ce serait peut être compliqué pour moi de concilier les deux, au niveau des tournées notamment. Si nous avons un jour, un label qui nous offre une belle marge de manœuvre, on réfléchira bien sûr. Pour l'insant, nous avons engagé un publiciste (John Asher) afin de promouvoir notre musique dans le monde. On mise plus là dessus que sur un label. Avoir un label n'est donc pas une fin en soi, même si cela peut t'apporter un certain confort, notamment pour enregistrer tes disques et te booker sur des tournées plus importantes.


Metalship : Et une campagne de crownfunding, vous y avez pensé ?

Dans le groupe, on essaye le plus possible de s'élever à des standards professionnels et de s'autofinancer. Et cela implique aussi de gérer le groupe comme on veut. Une campagne de financement peut ne pas atteindre son but…Mais ce n'est pas un livre qui est fermé.


Metalship : Autre sujet…tu écris les textes. Quelles sont tes sources d'inspiration ?

J'adore tout ce qui est mythologique. Prenons l'exemple de "Kolossos". Je me suis inspiré de l'histoire du Colosse de Rhodes. C'est un colosse érigé à l'entrée de Rhodes, qui instaurait crainte et respect envers cette cité. Malgré toutes les tentatives de destruction, il est resté debout. Il a fallut un tremblement de terre pour le détruire. Notre guitariste m'a dit que la chanson parlait de sa dépression, de la façon dont il s'en était sorti, grâce à ses amis. J'ai essayé de faire un parallèle entre les deux. Je prends les éléments de la mythologie et j'essaye de les appliquer à des situations actuelles. C'est pareil pour la chanson thème "Children of the void". Dans le futur, la terre est complètement engloutie par l'eau. La chanson montre comment les enfants peuvent garder l'espoir dans un monde où tout est anéanti.



Metalship : Et la pochette illustre ce que tu viens de dire…

Toute la thématique de l'album tourne autour de l'apocalypse, d'après les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse. La tête de cheval représente l'un des Cavaliers. La pochette montre comment la nature a le dessus, et comment tu peux renaître et vivre après la destruction de ton monde. On voit des champignons qui poussent par exemple. Même parmi les ruines, il y a toujours de l'espoir. Marcela Bolivar, une artiste colombienne qui étudie à Berlin, m'a demandé d'envoyer toutes les paroles, elle m'a posé beaucoup de questions. Elle a vraiment bien compris ce que nous attendions.


Metalship : Vous avez réalisé deux clips pour promouvoir l'album ("Kolossos" et "Tyrants"). Ils sont très soignés, que ce soit au niveau de l'esthétique ou de l'histoire qu'ils racontent. L'aspect visuel est-il essentiel pour vous ?

Enormément oui, autant que l'aspect musical. Nous sommes des artistes multi-directionnels. J'adore tout ce qui est cinématographique. Vincent est étudiant en cinéma. Il y a plein de gens qui dessinent très bien dans le groupe. On peut donc aller dans plusieurs directions. Je prends soin de l'esthétique. Pour chaque chanson, il y a des couleurs qui me viennent. Pour "Kolossos", nous sommes plutôt dans les teintes bleues, froides. Pour "Tyrants", nous sommes plutôt dans les rouges. Le montage des clips rest différent également. Les clips font parties intégrantes du groupe. C'est pareil pour nos chorégraphies sur scène. Ce sont des choses qu'on travaille également. On essaye de garder le plus possible une certaine cohérence.


Metalship : Avez-vous beaucoup tourné pour promouvoir l'album ?

Pas assez, on aurait voulu faire plus. On a fait quelques concerts. Je n'aime pas trop dire ça, mais on a eu du mal à se faire booker. Il faut connaître les bonnes personnes, ça marche un peu comme ça malheureusement.


Metalship : Aviez-vous des objectifs particuliers avec l'album ?

Je pense qu'il vaut mieux ne pas trop se fixer d'objectifs. Nous sommes contents de ce que nous avons réalisé. Comme on vient de l'évoquer, nous aurions aimé faire plus de concerts. On aimerait pouvoir en donner autant qu'un groupe comme AETERNAM par exemple. Un groupe excellent pour qui ça marche fort en ce moment. Si on pouvait atteindre ce niveau, ce serait super.


Metalship : Depuis la sortie de l'album, il y a eu quelques changements au sein du groupe...

Oui, Michel (Péloquin), notre ancien claviériste, est de retour, mais à la basse cette fois-ci. Et notre guitariste Sam (Pelletier) est parti malheureusement. Nous nous sommes séparés en bons termes. C'est un super gars qui nous avais prévenus depuis longtemps. Il termine sa maîtrise en musicologie à l'université de Montreal. Musicalement, c'est un virtuose, et même plus que ça ! Il a aussi un projet solo, plus en acoustique, qui marche plutôt bien. Il ne pouvait plus donner 100 % de son temps à KARKAOS. Mais il a tenu à assurer tous les engagements que nous avions déjà pris. Nous avons tous pleuré quand il est parti ! Mais on comprend.


Metalship : Et vous avez déjà trouvé son remplaçant ?

Nous sommes en train d'auditionner des candidats et mais nous avons déjà une petite idée !


Metalship : Quels sont les projets futurs du groupe ?

Là évidemment, on aimerait se faire booker sur des festivals d'été. C'est moi qui travaille à cela. Je suis en train de réaliser un press kit pour envoyer aux plus de gens possibles. On commence à travailler sur le prochain album. Si nous sommes actifs côté spectacle, cela avancera moins. Et l'inverse. On verra ça. J'ai aussi un projet solo qui est en train de se développer. Pas uniquement dans le metal d'ailleurs. Justine (Ethier – batterie) également.



Metalship : Tu pourrais participer à une émission comme The Voice, à l'instar de Louis Paul Gavreau, qui avait fait le buzz ?

Yep ! Je pense auditionner pour l'émission dans un futur proche. Cependant, c'est vraiment plus pour un défi personnel et pour le plaisir. Je ne prends pas la vie trop au sérieux, et je crois que ce serait vraiment une belle opportunité. Montrer au monde qu'il y a beaucoup plus de musiciens dans la scène de métal que ce que l'on pense, c'est toujours une belle façon de montrer que la culture metal ne sont pas si underground.


Metalship : Dans le livret, tu remercies beaucoup ta famille, son soutien est important pour toi ?

J'ai toujours été attiré par la musique et ils m'ont toujours soutenu, même quand j'ai quitté l'université pour me concentrer sur la musique. Ils étaient sans doute un peu déçus, mais ils m'ont encouragé à suivre mon cœur. Au début, j'habitais chez ma marraine, Sylvie, et je répétais mes growls dans son sous-sol. Cela n'a jamais été un problème, elle m'a toujours soutenu également. Mon copain m'a toujours soutenu à fond aussi.


Metalship : Tu veux ajouter un dernier mot ?

Merci pour à toi et à Metalship pour cette interview et merci pour le soutien !


Metalship : Un grand merci à Vicky et à KARKAOS.



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ajouté par Gandalflegris, le 15 mai 2018 pour Metalship

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