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Interviews :: Interview de Klone

Interview de Klone


C'est quelques heures après le fameux concert de Klone en ouverture du Hellfest que je rencontre le guitariste du groupe, Guillaume, détendu et bavard, pour une petite mise au point sur l'actualité et les projets du combo.


Metalship : Bonjour Guillaume ! Pour commencer, peux-tu présenter Klone aux lecteurs de Metalship qui ne connaissent pas encore le groupe ?

Bien sûr ! Klone est un groupe qui existe depuis 2000, on a sorti 4 CDs et un maxi. On évolue dans un style un peu groove metal / rock / grunge à tendance progressive, expérimentale des fois. On sort d’une tournée qu’on a faite au mois d’avril avec King’s X, une tournée européenne. On a aussi fait une tournée française en octobre 2010 pour « Black Days », notre dernier album. Aujourd’hui, on est au Hellfest, ça se passe bien, on a encore des concerts prévus pour la rentrée, pour la promotion du nouveau maxi, voilà !


Metalship : Comment qualifierais-tu la musique de Klone en quelques mots ?

Metal, expérimental un minimum aussi, psychédélique aussi un peu dans les ambiances. Bon, c’est pas mal ça déjà !


Metalship : Au niveau de la composition, comment ça se passe au sein du groupe ? Vous composez tous ensemble, ou chacun dans son coin ?

Non, ça dépend des morceaux en fait. La plupart du temps, c’est un mec qui ramène la structure du morceau, voire la composition entière. C’est moi qui faisais les compos sur les albums précédents, maintenant, c’est un peu plus ouvert. J’arrange le tout à la fin, mais chacun à son rôle. Je bosse plutôt sur les rythmiques, les ambiances. Le batteur et le chanteur bossent le côté rythmique. Il y a Mathieu, aussi, qui gère les ambiances avec moi, et Michael qui apporte sa petite touche avec ses riffs qu’on arrange en répèt’. En général, on arrive, on les bosse, on essaie de les tourner différemment pour voir ce que ça peut donner, et puis on garde ce qu’on sent bon au moment où on joue en répèt’.


Metalship : Est-ce que vous partagez les mêmes influences, ou avez-vous chacun des groupes phares ?

Avec Yann et Michael, nous avons à peu près les mêmes goûts musicaux… Le batteur vient plus du Punk et du Hardcore, donc ça n’a vraiment rien à voir, ce n’est pas trop la même culture que la nôtre, il écoute des trucs qu’on n’aime pas spécialement. Mais sur les propositions qu’on fait pour Klone, on arrive tous à s’y retrouver. Il y a une bonne symbiose au sein du groupe, on arrive bien à répartir les tâches, et au final sur « Black Days », ça s’est révélé plutôt bon, puisque les retours qu’on en a eus étaient très positifs.


Metalship : Quelles sont les fameuses influences que vous avez en commun ?

Pantera en metal pour le bourrin ! Après, c’est plus la scène Rock, genre Pearl Jam, Alice In Chains. Des trucs un peu Stoner, genre Down ! Neurosis… Après, je te dis des noms comme ça, mais il y aura toujours un mec qui n’aimera pas tel ou tel groupe. On s’y retrouve en tout cas, quand on joue, tout le monde est en symbiose et ça se passe très bien.


Metalship : Parlons un peu de votre dernier album en date, « Black Days », qui est sorti depuis un petit moment maintenant. Quel serait ton bilan du disque ?

On est toujours content du disque, du son ! C’est un des disques dont on est le plus fier, c’est le premier disque sur lequel on a vraiment réussi à aller au bout de ce qu’on voulait faire. On a su graver sur CD le truc qu’on avait vraiment en tête, ce n’était pas spécialement le cas avant. Et là, le fait que Flo nous ait rejoint à la batterie nous a clairement apporté un gros plus rythmique, il s’est beaucoup investi dans le projet, on a fait des grosses répèt’ tous les jours pendant deux mois comme des tarés. Et vu les dates qu’on a faites, on en a fait une cinquantaine à la sortie du disque, ce qui n’est pas rien, on sent que les retours sont de mieux en mieux et qu’il y a vraiment quelque chose qui se passe avec les gens, ça progresse. On sait qu’on a du rab’ aussi sur les compositions futures, on a déjà de la matière.


Metalship : Vous avez donc déjà commencé à composer pour un futur album ?

Oui, mais il n’y a pas de morceau entier, juste plein de bouts. On aime bien ce qu’on a, et on sait que si on le bosse un peu en répèt’, on va avoir plein de choses qui va en sortir. On est plutôt au point. « Black Days » est sorti l’an dernier en avril, on a tourné depuis en octobre, en avril cette année, le Hellfest, plus d’autres fests à côté. On a aussi sorti notre nouveau maxi, qu’on a enregistré l’été dernier. Après, ce sera mode répèt’ à fond pour enregistrer notre nouveau disque. Si tout se passe bien, ce sera peut-être prêt pour qu’on rentre en studio à la fin de l’année… Donc peut-être sortie en septembre 2012. Et peut-être qu’on fera d’autres tournées européennes. Quand on a joué avec King’s X, on a fait une date à Eindhoven, en Hollande, et le bassiste d’Anathema est venu nous voir à la fin du concert, pour nous féliciter. Il nous a proposé de faire partie de sa prochaine tournée, donc après, il faut qu’on arrive à se rencarder niveau planning, que tout colle bien, mais ce serait bien sympa, ça nous permettrait de faire des bonnes dates dans des grandes salles.


Metalship : Tu as évoqué tout à l’heure le nouveau maxi sorti tout récemment. Pourquoi avoir décidé de le sortir maintenant ?

En fait, c’est Quentin Fleury, qui a le studio Sextan, un studio de jazz à Paris, qui nous a envoyé un mail il y a un an et demi pour nous demander de venir dans son studio pour bosser sur un projet précis, pour enregistrer en live. Nous, on n’avait rien prévu de spécial à la base, on avait des bouts de morceaux qui traînaient à droite à gauche. On devait faire à la base un titre sur deux jours. Au final, le titre fait 17 minutes, donc on a pris le temps de répéter, de mettre ça en place. Ca s’est passé entre juillet de l’année dernière, et on l’a terminé en janvier/février, ça s’est étiré au final sur la longueur. C’est un espèce de maxi qui va clôturer la période « Black Days », on a été au bout de ce qu’on voulait faire dans ce style musical. Et voilà, maintenant, on va partir sur autre chose pour la prochaine fois, on essaie d’éviter de rester tout le temps dans ce qu’on a déjà fait et ce qu’on sait déjà bien faire. On va essayer de nouvelles choses, je ne sais pas trop ce que ça va donner, ça va être la surprise. Même nous, des fois, on se surprend nous-mêmes avec le disque une fois qu’il est terminé…


Metalship : Tu dis que tu ne sais pas trop ce que ça va donner, mais est-ce que vous avez déjà des idées de directions à prendre pour ce prochain album ?

Oui ! En fait, on est en train de faire une espèce de carnet des charges, dans lequel on prévoit… Genre « là, il faut qu’on fasse une partie avec juste la basse, la batterie… ». On va faire un truc avec riffs plus longs, plus étirés, avec plus de notes. Augmenter la cadence aussi, parce qu’on a tendance à faire du mid-tempo ou des tempos assez lents, et on se conforte là-dedans. On sait faire d’autres choses, mais on s’est habitué à jouer dans ce créneau musical, et on va essayer d’autres choses, comme revenir à des choses plus Metal dans les riffs, et toujours essayer d’explorer à partir des un ou deux gros riffs qu’on a. Pour nous, un morceau, en général, c’est ça : un ou deux gros riffs, sur lesquels on va bosser et qu’on va essayer de développer, et après, il se passe des choses, et on garde ce qui est bon.


Metalship : Et par rapport à la composition, pour vous, ça se fait sur la route ? Ou tranquillement à la maison ?

Ca se fait à la maison. Pour moi, c’est le soir, tard. Je me couche entre 5h et 6h du matin très souvent. Un moment, je scotche sur la guitare et il y a des trucs qui sortent. J’enregistre des petits bouts, et je réécoute le lendemain. Je garde ce qui me paraît bien, et je propose aux autres. C’est la même chose du côté de Michael, l’autre gratteux, quand il a un truc à proposer, il fait une petite maquette chez lui, et on écoute ça ensuite ensemble.


Metalship : On sent que vous avez une bonne cohésion de groupe…

Oui, le noyau dur est bien costaud. On s’entend bien, c’est des potes. Avec Yann, on se voit tous les jours. Et Michael, l’autre gratteux, qui vient d’être papa, donc qui n’a pas pu faire la tournée, c’est un pote depuis le lycée, donc on s’entend vraiment bien, assez pour ne pas se prendre la tête, ce sont des relations saines !


Metalship : Je voulais revenir sur la tournée avec King’s X dont tu as parlé tout à l’heure. Est-ce que tu en gardes des souvenirs particuliers?

Oui ! Déjà, on jouait devant carrément plus de monde que d’habitude. En France, on joue devant de 50 à 250/300 personnes, sauf en fest ou en première partie d’une grosse tête d’affiche. Là, on jouait devant 500, 700, jusqu’à 1200 personnes ! A Londres, on a joué devant plus de 900 personnes, c’était notre première date en Angleterre, et l’accueil des étrangers était bien meilleur qu’en France. On était surpris, parce qu’ils ne connaissaient pas nos morceaux pour la plupart, c’étaient des fans de King’s X, qui avaient entre 40 et 50 ans. Bon, il y avait aussi des fans plus jeunes, mais à nos premières dates en Angleterre, c’étaient surtout des gens de cet âge, parce que King’s X, ça date de 1985. Et les fans qui étaient là dès le premier album, ils sont encore là. Donc on a joué devant un public assez âgé, mais très ouvert à notre musique. Et vu que notre format est assez pop, couplet/refrain/couplet/refrain, avec toujours un truc assez identifiable, on a un peu le même schéma que King’s X. Enfin, ça s’est très bien passé avec le public, avec le groupe, et on a beaucoup de respect mutuel les uns envers les autres. Les mecs du groupe venaient de temps en temps nous voir sur le côté de la scène. Ils ont 60 ans, ils ont joué avec AC/DC, avec Metallica, et on a été surpris de leur réaction, qui a été très spontanée, et très positive.


Metalship : Donc c’est la plus grosse tournée que vous ayez fait à ce jour ?

Ah oui, clairement ! On a fait ça du 7 avril au 3 mai, c’était non stop, avec juste un petit day off par-ci, par-là. On avait un peu peur, Yann avait peur que sa voix ne tienne pas, parce que c’est assez fatiguant. On se couchait tard tous les soirs, on ne dort pas trop, on picole, faut faire gaffe quoi ! Finalement, on s’en est bien sorti ! Quand je suis rentré chez moi, j’étais fatigué, mais pas plus que ça, j’aurais pu continuer. Et j’avais peur que ce soit lassant de faire les mêmes morceaux tous les soirs, mais non, c’est cool, parce qu’on a pas mal bougé, les gens étaient vraiment différents. C’était vraiment bien, motivant à fond, avec des très bonnes dates en Allemagne aussi, où les gens sont assez fans de musique progressive. C’est arrivé que des mecs viennent nous voir en nous disant qu’on aurait mérité de jouer après King’s X, ça fait plaisir.


Metalship : On va parler un peu du Hellfest maintenant, quand même ! Qu’as-tu pensé du concert de ce matin ? (rappel : l’interview a été réalisée le vendredi 17 juin, dans l’après-midi, Klone avait joué le matin même)

Pareil, on était un peu anxieux à la base de jouer devant pas beaucoup de monde. On avait peur qu’il y ait des gens qui n’aient pas le temps d’arriver. D’ailleurs, j’ai croisé plein de gens qui n’ont pas pu nous voir à cause de la queue. Mais ceux qui étaient là étaient bien répondants. Nous, on l’a bien ressenti sur scène, on était plutôt bien, assez content de notre set. Faut qu’on revoit après les vidéos… Parce que la sensation que tu as sur scène… Il faut que tu réécoutes ce que tu as joué… Genre « Ah bah non, en fait, c’était pas bien ! ». Ou dans le sens inverse. Mais non, sérieusement, bonnes sensations, le public qui répond. Et puis on était à l’aise, pas trop mal réveillé. Ca s’est bien passé.


Metalship : Pour ce concert, vous avez joué pour la première fois votre reprise de « Army Of Me » de Björk, comment ça s’est passé ?

C’était sympa ! Le morceau a un riff assez efficace, il est assez entraînant. C’est cool, parce qu’on l’avait beaucoup joué en répèt’. Déjà, avant de l’enregistrer, on l’avait beaucoup joué pour voir comment on allait le tourner. On a senti que ça serait sympa de la jouer, et que c’est un morceau qui est assez bien calibré pour être joué en concert. C’était en effet la première fois qu’on le faisait. On a eu juste un petit souci, notre sample s’est décalé. Mais à part ça, on l’a bien joué, on est content !


Metalship : Donc vous allez la rejouer par la suite ?

Ah oui oui, on va la refaire ! Notre souci, c’est que d’habitude, on est accordé en Mi la ré sol si mi pour les guitares, c’est en classique. Et ce morceau est en la dièse, on est rarement accordé aussi bas, les cordes sont toutes molles. On est endorsé par LAG, et on avait plusieurs guitares, donc on a pu gérer le truc. Ils nous ont filé des guitares de très bonne qualité pour la tournée, et donc on a pu en profiter.


Metalship : Pour continuer sur le Hellfest, que penses-tu de la prog’ de cette année ?

Je suis content cette année, surtout aujourd’hui, où il y a beaucoup de groupes que je voulais voir ! J’ai vu Maximum The Hormone, c’était marrant. Après, je veux voir Down, Meshuggah, Clutch… Demain, Coroner et deux, trois trucs français qui ont l’air sympa. Et dimanche, Opeth, Anathema, Pain Of Salvation… Le fest est sympa, bonne ambiance.


Metalship : Vous avez de nouvelles dates de prévues, tu peux nous en dire plus ?

Oui, donc le Motocultor en août, le festival des Arts Bourrins en Normandie. Une date à la Scène Bastille de Paris en novembre. Une date sur un festival en Allemagne, à Cologne, Manosque, Bordeaux, Montpellier, plus quelques autres qui sont encore en discussion. On voulait faire une petite tournée pour promouvoir le maxi et jouer ce titre en intégralité en live. On a beaucoup bossé dessus, donc on avait envie de le jouer, de le partager, et on sait qu’il passera bien en live.


Metalship : Avez-vous d’autres projets à part ces dates ? Vous parliez il y a quelques mois de tourner un clip pour « Immaculate Desire », qu’en est-il ?

Il a été fait, mais on ne l’a pas gardé ! Quand on a récupéré la vidéo finale, on était un peu partagé dans le groupe. On l’a passé à des potes proches et pareil, les retours étaient assez négatifs, donc on ne l’a pas gardé. On ne l’a pas diffusé et on ne le diffusera pas. Certains ont beaucoup aimé, et d’autres ont trouvé que ça ne le faisait pas. Nous, on ne se retrouvait pas forcément dans le boulot du mec, et certaines scènes ne passaient pas ou qui nous faisaient de mauvais frissons, même si certains trucs étaient très biens dedans. On a essayé de modifier le montage, mais ça ne passait pas.


Metalship : C’était quel genre ?

C’était une espèce de scénario, avec une famille, avec deux gosses et les parents, dans une ambiance assez glauque qui était bien travaillée. Et il y avait des mannequins tous blancs, qui essayaient de dégager un truc glauque, et au final, certains mannequins… On va dire qu’on avait l’impression qu’ils sortaient de chez Monoprix, et ça ne faisait pas passer vraiment d’émotion. En fait, le père tue toute la famille dans l’histoire. C’est dommage… Enfin, moi j’ai bien aimé, j’avais des petits frissons sympas, mais certaines choses me dérangeaient un peu. Mais bon, voilà, au final, on ne l’a pas gardé.


Metalship : Merci pour tes réponses Guillaume ! Est-ce que tu as un mot de la fin pour les lecteurs de Metalship ?

Je ne les connais pas moi, les lecteurs de Metalship. Mais je suis sûr qu’ils sont très sympas, très généreux, et s’ils veulent, ils peuvent aller faire un tour sur l’adresse du site de Klone et laisser un petit message !


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ajouté par Menqèt, le 11 juillet 2011 pour Metalship

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