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Interviews :: Interview de T.A.N.K.

Interview de T.A.N.K.


Pour la sortie de son troisième album, "Symbiosis", T.A.N.K (THINK OF A NEW KIND), a accepté répondre à nos questions. Olivier et Nils, bassiste et guitariste, se sont donc prêtés au jeu. Ils reviennent sur ce nouvel opus, leur prochaine tournée avec SOILWORK et HATESPHERE, leurs ambitions futures et bien plus encore.


Metalship : 1- Salut les gars, vous venez de sortir Symbiosis en septembre dernier. Quand avez-vous commencé la composition de ce troisième album? Qu´aviez-vous en tête?

Nils : Hello à toi et aux lecteurs de Metalship ! En fait, on a commencé à bosser sur les premiers riffs pendant la tournée.
Olivier : On ne s’était pas vraiment fixé de cap, notamment parce que c’était le premier album avec Nils et qu’on ne savait pas vraiment à quoi s’attendre même si avant de le recruter on s’était assuré qu’il sache composer. Or il nous a vraiment épaté et a vraiment pris le lead de la composition.


Metalship : 2- Nils n´est arrivé qu´une fois Spasms of Upheaval terminé. Quel a été son apport au niveau des compositions? A-t-il fallu que vous changiez votre manière de faire avec son arrivée?

Olivier : On n’a pas vraiment changé de manière de faire en fait ! On est en démocratie, chacun apporte sa pierre à l’édifice. Nils a très vite trouvé sa place en proposant beaucoup de compos, il a aussi pu faire quelques soli. On a vraiment de la chance de tomber sur un mec pareil ! D’autant qu’humainement ça se passe hyper bien.


Metalship : 3- Auparavant, on pouvait trouver facilement vos influences (MESHUGGAH, IN FLAMES ou MACHINE HEAD)à l´écoute de votre musique. Cette fois-ci, cela semble moins évident. Est-ce que vous avez été attentif sur ce point?

Olivier : Forcément on lit les chroniques, on n’est pas toujours d’accord, mais on retient consciemment ou inconsciemment certaines remarques. Je n’ai jamais renié nos influences suédoises mais je trouve aujourd’hui malhonnête de nous réduire à un simple clone d’In Flames ou Soilwork. Je sentais sur la fin de la composition de Spasms of Upheaval que nous avions digéré nos influences.
Nils : J’ai aussi pu apporter mes propres influences, qui ont sans doute un peu diversifié le son du groupe, mais j’ai vraiment fait attention à respecter ce qui était établi. Sincèrement je suis très fier du résultat et franchement tant mieux si tu penses que les influences sont plus digérées.


Metalship : 3- Sur ce nouvel album, on note la prestation de Bjorn Strid de SOILWORK. Est-ce que vous connaissiez le bonhomme? Comment avez-vous fait sa connaissance?

Olivier : On avait déjà essayé de faire venir Björn sur Spasms of Upheaval mais ça n’avait pas pu se faire. De toutes manières je pense que ça aurait été du gâchis car Blood Relation est vraiment parfaite pour lui. On a la chance qu’il soit ami avec Jon Howard, qu’on avait invité sur Spasms of Upheaval, et qu’il connaisse également les frères Potvin chez qui on a enregistré. Je pense qu’il s’est senti en confiance pour nous faire cet honneur.


Metalship : 4- Comment s´est procédé l´enregistrement du morceau ? Est-ce que la chanson était déjà composé lorsque vous lui avez proposé ce featuring?

Nils : Comme te disait Olivier, c’était un morceau parfait pour lui et je pense sincèrement que Raf a en partie composé cette chanson dans cette optique. On a en tout cas composé le chant en pensant à lui et le thème de la bipolarité, traité dans ce morceau, était parfait pour 2 chanteurs. Björn a apporté quelques idées mais globalement tout était prêt quand on lui a envoyé. Il a tout enregistré chez lui et on échangeait par Internet.


Metalship : 5- La dernière fois, vous aviez invité Jon Howard. Ne craignez-vous pas qu´on s´intéresse seulement au guest présent sur chaque album ou alors de vous enfermez dans ce schéma (nouvel album=nouveau guest)?

Olivier : On ne fait pas des feat pour faire des feat. On le fait parce qu’on a l’opportunité d’avoir sur nos albums des personnes pour qui on a une forte admiration. Faire un album, c’est beaucoup de stress et de prises de tête. Donc se faire plaisir est la moindre des choses. Evidemment, avoir des guests permet de toucher un public plus large, mais si à l’avenir on n’a pas d’idée de guest ou de chanson qui colle à un invité, on n’en fera pas.


Metalship : 6- Forcément, votre musique bénéficie de la popularité de ces derniers pour se propager "plus facilement". Voyez-vous une énorme différence concernant les retours de T.A.N.K.?

Olivier : Oui et non. Idle Ghost, enregistrée avec Guillaume Bideau (Mnemic, One-Way Mirror) sur The Burden of Will, est un peu un OVNI. Elle n’est pas typée single donc on a préféré capitaliser sur des titres plus directs pour la promo. Alors que sur Spasms of Upheaval, on s’est tout de suite dit qu’Inhaled, avec Jon Howard, avait des allures de single.
Nils : Forcément le clip a bien marché car la chanson était catchy et qu’il y avait le chanteur de Threat Signal. Pour autant le clip de la chanson Spasms of Upheaval a également bien marché alors que la musique est un peu barrée. Donc pour résumer : oui clairement un guest peut nous permettre de toucher plus de gens, mais fort heureusement on a des chansons sans guest qui font également le taff.


Metalship : 7- Vous avez une fois encore collaborer avec David Potvin. Est-ce que vous vous êtes dit depuis le début "on veut continuer avec lui" ou avez-vous essayé de contacter des producteurs spécialisés dans le style?

Olivier : Oui on a immédiatement pensé à David pour le son du nouvel album car l’expérience sur Spasms of Upheaval avait été très enrichissante. C’est vraiment quelqu’un qui sait comment faire sonner ce type de musique. Il a fait un travail remarquable, je lui en suis très reconnaissant. J’aime beaucoup le mix, je trouve qu’on distingue bien tous les instruments.


Metalship : 8- La pochette est également très réussi. Qui l´a faite et quelle était l´idée derrière?

Nils : C’est Rusalka Design qui s’en est occupé. Pour rien au monde on ne travaillera avec quelqu’un d’autre. Il fait partie à part entière de l’équipe maintenant. Il est complètement impliqué dans la création de l’univers autour du groupe. L’idée était de symboliser notre s en un seul élément, en prenant en compte tout le stress engendré pendant sa composition.
Olivier : C’est une sorte de symbiose d’ulcères (rires).


Metalship : 9- Symheris a également quitté le groupe récemment. Quelles sont les raisons? Présentez nous votre nouveau guitariste Charly et pourquoi lui? Vous n´aviez pas peur que cela ralentisse votre progression en tant que groupe?

Olivier : La vie d’un groupe n’est pas un long fleuve tranquille, il arrive parfois que ça ne colle plus tout simplement. Malheureusement comme beaucoup de groupes plus ou moins célèbres avant nous, nous avons été obligé de subir des changements de line-up.
Nils : On a passé des auditions et Charly avait vraiment quelque chose en plus. Son implication et sa fraicheur nous ont immédiatement séduit. Aussi, il a un vrai talent de composition et il assure vraiment sur scène. C’est plaisant pour moi de partager des soli et des leads avec lui, on a une bonne complémentarité à la gratte. L’ambiance est excellente depuis son arrivée et il a au contraire toutes les qualités pour nous permettre d’accélérer la progression du groupe.


Metalship : 10- Parlons de l´après Spasms of Upheaval, vous avez joué au Hellfest 2013 ou encore au Motocultor en 2014. Que gardez-vous en tête après ces expériences? Qu´avez-vous appris de tout ca?

Nils : Je crois qu’on s’est tous professionnalisé, on était entouré d’une équipe au top qui nous a mis dans les meilleures conditions tout au long de la tournée. On garde en tout cas l’envie de refaire ce genre de scènes le plus tôt possible.


Metalship : 11- Vous êtes également apparu sur la chaine W9. Avec du recul, pensez-vous que le metal a sa place dans les médias "traditionnels"? Referiez-vous l´expérience?

Nils : On retenterait l’expérience bien sûr, même si ça fait un peu chier d’avoir été suivi 2 jours durant pour au final ne retenir que quelques minutes. Mais au moins, je pense qu’on n’est pas passé pour des cons lors du reportage. Maintenant est-ce que le metal a sa place sur les médias tradi ? Oui pourquoi pas, à condition qu’on en parle sans les clichés habituels et qu’on s’intéresse enfin un peu à la musique en elle-même et plus au fond qu’à la forme. C’est déjà le cas dans certains pays, pourquoi pas un jour chez nous ?


Metalship : 12- Prochainement, vous partirez sur les routes pour une série de dates, notamment en compagnie de SOILWORK et HATESPHERE. Quels sont vos buts sur cette tournée?

Olivier : On bénéficie pour la première fois d’une sortie européenne solide, notamment grâce à Edel qui s’occupe entre autres d’Angra, Dragonforce, Baby Metal et plein d’autres trucs. On a sorti notre album en version physique dans les pays où on va tourner, donc l’objectif est clairement de développer le groupe sur ces territoires. On va partir en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Suisse, en Italie, en suède et bien-sûr en France. On a hâte !


Metalship : 13- Pensez-vous que Bjorn de SOILWORK vous rejoindra sur scène pour interpréter "Blood Relation"?

Nils : C’est compliqué car on n’aura que 30 min de temps de jeu et Bjorn est la tête d’affiche. On n’exclut rien, si l’occasion se présentait nous en serions les premiers ravis !


Metalship : 14- Vous aviez fait une apparition à la Boule Noire dans le but de faire un live. Pourquoi ça ne s´est pas fait finalement?

Nils : En fait on a simplement prévu de filmer the Raven’s Cry pour en faire un clip live, visible sur notre chaine Youtube. La Boule Noire est une salle sympa mais pas vraiment adaptée à un live filmé et enregistré.
Olivier : Perso j’avais 40 de fièvre ce soir-là donc le jour où on me verra en Blu-Ray, j’aimerai bien ne pas avoir l’air de sortir de mon lit (rires). En tout cas ce concert est un super souvenir, j’espère qu’on aura l’occasion d’en refaire un aussi bien avec cette fois de vrais moyens pour immortaliser la prochaine tournée.


Metalship : 15- On sait que pour beaucoup de groupes francais, jouer au Hellfest est une consécration. Rêvez-vous secrétement refaire votre apparition sur ce festival? Avez-vous démarcher le festival pour 2016?

Olivier : Secrètement et même pas secrètement : on a clairement envie d’y revenir ! On a la chance d’avoir un bon agent booking depuis Spasms of Upheaval, je sais qu’il y travaille mais les places sont chères.


Metalship : 16- Vos buts pour fin 2015 et 2016?

Nils : Rejouer à l’étranger et en France, continuer le développement du groupe, se donner à fond dans le travail tout en prenant beaucoup de plaisir !


Metalship : 17- Bravo à vous pour cet album. Je vous laisse le mot de la fin.

Olivier : On se voit cet hiver à Lyon, Limoges, Paris et Liévin. Avant ça on a une date à Château-Thierry le 14 novembre et le 21 novembre au Leo Metal Fest (le Havre). Merci à tous ceux qui ont rendu cet album et cette sortie possibles.


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ajouté par Choko, le 6 octobre 2015 pour Metalship

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