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Interviews :: Interview de Pit

Interview de Pit


Si vous êtes un fervent lecteur de chroniques black metal, vous avez très certainement déjà croisé Pit. Ce passionné de musiques sombres et malsaines aime jouer de son côté mystérieux, mais il n'en est pas moins un membre important de l'équipe de votre webzine préféré. C'est à l'occasion du troisième anniversaire de Metalship que nous vous proposons cette interview inédite, qui vous permettra d'en apprendre un peu plus sur l'envers de la rédaction ...


Metalship : Salut Pit ! Pour commencer, peux-tu te présenter en quelque mots pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore ?


Salut !
Eh bien je ne sais pas trop quoi dire si ce n’est que je suis un fan ultime de Metal Extrême et de bon vieux Heavy. C’est donc ce qui m’a amené sur Metalship pour faire connaître mes goûts et les partager. Au-delà de ça, au moment où j’écris ces lignes, je suis encore étudiant en Master 2 Euromédias. Plus pour très longtemps et c’est bien triste parce que la vie d’étudiant me plait bien, et je suis très attaché aux gens de ma classe… Mais à un moment donné, il faut bien tourner la page et se lancer dans la vie active…


Metalship : On connait tous ta passion pour le black metal et les musiques sombres en générale. Comment es-tu entré dans cet univers ?

Oh ben ça fait un sacré moment que j’écoute du Metal. J’ai commencé avec un CD de Motörhead (March Or Die) qui se trouvait dans la médiathèque municipale près de chez moi. Je devais avoir 7 ans ou un truc dans ce goût-là… C’est surtout la pochette qui m’a attiré, je dois bien le dire. J’ai eu peur de la réaction de ma mère si je disais que je voulais emprunter ce CD… Et un jour, j’ai fini par l’emprunter quand même et quand j’ai écouté les premières notes, j’avais jamais rien entendu de tel ! Donc par la suite, j’ai emprunté quelques CD qui se trouvaient dans le même rayon, et le Metal m’a vraiment botté le cul quand j’ai écouté Iron Maiden ! Je devais avoir 14 ans quand j’ai trouvé un T-shirt qui était bien trop grand pour moi, mais du coup, mon oncle m’a refilé tout un tas de cassettes à lui, y avait du Sepultura, Slayer, Megadeth, Metallica et j’en passe… Et de fil en aiguille, pour étancher ma soif musicale, je suis tombé sur des trucs bien plus extrêmes, et je sais pas… j’ai vraiment ressenti quelque chose ! C’était à la fois un gros fuck à la pop de merde diffusée sur les ondes, et en même temps, c’était quelque chose dans lequel je me retrouvais vraiment. Je suis quelqu’un de très calme dans la vraie vie, et pouvoir canaliser sa haine et sa colère dans la musique, c’est quelque chose que j’ai toujours apprécié dans le Metal. Et dans le Black Metal en particulier, on retrouve ces ambiances malsaines, cette violence exacerbée. La société nous oblige à porter des masques pour pouvoir survivre, et dans le Black Metal, on peut exalter ses pulsions, dévoiler ses côtés les plus sombres, et le rendu musical est vraiment intéressant selon moi quand il est fait avec les tripes et un certain intégrisme.


Metalship : Quels sont les groupes et les albums qui te paraissent incontournables ?


Partir un Jour des 2 Be 3 !
Plus sérieusement, en ce qui concerne le Metal, le premier qui me vient à l’esprit est de De Mysteriis Dom. Sathanas de Mayhem. Pour moi, ce disque est le témoignage de la déviance du Metal gentillet vers le vrai Black Metal, une musique viscérale et bestiale à la fois, tout en gardant un aspect primitif très malsain. Mais sinon, je citerais évidemment Number Of The Beast d’Iron Maiden, un classique. Transylvanian Hunger de DarkThrone qui a marqué au fer rouge les prémices du Black Metal. Mais je n’oublierais pas l’album éponyme de Black Sabbath, bien que ma préférence aille vers l’album Paranoïd. Après, comme il n’y a pas que le Metal dans la vie, je citerais volontiers du Killing Joke ou Massive Attack, et évidemment, Pornography de The Cure !!!


Metalship : Tu alimentes donc Metalship en chroniques depuis 2009 si je ne me trompe pas. Comment es-tu arrivé sur le webzine ? Tu peux nous raconter ton parcours ?

Alors en fait, avant d’intégrer Metalship, j’étais chroniqueur sur Antithétik. J’avais rencontré le boss (eh ouais Denis, t’es un boss ! Si tu me lis…) sur un vide-grenier. Je venais d’acheter un vinyl de Pungent Stench, et là, un gars voit ça, m’interpelle et me propose de me vendre une cassette vidéo de Dream Theater. On discute rapidement, et il me parle de son Webzine, il cherche des chroniqueurs. Pas longtemps après, je suis donc pris. Malheureusement, Denis manque de temps pour alimenter le site qui était au départ un site perso. Il décide donc de le fermer… Pas longtemps après, je pars en Suisse pour un petit stage à l’UNESCO (ouais, je sais, c’est la classe et je me la pète !), à Genève. Et comme je ne connaissais pas grand monde dans le coin et que je me faisais un peu chier, je suis allé sur un site de Metal pour m'occuper, et j’ai vu une annonce qui proposait un poste de chroniqueur. N’ayant pas eu de réponse tout de suite, je me suis ensuite rencardé pour bosser sur un magazine Suisse qui s’appelle Transit. Très bon mag au passage. Puis, Metalship (NanoRoux en fait…) m’a recontacté pour m’accueillir dans l’équipe. Deux jours après, Transit me rappelais aussi pour me prendre. J’ai dû décliner l’offre parce que je voulais vraiment m’investir dans ce Webzine montant. Elric qui a récemment quitté le navire m’avait avoué à plusieurs reprises qu’il avait toujours dit à Nano qu’il avait eu le nez creux en me recrutant, et ça m’a fait bien plaisir !


Metalship : En plus des chroniques, tu travailles beaucoup dans l'ombre au sein de l'équipe de communication. En quoi consiste ce travail ?

Eh ouais ! Eh bien, pour fonctionner, un Webzine a besoin de chroniques et live reports attractifs. Dans attractif, on peut comprendre ‘actuel’, ‘groupe important’ et tout un tas d’autres critères. Bien que Metalship fasse de gros efforts pour les groupes locaux, on ne peut pas nier le fait que si on ne travaillait pas avec des gros groupes et de gros évènements, notre visibilité serait quasiment nulle. Mon travail dans l’équipe de comm est donc de recevoir les propositions de chroniques et de les transmettre à l’équipe. Mais on ne travaille pas qu’avec les propositions qu’on reçoit puisque souvent, je demande à des groupes s’ils souhaitent une chronique dans notre Webzine, pareil pour les live reports, etc. En gros, on peut dire que je suis l’intermédiaire entre les groupes, labels, organisateurs de concerts, etc. d’une part, et l’équipe de Metalship d’autre part. Je m’occupe aussi de chercher des lots intéressants pour les concours, etc, etc. On ne pense pas, mais c’est un gros travail quotidien qui nécessite de la patience. Je prends l’exemple de mails rédigés en langage SMS, ce qui pour moi est le plus énervant à déchiffrer. Ces gens-là attendent malgré tout une réponse de notre part, mais un peu sérieux est tout de même le minimum.


Metalship : Quels en sont les avantages et les inconvénients ?

Pour moi, il y a pas mal d’avantages puisqu’on a souvent les grosses sorties en avant-première, ce qui veut dire qu’on peut écouter un album jusqu’à 3 mois avant sa sortie officielle. On est aussi en contact direct avec les groupes ou les managers, ce qui a un côté humain très plaisant malgré la barrière virtuelle qu'impose le Web. C’est en tout cas quelque chose que j’apprécie. En ce qui concerne les inconvénients de la communication Metalship, je dirais qu’effectivement, ça prend pas mal de temps, des fois il faut travailler un peu dans l’urgence. On reçoit une confirmation de pass photo la veille pour le lendemain, quand ce n’est pas le jour-même, donc ça demande de la réactivité, et surtout, de la disponibilité. Après, comme je le disais plus haut, on reçoit des mails écrits dans un vague français, sans ponctuation, bourré de fautes, et c’est un des trucs qui m’agace le plus. J’ai juste envie de leur dire merde pour ne rien cacher. Je fais tout pour avoir une approche très pro, bien que ça soit entièrement basé sur le bénévolat, mais un minimum de respect ne fais jamais de mal.


Metalship : J'imagine que ton investissement pour Metalship doit te prendre beaucoup de temps. Quelles sont tes autres passions ou hobbies et comment gères-tu tes différentes activités ?


Comme je l’ai dit, je suis encore étudiant, et pour cette dernière année d’études, on a vraiment de gros projets qui demandent un temps fou, et j’avoue que cette année, je n’ai pas eu vraiment le temps de me consacrer à la broderie ou à la pêche à la mouche… Mais en fait, je considère mes études comme un hobby parce que ça me plait vraiment et je trouve ça très formateur. Cette année, je n’ai fais quasiment que des choses qui me plaisent, et ça change carrément du lycée ! Sinon, je suis aussi un cours de photos aux Beaux Arts parce que c’est un art qui me fascine, et savoir se servir d’un réflex plutôt que d’un téléphone portable pour prendre une photo, je trouve ça carrément plus classe ! Mais surtout quand je vois certains artistes, ça donne vraiment envie ! Je pense à Andy Julia, Aaron Hawks, Rik Garrett, et surtout la nouvelle vague du néo-érotisme…


Metalship : Est-ce que ton expérience sur le webzine te sert dans tes autres activités ?

Ah ben oui, indéniablement. Je pense que toute expérience est bonne à prendre. Avoir une pensée critique sur un disque, savoir l’exprimer, savoir mettre en valeur quelque chose ou au contraire le discréditer en toute subtilité, c’est un exercice que j’adore faire, que ce soit pour Metal ou dans la vraie vie. Sinon, je dirais aussi que le travail au sein de Metalship me permet de me tenir informé de l’actu Metal, et de découvrir sans cesse de nouveaux groupes, bons ou moins bons. Après, je ne peux pas dire que ça soit un gros plus dans la vie de savoir que le gars de Mayhem s’est fait poignardé par celui de Burzum, mais bon, chacun sa culture, et chacun sa contre-culture. D’ailleurs, contre-culture ou sous-culture ? Hein hein…


Metalship : Tu es l'un des membres les plus discrets de la communauté si l'on compare avec le travail fourni. Est-ce par choix ou aimes-tu jouer de ce côté mystérieux ?

Je pense simplement que je suis discret dans la vie de tous les jours et donc ça se reflète sur mon activité ‘virtuelle’. Après, pas mal de gens me disent ‘aimer’ mon côté mystérieux, j’y suis un peu pour rien, j’ai pas vraiment de mystère. C’est sûr que je n’étale pas ma vie en public comme certains, alors si c’est ça qui me vaut le qualificatif de mystérieux, alors oui, je le suis, et par choix ! Si c’est pour autre chose, c’est assez involontaire, même si des fois j’en joue, j’avoue...


Metalship : Au fil du temps, l'équipe devient de plus en plus soudée. Comment vois-tu cette évolution ?

Au fil du temps, l’équipe en elle-même change surtout… On a des nouveaux, des anciens qui partent, etc. Bien sûr, personne ne peut être en parfaite harmonie avec tout le monde, mais je pense que c’est important de mettre ses avis personnels de côté si on vise tous un but commun, ici, le partage de notre passion musicale. L’équipe est maintenant assez grande pour pouvoir s’éviter sans se tirer dans les pattes. Dans l’évolution d’une équipe, il y a toujours des bons et des mauvais côtés. Des fois, crever l’abcès devient nécessaire afin de repartir sur de bonnes bases. Et bien souvent, ça permet de ressouder l’équipe oui, ce qui en soi est une bonne chose !


Metalship : Metalship a également connu une forte évolution en l'espace d'un an.
On connait tous les améliorations comme Myship par exemple, mais en interne, ça donne quoi ?

Disons surtout que Nano travaille comme un dingue pour essayer de proposer des outils intéressants pour aider les groupes dans leur promotion. Il a donc mis en place des outils comme Myship, qui n’a pas pour vocation de rivaliser avec Facebook, même s’il y ressemble. Je pense que les gens sont trop cantonnés à Myspace et Facebook pour voir les réels apports d’outils proposés par Metalship. N’étant pas moi-même un addict des réseaux sociaux en tous genres, je ne suis donc pas très actif sur Myship, mais l’outil permet quand même en interne d’avoir un rapide coup d’œil sur les derniers ajouts du site, les derniers commentaires et tout ça, le tout sur une seule page. Donc c’est plutôt pratique si on sait exploiter son potentiel…


Metalship : Comment vois-tu les mois ou les années à venir ? Quelles ambitions as-tu pour le site, à court ou long terme ?

Hum… Les mois à venir, il y a déjà le Hellfest qui risque de rameuter un bon paquet d’internautes, et donc d’accroitre la visibilité du site. Sinon, en règle plus générale, je pense que Metalship jouit malgré tout d’une petite renommée dans le milieu comme on dit. Il a même atteint cette renommée assez vite. Rome ne s’est pas faite en un jour, je pense donc que les ambitions du site n’ont pas à rougir d’autres Webzines français, bien au contraire puisqu’il y a maintenant une partie US de Metalship, et bientôt, une partie japonaise…


Metalship : A l'occasion de ce troisième anniversaire, j'aimerais que tu me racontes l'un de tes meilleurs souvenirs en rapport avec Metalship, une anecdote, une rencontre ou quelque chose qui t'a marqué...

Eh bien, le principe d’un Webzine, c’est d’avoir des membres virtuels. Et une des choses qui m’a le plus marqué, c’est d’avoir pu rencontrer certains membres à Lyon l’été dernier. On déconne beaucoup sur le forum, on noue des liens avec d’autres, et au final, ça devient frustrant de ne pas voir les gens en vrai. Et cette rencontre a vraiment été sympa, j’en garde de très bons souvenirs ! Sex, Drugs and Rock’n’Roll !


Metalship : Merci Pit pour cette interview. Je te laisse le mot de la fin !

Merci à toi pour tes questions. Souvent, c’est moi qui pose les questions, et quand je donne les mots de la fin, je ne m’étais pas rendu compte à quel point faut être inspiré pour répondre…
Longue vie à Metalship ? Pas assez original…
Stay Brutal ? Y a déjà un copyright par Benighted
Sick and Proud ? Idem… Mais par Benighted
Lead your life like a Rock’n’Roll rebel ! C’est pris aussi…
Bon… J’ai pas d’imagination… Je dirai donc :
It doesn’t matter if we all die ! (Ok, c’est déjà pris aussi, mais ça aurait pu être de moi…)


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ajouté par Zandra, le 18 avril 2011 pour Metalship

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Commentaires


Voir les 6 commentaires précédents
Cool l'interview de Pit, celui qui me sort des noms de groupes improbables ;)
mer. 27 avril 11- 19:16  
Dis donc, je savais pas que t'avais bossé pour Transit! J'avais fait partie de l'assoce, un temps. En tout cas, sympa l'interview!
mer. 27 avril 11- 23:57  
Ah nan, j'ai pas bossé pour eux, j'ai juste failli. J'ai postulé en même temps que Metalship, et Nano m'a répondu en premier. Transit m'a recontacté le lendemain je crois...
jeu. 28 avril 11- 10:56  


Pit



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