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Interviews :: Interview de Axl / Heretik

Interview de Axl / Heretik


Axl, vous l'avez tous croisé lors d'un concert ou d'un festival, surtout dans la région des Hauts de France et en Belgique. C'est un acteur incontournable de la scène locale, qu'il ne cesse de promouvoir grâce à son propre magazine Heretik. C'est aussi un journaliste avisé pour Metallian. Et c'est surtout un gros bosseur et un passionné, qui a accepté de se placer, pour une fois, dans la peau de l'interviewé !




Metalship : Hello Axl, pourrais-tu commencer par te présenter rapidement…

Axl : Je m'appelle Axl Meuriche, diminutif Axl Meu ! J'ai 23 ans, je suis rédacteur en chef d'Heretik Magazine, ex Sounds Like Hell Magazine. J'écris aussi pour Metallian, j'écrivais pour Metal Cunt. Et je suis professeur de français à côté !


Metalship : Comment le metal est venu à toi, quel est ton premier souvenir "metallique" ?

J'ai commencé il y a à peu près dix ans, à l'époque du jeu vidéo Guitar Hero. J'ai commencé avec ça en fait ! J'écoutais un peu de punk-rock à minettes au collège, mais une fois que j'ai découvert Guitar Hero, c'était fini. Il y avait une playlist plus ou moins hard, et, comme mon père écoutait tout cela quand il était plus jeune, automatiquement, il a saisi l'opportunité pour me faire découvrir d'autres groupes et j'ai suivi après. Je me suis acheté plein de cds, mes cheveux ont poussé, je me suis mis à la guitare dans la foulée, et j'ai commencé la chronique, il y a trois ans maintenant, en 2015 !


Metalship : Justement, c'était la question suivante, comment as-tu décidé de passer de l'autre côté et de devenir un acteur à part entière de la scène metal ?

En fait, il y a 4 ans, j'ai rejoint le groupe REIGN OF NIGHT (Thrash / Lille), avec Yannis Geenens. Nous avons fait quelques concerts, mais je n'ai rien enregistré avec eux. Le groupe battait un peu de l'aile et moi, de mon côté, je savais que j'avais besoin de me renouveller, et que ce n'était pas forcément ce que je voulais faire. J'aime bien jouer, ce n'est pas le problème. Mais j'ai toujours aimé les chroniques. J'ai toujours beaucoup lu, Rock Hard, Metallian, cela a toujours fait partie de mon background. Ensuite, je me suis cassé le nez lors d'un concert. J'ai attendu huit mois avant de me faire opérer. Et la veille de mon opération, j'ai décidé de lancer mon propre magazine.

[img]http://orig00.deviantart.net/40b3/f/2018/077/9/5/heretik_6_by_cedkidjoe-dc6981y.jpg[/img


Metalship : Ah oui, directement, avant de devenir chroniqueur quelque part…

Oui, après m'être cassé le nez, j'ai eu une sorte de traversée du désert, je ne savais plus trop ce que je voulais faire. Et puis avant l'opération, je me suis dit que j'allais faire mon magazine. C'était aussi pour moi une façon de m'attacher à quelque chose et de continuer. C'est aussi pour cela que je reste productif, parce que cela me tient à cœur.


Metalship : Et donc Metal Cunt, Metallian, tout cela est venu après…

Le premier numéro de Sounds Like Hell est sorti en mars 2015. Ça fait trois ans presque jour pour jour. Dans la foulée, il y a eu beaucoup de réactions. Même si le magazine n'était pas au top. C'était fait maison, en PDF. J'avais contacté les groupes un peu à l'arrache pour les interviews, par mail. Suite à cela, François Lampin m'a contacté pour que je rejoigne l'équipe de Metal Cunt. J'ai accepté. D'un côté j'avais Sounds Like Hell, de l'autre je participais à Metal Cunt. Et grâce à François Lampin, j'ai commencé à couvrir beaucoup d'évènements. Avec François, on formait une bonne team. A chaque concert dans le Nord, nous étions là ensemble. Malheureusement, il a décidé d'arrêter et de se consacrer à d'autres projets. J'ai couvert le Hellfest avec Metal Cunt, et de l'autre côté, Sounds Like Hell continuait à évoluer, toujours comme je pouvais avec mon vieux PDF ! Une semaine après le Hellfest, Will Hien, bassiste du groupe SANGDRAGON dont j'avais chroniqué l'album, m'a contacté pour faire une interview pour Metal Cunt. J'ai accepté et Will, qui collabore aussi à Metallian, m'a fait comprendre que les gens de Metallian voulaient bien de moi. Il m'a dit qu'il en parlerait à Yves Campion (directeur). Et du coup, j'ai rejoint l'équipe en août 2015. Cela a été très vite pour moi en fait. J'ai commencé à écrire en mars 2015, et tout s'est enchaîné de manière naturelle.


Metalship : Etait-ce un aboutissement pour toi Metallian ?

Ce n'était pas forcément ce que je visais. Mais tout le monde connaît Metallian. C'est le deuxième plus gros magazine en France. Je me suis donc demandé si j'avais la légitimité d'écrire pour eux étant donné que cela ne faisait que six mois que j'écrivais. Je me suis vraiment demandé si j'avais ce potentiel là. Mais, en même temps, il faut bien commencer à faire ses armes. J'ai appris au fur et à mesure. Et j'apprends toujours des trucs. Je ne sais pas comment je pourrais faire mieux en fait ! Metallian marche bien, Heretik est maintenant en version papier. Je ne vois pas trop quelle pourrait être la prochaine étape !



Metalship : Comment expliques-tu que Metallian arrive à durer, alors que plein d'autres magazines se sont arrêtés ?

Déjà, il faut savoir que tous les rédacteurs sont bénévoles. On fait ça par passion et on ne compte pas les heures. Quand Yves Campion ou Denis Halleux, le rédacteur en chef, me proposent de faire quelque chose, je suis toujours partant car cela me permet de découvrir de nouveaux groupes. Je ne pense à l'aspect lucratif. De toute façon dans le milieu musical, des journalistes aux musiciens, personne ne peut vraiment en vivre. Ou, si on en vit, c'est très mal. De mon côté, je préfère avoir un métier, et, quand je rentre chez moi le soir, pouvoir me consacrer à un truc qui me plaît vraiment, sans avoir de pression. Dans le sport, les gens s'entraînent la semaine, et font des compétitions le week-end. Moi la semaine, j'écris des chroniques et le week-end je vais voir des concerts. Dis comme ça, c'est un peu con, mais c'est ça !


Metalship : Revenons à Heretik, pourquoi avoir un magazine papier et un website ?

En fait, nous avons changé de nom. Au départ, c'était Sounds Like Hell, mais il y a une boîte de production à Lyon qui porte ce nom. Ils nous ont donc demandé gentiment de changer de nom. Cétait un peu casse-pied, mais bon, on l'a fait. Nous avons donc réuni l'ensemble des collaborateurs d'Heretik, soit une vingtaine de personnes, chez Hyacynthe Gomérieux, notre secrétaire de rédaction, pour nous concerter sur le changement de nom. Alors pourquoi le format fanzine / webzine ? Au départ, Sounds Like Hell n'était qu'un PDF. Il se trouve que j'ai fait un break d'un mois dans Metal Cunt. Il y a eu un peu de remue-ménage dans Metal Cunt et je les ai rejoints à nouveau après. Mais pendant ce mois d'absence, j'avais besoin d'écrire sur un webzine. Je voulais un site qui puisse rester au contact de l'actualité et des réseaux sociaux. Dans un magazine papier, c'est différent, tu as une date de parution. J'ai donc été contacté par Mario, webmaster, qui m'a fait un super site en 24 heures ! Il fait d'ailleurs un super boulot. Donc, ça se complète en fait.



Metalship : La ligne éditoriale est de mettre en avant les groupes du Nord…

Oui, quand tu débutes, tu n'a pas forcément les contacts pour faire de grosses interviews. Tu n'as pas accès aux groupes Century Media, Nuclear Blast, Metal Blade ou Season Of Mist. Je ne connaissais personne. J'ai des proches qui jouent dans des groupes, donc je me suis plutôt tourné vers eux au départ pour faire des interviews. Et du coup, l'idée à germée. Ces groupes là ont autant de potentiel que les autres, mais il faut les mettre en avant. Et c'est ce que je m'attache à faire encore maintenant dans Heretik. Cela n'est d'ailleurs pas le cas dans Metallian, ce qui me permet de varier.


Metalship : Comment Heretik est-il financé ? Investis-tu tes deniers personnels?

Quand nous étions encore au format PDF, Alex Lang de NaoNoise m'a contacté pour aider Sounds Like Hell et s'associer à nous. Nous nous sommes rencontrés et il m'a demandé à combien d'exemplaires je souhaitais éditer Sounds Like Hell. J'étais un peu surpris, et j'ai répondu 100 exemplaires c'est déjà très bien. Il m'a dit qu'il fallait voir plus grand et que le magazine devrait être gratuit. Le magazine est donc entièrement financé par la publicité. Les tarifs dépendent de la taille et de l'emplacement. La dernière de couverture est plus prisée par exemple et donc le tarif est plus élevé. On ne met jamais d'argent de notre poche, sauf quand on se rend au concert. C'est notre essence. Cela m'arrive encore d'acheter des places de concert ou des disques, mais là, c'est le fan qui achète. Le magazine, lui, ne me coûte rien. C'est impeccable. On couvre nos frais directement.


Metalship : Tu as vraiment une tranquillité de ce côté-là…

Ce n'est pas moi qui gère la partie financement, mais Alex et Céline. J'ai assez de travail avec la rédaction. Je relaye les news, j'envoie les cds à chroniquer, je m'occupe des traductions…j'ai de quoi faire.



Metalship : Et combien de personnes collaborent à Heretik ?

On est une vingtaine, tous bénévoles. Je ne force personne à en faire autant que moi. Tout le monde n'a pas forcément le temps et la volonté de donner autant que je peux le faire, à cause de la famille, du travail notamment. Le degré de participation n'est pas forcément le même d'une personne à l'autre.


Metalship : Vous avez posté une annonce de recrutement très récemment…

Oui, on recrute. On va essayer de s'ouvrir sur Paris. Le Nord reste le point d'ancrage, l'épicentre du truc. Mais on aimerait importer la scène locale à Paris. Le parisianisme c'est bien, mais il faut montrer qu'il y a d'autres villes en France.


Metalship : Vous organisez aussi des évènements, des concerts, des soirées. Ce n'est pas trop difficile de trouver les salles et de les remplir ?

En fait, nous sommes partenaires avec le Biplan à Lille. Donc, nous organisons avec eux des "Heretik party", qui sont des "release party". Dès qu'un magazine sort, on fait une soirée de lancement. On essaye de faire jouer un des groupes qui se trouve au sommaire du magazine. Ça nous permet de faire un petit coup de pub au groupe et au magazine. Ce n'est pas si compliqué de remplir la salle, même si le Biplan, ce n'est pas immense. Peut être qu'un jour on fera ça à l'Aéronef, qui sait !


Metalship : On a déjà évoqué le sujet, mais tout cela représente beaucoup d'investissement, tu ne dors jamais en fait !

Ben oui. Il n'y a pas que le magazine en plus car je m'occupe du groupe OVERDRIVERS. Mon emploi du temps, c'est quoi en fait…Je me réveille, je vais bosser, je donne mes cours, je rentre et je dors au moins une heure. Je prépare un peu mes cours, puis de 21h à minuit, je travaille pour le magazine. C'est un cycle. Ce soir, je vais traduire un texte pour Metallian. Je vais préparer une interview aussi. Il faut aussi penser à l'avancement d'Heretik, à donner du travail à tout le monde. Quand une news tombe, il faut toujours être au taquet pour la relayer. C'est pour ça que je suis toujours avec mon portable !


Metalship : Peux-tu nous parler un peu d'OVERDRIVERS ?

OVERDRIVERS c'est un groupe originaire de Burbure, près de Béthune. Ils se sont formés en 2014, et ont sorti leur premier album Rockin'hell en 2015. Il se trouve qu'Anthony, le guitariste, habitait pas loin de chez moi avant dans les résidences étudiantes. On se voyait plusieurs fois par semaine. J'ai découvert le groupe au Betiz Fest de Cambrai en 2015. Ils avaient ouvert pour la dixième édition, j'étais là pour Metal Cunt et j'ai été scotché. Quand Anthony est descendu avec sa guitare, je me suis dit que c'était pas possible. Et je ne dis pas ça parce qu'il est dans la pièce ! Le groupe d'après était moins bon en plus, et je me suis dit il y a quelque chose à faire avec OVERDRIVERS ! Je leur ai proposé mon aide pour les contacts avec la presse, pour assurer la promotion. J'ai envoyé pas mal de cds à des amis chroniqueurs, notamment Arno Strobl de Rock Hard. De mon côté, j'ai chroniqué l'album pour Metallian. J'ai commencé à démarcher des labels, des salles de concerts. Même si on n'avait pas toujours de réponse, au moins, c'était fait. Là, ils ont enregistré leur deuxième album. Et ils ont lancé une campagne de financement (lien en bas d'interview !). Il faut savoir qu'ils font tout par eux-mêmes. Ils n'avaient pas forcément les contacts au départ, donc il fallait les aider. Dès que je peux relayer un truc sur eux, je le fais ! Je représente plus ou moins le groupe. Ils ouvrent une nouvelle fois le Betiz Fest le mois prochain, n'hésitez pas à venir les découvrir !



Metalship : On en parlait tout à l'heure, tu es omniprésent sur les réseaux sociaux, tu n'as pas peur d'en faire trop des fois ?

Je ne me pose pas vraiment la question. Pour moi, un réseau social comme Facebook reste de la communication. Je poste très peu de choses par rapport à ma vie privée. A part des petits statuts marrants, mais quand ça n'a pas de rapport avec la musique, je ne poste pas. Dès que tu mets un truc sur la politique, ça part en couille. J'ai un deuxième compte à mon nom, mais il ne sert à rien, je suis toujours sur Axl Meu. J'aime bien y faire part de mes découvertes, ou lancer des débats comme "Le heavy metal, c'est chiant, c'est toujours la même chose !".


Metalship : Tu as évoqué ton père au début de l'interview, que pense ta famille de toutes tes activités ?

Mon père fait partie de Heretik ! J'ai recruté mon père, c'est bizarre d'ailleurs ! Il se charge de toute la partie expédition, car nous avons de nombreux colis à envoyer, à nos partenaires, qui financent le magazine, et à nos abonnés, car nous avons aussi un système d'abonnement. Et là il s'est mis à la photographie, donc quand je peux lui obtenir des accréditations photos, il vient faire des clichés. Mon père est à fond dedans. Il est content de travailler avec nous. Ma mère s'intéresse un peu moins, ce n'est pas trop son truc, mais je ne lui en veux pas ! Ma sœur fait aussi partie d'Heretik.


Metalship : Heretik est une vraie entreprise familiale !

Ben en fait, j'ai commencé tout seul, et, quand ma famille a vu que cela prenait de l'ampleur dans le bon sens, ils ont décidé de m'aider. Après attention, Heretik, n'est pas le projet d'une seule personne, il y a pas mal de monde derrière. On se côtoie, on va boire des verres ensemble. C'est comme un groupe de musique.


Metalship : Comme on peut le voir, c'est beaucoup de travail tout ça, mais le bon côté c'est que tu peux approcher de nombreux artistes…y a-t-il des rencontres qui t'ont marqué plus que d'autres ?

J'ai fait pas mal d'interviews et il y a effectivement des moments qui resteront gravés à vie Ce ne sont pas forcément des gros artistes d'ailleurs.


Metalship : Des gens qui t'ont touchés…

Oui, des gens que tu respectes. Et des interviews où tu te dis, là, il s'est passé quelque chose. Dernièrement, j'ai rencontré Uli John Roth (ex SCORPIONS) au festival Motocultor. C'est un super guitariste, j'adore son style. J'aimerais bien le revoir. 40 ans après l'album Taken By Force (album de SCORPIONS paru en 1977), il est toujours aussi bon. Je devais faire l'interview, mais je l'ai rencontré avant. Il était avec sa guitare, il se baladait. Très accessible, il n'a pas du tout la grosse tête et ça c'est cool. Autre truc mémorable, la conférence de presse de MEGADETH au Helllfest. Quand je me suis retrouvé devant Dave Mustaine, ben…je me suis dis que c'était incroyable ! Ça reste une icône et tu as l'air con devant ce genre de personne, tout petit. Tu te dis qu'il existe vraiment ! On les voit toujours sur scène mais là, il est à un mètre de toi et tu lui parles, c'est bizarre ! Ensuite, il y a Tom Angelripper de SODOM. J'étais super stressé, cela faisait trois mois que j'étais dans Metal Cunt, et là il me demande avec son accent allemand de boire un coup avec lui. Je suis grand fan de thrash metal et j'étais donc très intimidé. Du coup, j'ai gardé la canette Heineken, elle est dans ma chambre ! Max Cavalera aussi ! Dernièrement aussi Phil Anselmo avec qui j'ai discuté au téléphone. Ben, c'est Phil Anselmo quoi !



Metalship : Tu as développé quelques amitiés ou tu essayes de garder une certaine distance...

J'essaye de développer des amitiés avec les groupes de thrash plus ou moins jeunes. Comme je t'ai dit, je suis grand fan de ce style et là, il y a une nouvelle vague. Je connais les mecs d'EVIL INVADERS, mais j'aimerais bien pouvoir les suivre un jour, même si ce n'est pas facile car ils tournent beaucoup. Les mecs de CRISIX aussi que j'ai rencontré plusieurs fois. C'est cool quand les mecs se souviennent de toi. Tu n'es pas vraiment musicien, tu restes journaliste, mais ils se souviennent de toi parce que tu as aidé un peu le groupe. Le chanteur guitariste de LOST SOCIETY (Samy Elbanna) m'avait reconnu au Metal Days (en Slovénie) alors qu'on s'était rencontré un avant au Motocultor. Le mec de VENOM aussi. Ça reste des gens qui, comme nous, ne vivent pas de ça, et font de la musique par plaisir, donc il n'y a pas vraiment de distance à avoir.


Metalship : Des déceptions ?

Ah si, bien sûr. Les mecs d'ALESTORM, le groupe de pirate metal. Je devais faire une interview avec eux au Hellfest et les mecs étaient en retard et complètement bourrés. Ce n'était pas super cool. Il y a des jours avec et des jours sans !


Metalship : Et quelles rencontres constitueraient le graal pour toi !

Ozzy Osbourne ! Paul McCartney. Tony Iommi. Je n'ai pas à me plaindre mais j'aimerais faire IRON MAIDEN ou METALLICA comme tout le monde. Après, ce sont des groupes qu'on connaît tellement par cœur, que je ne saurais pas vraiment quelles questions leur poser.


Metalship : Tu aurais plus envie de discuter avec eux que de les interviewer…

Oui, c'est ça.


Metalship : Au fait, on a pu le deviner à travers quelques questions, mais quels sont tes goûts personnels ?

J'écoute beaucoup de hard rock, de thrash. Le heavy metal, j'en écoute moins car je trouve qu'en ce moment, cela vieillit très mal. On tombe toujours dans les mêmes clichés, les twins guitares..Je préfère écouter IRON MAIDEN qu'un nouveau groupe de heavy metal. Je ne m'y retrouve plus. J'écoute pas mal les classiques du death comme DEICIDE, MORBID ANGEL, OBITUARY. J'essaye de m'ouvrir au black metal, mais j'ai un peu de mal ! J'aime beaucoup le metal atmosphérique avec des groupes comme ALCEST, SOLSTAFIR. Pour moi, c'est le futur du metal. Par contre le metalcore, je ne supporte pas. Le djent, il faut écouter plusieurs fois pour bien comprendre la chose. Je pense que si tu n'aimes pas le metal progressif, tu ne peux pas aimer le djent. Je reste assez classique finalement.


Metalship : Tu es plutôt cd, vinyl, mp3…

J'achète beaucoup de cds, de vinyls, même des cassettes. J'ai encore beaucoup de cassettes ! C'est cool d'avoir des cassettes.


Metalship : Tu es un acheteur compulsif…

Oui, j'achète beaucoup. Et j'en reçois beaucoup aussi ! Par exemple, la semaine dernière, j'ai reçu un colis de 15 cds de Metallian. C'est un peu aussi une façon de nous remercier. En fin de compte, j'ai parfois du mal à m'y retrouver. J'ai 23 ans, et je trouve que j'en ai beaucoup pour mon âge ! Mais comme c'est ma seule passion, je n'hésite pas à acheter un album qui me plaît.


Metalship : Et quelle est la plus belle pièce en ta possession ?

C'est une compilation de BLACK SABBATH intitulée Club-Sonderauflage et sortie sur Vertigo en 1970, assez dure à trouver. Elle est dédicacée par Ozzy Osbourne. Elle est sous vitrine ! Mais j'ai pas mal d'objets collectors se rapportant à Ozzy et à BLACK SABBATH. Ça va de la montre au briquet, aux pressages japonais, russes. Cela ne sert à rien, je sais….mais c'est le fan !



Metalship : Tu vois aussi beaucoup de groupes en live, c'était quoi ton plus grand moment ?

La première fois que j'ai vu BLACK SABBATH en concert le 2 décembre 2013 à Paris - Bercy. J'avais pris le ticket VIP or, la totale quoi. Du coup, j'étais très près de la scène et c'était énorme. On me fera remarquer qu'Ozzy ne chante plus aussi bien qu'avant mais je m'en fiche. J'ai aussi vu Paul McCartney à Paris.


Metalship : Et le festival que tu ne raterais pour rien au monde…

Alors maintenant, je dirais le Metaldays. J'ai adoré et j'y retourne cette année. Il a un côté vacances, tu pars en bus avec des potes et tu débranches tout pour une semaine. D'habitude, je suis toujours en train de chroniquer ou autre, là je me suis fait plaisir, même si j'y étais pour Metallian, c'était un peu les vacances.



Metalship : Pour finir comment tu vois la scène metal dans 10 ans ?

Dans 10 ans, je pense qu'il n'y aura plus de grosses têtes d'affiche car ils seront tous en retraite ou morts malheureusement. Aujourd'hui, il y a beaucoup de groupes moyens et il n'y a pas vraiment de groupes qui fédèrent. Il y a tellement de groupes et de styles différents qu'il y en a très peu qui arriveront à tirer leur épingle du jeu.


Metalship : Toi et Heretik dans 10 ans ?

Il faut que je tienne le coup déjà ! Je pense qu'Heretik sera encore là dans 10 ans, mais peut-être que moi, je ne serai plus chroniqueur ! Mais je resterai dans la musique. Heretik m'a permis de poser les bases. Mais si j'ai besoin de me renouveller, je resterai dans ce domaine. Mais pour le moment, Heretik marche super bien donc je continue à fond !


Metalship : Merci à Axl et à Heretik.

Quelques liens utiles :

Heretik : http://www.heretik-magazine.fr/

OVERDRIVERS : http://www.facebook.com/overdriversrocknroll/

Cagnotte Leetchi Overdrivers : http://www.leetchi.com/c/promotion-second-album-overdrivers


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ajouté par Gandalflegris, le 18 mars 2018 pour Metalship

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