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Interviews :: Interview de The Agonist

Interview de The Agonist


Les Canadiens de THE AGONIST étaient de pasage en Belgique, à Courtrai. L'occasion pour Metalship de rencontrer le guitariste Pascal Jobin et le bassiste Chris Kells pour une interview en français s'il vous plaît !




Metalship : Eye Of Providence est sorti l'année dernière, vous êtes déjà de retour avec un nouvel album, pourquoi un si court délai ?

Pascal : Numéro un, on a changé de maison de disques. On a terminé notre contrat avec Century Media et en avons signé un nouveau avec Napalm Records. Et ils avaient en tête des dates de sortie. On n'était pas pressé mais on avait quand même des dates limites à ne pas dépasser.

Chris : Après notre dernière tournée, on n'avait plus rien de prévu. On est donc retourné chez nous et avons commencé à écrire pour un nouvel album. Tout cela a été vraiment fluide, tout s'est bien enchaîné.

Pascal : Et ce qu'il y a aussi, c'est que l'année dernière, on accompagnait EPICA en Amérique du Nord et ils ont été obligés d'annuler la tournée au bout de 3 shows pour raisons personnelles. On savait qu'ils nous garderaientt une place sur leur tournée suivante et qu'elle aurait lieu en novembre de cette année. Sachant cela, il apparaissait idéal de lancer notre album avant et de pouvoir ainsi le promouvoir au mieux.


Metalship : Five est l'album du changement, changement de label vous l'avez dit, et aussi changement de producteur. Etait-ce une volonté de votre part, où votre producteur habituel (Christian Donaldson) n'était-il tout simplement pas disponible ?

Pascal : Les deux options ont été envisagées, étudiées. La maison de disque poussait un peu vers le changement, et nous pensions aussi que le temps était sans doute venu d'essayer une nouvelle recette. On avait déjà fait quatre albums avec Christian aux Studios The Grid et il fallait une nouvelle direction.

Chris : On n'avait jamais enregistré un album où tous les membres vivent ensemble en dehors de Montréal. D'habitude, on enregistrait sur place et on pouvait continuer à faire autre chose…On voulait rompre avec tout ça.



Metalship : Comment ça se passe la construction d'un titre dans THE AGONIST ?

Pascal : Je n'habite pas à Montréal, donc je ne peux pas assister à chacun des pratics, mais Chris, Danny et Simon se rassemblent souvent, lancent des idées, des riffs. Cela donne des maquettes de chansons. Beaucoup viennent comme ça. J'écris également chez moi, je fais des maquettes aussi, que je présente au groupe. Puis on retravaille tout ça par la suite.

Chris : Sur cet album, c'est la première fois que Danny écrit la plupart des chansons, aussi avec Pascal. C'est la première fois qu'il disposait d' un petit home studio et il avait déjà écrit pas mal de trucs. J'ai également ajouter des riffs avec ma basse. C'était une nouvelle façon d'écrire, c'était différent.

Pascal : Rien n'était définitif, jusqu'à ce que ce soit enregistré au studio. Il y a des choses qui ont été changées sur le moment. On a vraiment laissé la porte ouverte à la création. On a également écouté le producteur, qui c'est sûr, avait également ses recommandations. On a plus travaillé en équipe du début à la fin.


Metalship : Pourquoi ce titre, Five ? Même si certaines raisons semblent évidentes, y en a-t-il d'autres ?

Chris : Danny voulait vraiment ça. C'est le cinquième album du groupe, il y a cinq membres.

Pascal : Il y a beaucoup de choses dans les concepts philosophiques, dans les anciennes mythologies qui se rapportent au 5. On a pris un peu de tout ça. Il n'y a pas qu'une ligne directrice qui peut l'expliquer.


Metalship : La pochette se rapproche-t-elle aussi de cela ?

Chris : La pochette est l'œuvre de Gustavo Sazes, un artiste que Napalm nous a suggéré. On a regardé ce qu'il avait déjà fait, et on a dit ok, c'est bon. On lui a donné des idées puis il a fait son projet. On savait qu'on voulait du blanc, et que cela tournerait autour du 5. On eu des pochettes avec plein d'affaires, "eye catching", tape- à-l'œil, parfois trop et on voulait quelque chose de plus épuré, plus simple.



Metalship : L'album s'ouvre sur "The moment". Une ouverture assez inhabituelle, qui envoie un peu moins et qui donne, selon moi, le ton de l'album. Pourquoi ouvrir ainsi ?

Pascal : Pour les mêmes raisons que tu viens de citer. On savait qu'on tenait, avec cette chanson et ce refrain, quelque chose de très accrocheur avec une mélodie que tout le monde pouvait retenir facilement. On était convaincu que c'était la bonne pièce pour ouvrir l'album, même si les albums précédents commençaient plus fort, avec un gros coup. On a essayé quelque chose de nouveau. On ne peut pas toujours faire la même chose !


Metalship : Tous les titres commencent par "The…", peut-on alors parler de concept albums ?

Pascal : Non, l'album n'est pas un concept total de a à z. Chaque titre peut apparaitre comme une petite histoire, c'est pour cela qu'on les présente par "The"…Elles sont individuelles et complètes.

Chris : L'album touche en plus à beaucoup de sujets.


Metalship : Le disque est surprenant et développe une facette inattendue, plutôt rock, à l'exemple de "The ocean" ou de la ballade acoustique "The raven eyes". Pouvez-vous m'en dire plus sur le sujet ?

Pascal : C'est un peu le résultat d'avoir travaillé avec une nouvelle équipe comme le producteur. Et aussi sur "The ocean", on a eu un écrivain qui est venu travailler la chanson avec nous, avant qu'on aille l'enregistrer en studio. On a réarrangé la chanson avec lui. Le but était vraiment de la rendre plus accessible pour qu'elle puisse pourquoi pas, se rendre jusqu'à la radio. Ce n'est pas le cas pour l'instant mais on est fier du résultat quand même.


Metalship : C'est donc la première fois qu'une personne extérieure venait vous aider dans l'écriture...

Pascal : Absolument. "Raven eyes", c'est un peu la même chose. Danny a fait la pièce en guitare, Vicky a rajouté son chant superbe et un autre musicien, présenté par le producteur, a fait toute l'orchestration. Cela a donné un nouvel angle au titre.

Chris : Et cela a été rajouté en dernière minute, le titre n'étant pas prévu au départ.



Metalship : Vous avez déjà réalisé deux vidéos pour l'album, "The moment", très anxiogène, surtout pour Vicky, et "The hunt", en plein air cette fois, dans un endroit très pittoresque. Quelques explications sur le sujet ?

Chris : C'est moi qui réalise les vidéos. On a beaucoup parlé de l'idée pour la vidéo de "The moment". J'ai toujours été un fanatique de Radiohead (NDLR : "No suprises"). Ils ont fait une vidéo, où le chanteur est envahi par l'eau avec une espèce de vitre. J'ai montré cela à Vicky en lui demandant si elle était capable de faire quelque chose comme ça. Elle a dit ok. Puis, mon partenaire de vidéo et moi avons passé des semaines à élaborer tout ça, en essayant nous-mêmes. Ce n'était pas confortable et pas facile mais Vicky s'est montré meilleure que nous autres. On voulait insister sur le concept de survie à un moment donné. Il ne faut pas se noyer.

Pour "The hunt", on a visité, lors de nos explorations, une place forte abandonnée de la guerre de sécession, ça nous a plu et on a décidé de tourner là.


Metalship : Hier vous avez participé à l'Epic Metal Fest, festival organisé par EPICA aux Pays-Bas ? Comment c'était ?

Pascal : Excellent, excellent ! C'était leur deuxième édition, un grand succès. Tous les groupes présents ont livré de superbes performances. En plus, on a pu regarder le spectacle d'EPICA et voir ce qui va nous attendre pour la future tournée US en leur compagnie au mois de novembre. Il y a beaucoup de lumières, de pyrotechnie.



Metalship : Vous allez donc retrouver EPICA (ainsi que FLESHGOD APOCALYPSE) pour une grande tournée US…Vous ne vous quittez plus, une vraie famille…

Pascal : Oui, ça finit par devenir comme une famille. EPICA ce n'est pas juste : on se retrouve pour faire du metal…C'est la troisième tournée qu'on va faire avec eux. Et c'est en tournée que tu vois comment les gens sont vraiment, que ce sont des bonnes personnes qui travaillent fort pour leur art. Il y a donc des affinités.


Metalship : Est-ce que vous envisagez un projet commun, un duo ou autre ?

Chris : Cela n'a jamais été suggéré.

Pascal : Pas encore. Mais on serait bien contents de pouvoir le faire. On laisse la porte ouverte pour ça…


Metalship : Pensez-vous revenir en Europe après cette tournée en 2017, et notamment en France, puisque vous n'y êtes pas passés cette fois-ci ?

Chris : La prochaine fois qu'on viendra ce sera en tant que support band. Là on a fait le Epic Metal Fest puis rajouter quelques dates, mais la prochaine fois on fera un plus grand tour.


Metalship : Je vous laisse le dernier mot pour vos fans français.

Pascal : Nos fans français on les adore, ne vous inquiétez pas, on passera vous voir bientôt !

Merci à The Agonist, à Chris Kells et Pascal Jobin, à Mona Miluski et Claudia Steinlechner de Napalm Records.


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ajouté par Gandalflegris, le 5 octobre 2016 pour Metalship

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