Retour à l'accueil
Interviews :: Interview de Dyslesia

Interview de Dyslesia


Part I - De My Own Revolution à Years Of Secret

Dyslesia est un groupe lyonnais de talent qui n'a pas forcément eu la chance qu'il méritait. Consciencieux, Dyslesia a été applaudi par ses pairs avant de connaître quelques désillusions qui donnèrent un coup d'arrêt à l'irrésistible ascension des gônes.

Première partie de l'entretien avec le groupe qui s'est volontiers prêté au jeu des questions réponses.


Metalship : François, peux-tu nous raconter comment est né Dyslesia ?

François Loprete (guitare) : au départ, c’est une histoire de famille (mon frère, Jo Loprete à la basse et mon cousin Aldo à la batterie) et d’un pote, Yves Bernardin. La première répétition du groupe a eu lieu le 9 Septembre 1986. A cette époque, le but était vraiment de s’éclater entre nous, sans objectifs de concerts ou autre. Au fil des années, le style de musique s’est défini et a orienté les compos du premier album vers un registre heavy-prog.


Metalship : Le premier album a des relents progs. Quelles étaient vos références à cette époque ?

On peut effectivement percevoir des influences progressives (Dream Theater, Fates Warning, Symphony X,…) dans ce premier album. Mais pas seulement, les références de cette époque allaient du thrash américain de la Bay Area, à des groupes plus heavy à la Vicious Rumors, en passant par la scène anglaise, Iron Maiden, Judas Priest, Saxon, sans oublier les classiques allemands, Rage, Helloween, Gamma Ray


Metalship : Pour quelles raisons Yves Bernardin a-t-il quitté le groupe ?

A l’issue de la sortie du premier album, de nombreuses dates de concerts (80 / ans) se sont présentées, et Yves pour des raisons professionnelles, n’a malheureusement pas pu assurer le rythme imposé.


Metalship : Comment avez-vous fait la connaissance de Fabrice ? Fabrice, qu'est-ce qui t'a motivé à poursuivre cette aventure ?

François Brisk (batterie, dit Boom) : c’est le manager de l’époque qui nous l’avait présenté. A cette période, Fabrice jouait dans un groupe local (Nine Lives).
Fabrice Dutour (guitare) : à partir du moment où je me sens bien avec les gens qui m’entourent, il n’y a pas de raison de clore une histoire. Lorsque je suis rentré dans Dyslesia, j’ai été frappé par l’ambiance, le fonctionnement du groupe, l’attitude de chacun. Tu analyses toujours, quand tu intègres un groupe, le point faible qui, à un moment donné, mettra l’existence de celui-ci. Le côté petit dictateur de l’un , l’égo de l’autre, là tout roulait. Et ça roule encore 8 ans après.


Metalship : Fabrice, sur Story And Live, tu dis que tu n'es pas un compositeur à la base. Résultat des courses, tu es celui qui écrit le plus !

Fabrice :C’ est vrai depuis que je suis entré dans Dyslesia. Mais les choses vont peut être changer sur le prochain album. Sylvain a déjà du matériel. J’ai souvent composé sur "commande" , dans le sens où, nous avions des échéances à respecter et que Franck n’avait pas composé suffisamment. Je fonctionne dans l’urgence, je n’ai pas de titres d’avance. L’idée d’avoir aujourd’hui une nouvelle personne dans le groupe capable d’amener des titres est sécurisante. Pour autant, je ne me vois pas ne pas participer à l’écriture d’un album. J’ai quelques idées nouvelles ou non abouties que je compte exploiter. Nous ferons après le choix de les utiliser ou pas.
François (Loprete) : nous avons deux façons complètement différentes de composer, j’ai besoin de beaucoup plus de temps, donc de recul sur mon travail, alors que Fabrice sait mieux travailler dans l’urgence. Pour ma part, les premières idées me viennent essentiellement à partir de jams, l’instrument en main. Bien que nos jeux et notre méthode de travail soient très opposés, la fusion des deux donne des résultats très complémentaires.


Metalship : Comment êtes-vous arrivé à travailler avec Luca Turilli sur Unknown Fighter ? Etes-vous toujours en contact ?

Boom : à l’époque, Luca a vécu un moment à Lyon, et c’est par l’intermédiaire de notre manager du moment (Roger Weissier) que nous l’avons rencontré. Il passait souvent au local de répétition, et de là une amitié sincère s’est installée. Il a nous naturellement proposé sa collaboration sur ce fameux titre de l’album Who Dares Wins. Aujourd’hui, Luca est reparti vivre en Italie et nous nous sommes perdus de vue.
Fabrice : c’était une super expérience de travailler avec lui, qui par rapport à ta question précédente, est un compositeur en puissance. Je me souviens qu’il avait 2 ou 3 albums d’avance dans son ordinateur. Il bossait la nuit, décalé, après, c’est un cercle vertueux : plus tu composes, plus les idées te viennent et la capacité à les exploiter se développe. Un gars très humble, sensible. Un bon souvenir.


Metalship : Dennis Ward a fait un superbe travail sur Who Dares Wins. La presse a très bien réagi également, non ?

Thierry Lebourg (chant) : Effectivement, le travail de Dennis correspondait au type de production de l’époque, pour un album comme celui-ci. En effet, l’album étant à l’image des attentes tant au niveau sonore que stylistique, nous avons surfé sur la vague de speed mélodique bien tendance ces années là.


Metalship : Avec le recul, comment avez-vous vécu ce début de succès, le fait que l'on parle de vous ?

Boom : La venue du succès et de la reconnaissance est toujours un aboutissement et une récompense du travail effectué. Mais tout cela ne s’est pas fait sans efforts et énormément de sacrifices.
Fabrice : Tu en profites à peine sur le moment parce que le fait que tu commences à intéresser t’oblige à enchainer. Ce que l’on a fait avec Years Of Secrets. De plus nous vivions des moments difficiles avec notre management, ce qui a précipité un retour à une situation plus anonyme. Avec le recul, je regrette surtout que nous n’ayons pas eu plus de temps, pour installer le groupe de manière plus durable.


Metalship : Pour la tournée qui a suivi, vous avez encore fait de belles premières parties. Quels sont vos meilleurs souvenirs de tournées ? Avez-vous des anecdotes à raconter ?

Thierry : toutes les tournées sont de super souvenirs, qu’elles aient été faites avec les moyens du bord ou dans d’excellentes conditions, nous le souhaitons à tous les groupes. Nous avons un gros souvenir du festival de Colombes avec Rhapsody, Shaaman…, l’accueil du public a été fantastique et à l’issue du concert, nous avons fait plus de 1 heure de dédicaces au stand merchandising. Nous n’aurions pas assez de la page pour raconter les innombrables anecdotes et autres parties de rigolade sur les tournées.


Metalship : Puis vous avez signé un contrat avec XIIIbis...

Sylvain De Nicola (basse) : Ah bon ?!!!???!!! Nous ne nous en sommes pas rendu compte. La décence des membres du groupe nous impose le silence simplement pour que les mineurs puissent lire cette interview.
Fabrice : C’est très mystérieux pour nous 4 ans après… Pourquoi un label te signe de manière aussi enthousiaste et avec autant de promesses, pour ensuite te laisser sortir un album dans un total anonymat, un album que n’importe quelle autre maison de disque t’aurait encouragée à ré enregistrer, vu les exigences des auditeurs quand à la production… Malveillance, incompétence… On ne saura jamais. Ce qui est sur, c’est que cette signature a fait beaucoup de mal au groupe.


Metalship : Years of Secret a beaucoup de potentiel. Pensez-vous un jour lui rendre justice en le remasterisant ?

Thierry : pour rendre justice à cet album, il faudrait complètement le réenregistrer. Ce n’est pas à l’ordre du jour, nous avons d’autres priorités.


Metalship : Si vous avez un défaut à pointer sur cet album, lequel serait-ce ?

Boom : la production et le producteur.


Metalship : Seconde partie à venir !


Signaler un article incomplet Signaler une erreur
ajouté par Elric des Dragons, le 31 octobre 2008 pour Metalship

(0)



Interview précédente

Tout

Interview suivante


Commentaires




Dyslesia

Dyslesia
Dyslesia
Voir la page du groupe
Création : 1986
Genre : Heavy Metal
Origine : France




Groupes en rapport


Iron Maiden
Iron Maiden
Voir la page du groupe
Création : 1975
Genre : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni

Rapports de concerts:

Judas Priest
Judas Priest
Voir la page du groupe
Création : 1967
Genre : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni

Rapports de concerts:

Sonata Arctica
Sonata Arctica
Voir la page du groupe
Création : 1999
Genre : Heavy Metal
Origine : Finlande

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Dehumanizer
Dehumanizer
1992

Chronique de Tyr
Tyr
1990

Chronique de The Eternal Idol
The Eternal Idol
1987

Chronique de Seventh Star
Seventh Star
1986

Black Sabbath
Black Sabbath
Voir la page du groupe
Création : 1969
Genre : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni

Rapports de concerts:

Helloween
Helloween
Voir la page du groupe
Création : 1978
Genre : Heavy Metal
Origine : Allemagne

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Silverthorn
Silverthorn
2012

Chronique de Ghost Opera
Ghost Opera
2007

Chronique de The Black Halo
The Black Halo
2005

Chronique de Epica
Epica
2003

Kamelot
Kamelot
Voir la page du groupe
Création : 1991
Genre : Heavy Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Blind Guardian
Blind Guardian
Voir la page du groupe
Création : 1984
Genre : Heavy Metal
Origine : Allemagne