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Interviews :: Interview de Camille Montrose

Interview de Camille Montrose


Après avoir sorti son premier recueil de nouvelles, Camille Montrose, jeune écrivaine, se lance dans son second ouvrage, Des Petits Riens. Mais la jeune femme fait également partie d'un groupe de Metal, il était temps pour Metalship d'en apprendre plus...


Metalship : Salut Camille !
Alors, tu es une jeune écrivaine et ton premier livre a connu son petit succès déjà. Qu’est-ce
qui te pousse à t’exprimer à travers ta plume ?

Salut Pit ! Merci de m'accorder cette interview ! Pour répondre à ta question, l'écriture est, pour moi, une grande nécessité. Tout ce que je ne peux pas dire par voie orale, je parviens à l'exprimer à travers ma plume. Les mots, les idées viennent plus naturellement et je peux ainsi donner libre court à mon imagination, mes émotions, etc. Il m'arrive parfois de rester plusieurs semaines sans écrire un seul mot : dans ces cas-là, je ressens beaucoup de frustration et je vis comme une délivrance l'instant où ma plume gratte de nouveau joyeusement le papier !


Metalship : Dans ce premier livre, on trouve diverses influences littéraires. Je rappelle que Lupus Est Homo Homini, ce premier ouvrage est un recueil de nouvelles. Quels sont tes auteurs favoris ? J’ai pensé à Ionesco en lisant la pièce de théâtre… Est-ce important pour toi de mélanger les genres littéraires au sein d’un même ouvrage ?

J'ai trois gros coups de coeur littéraires : Jules Verne, Amélie Nothomb et Louis-Ferdinand Céline ! Trois univers, trois plumes bien différentes mais qui me font vibrer d'une manière incroyablement puissante ! Le mélange des genres est venu tout naturellement dans Lupus. Lorsque je l'ai écrit, je ne me suis pas posée de questions. Cette pièce de théâtre, « Honni soit qui mal y pense », s'est donc inscrite au coeur du recueil parce qu'elle s'est imposée à moi et qu'il fallait qu'elle y soit. Une fois que je commence à écrire, je ne dirige plus rien. Ce sont les mots, les idées qui décident. J'aime assez le mélange des genres dans un recueil : cela permet d'apprécier – ou non – divers styles chez un auteur et de contenter plus de lecteurs.


Metalship : Est-ce qu’il y a un fil conducteur dans ton livre ? De quoi parlent les textes en général, ou plutôt, que doit-on lire entre les lignes ?

Dans Lupus Est Homo Homini, en dehors de « Dialogue Post-Mortem » qui est en deux parties, il n'y a pas de fil conducteur. A l'époque où je l'ai écrit, j'avais besoin de dire certaines choses. Je les ai donc posé là, dans ce premier recueil, sans vraiment chercher de cohérence entre les textes. Puis, j'ai eu envie d'aller plus loin avec certains personnages de ce premier-né ! C'est pourquoi on en retrouve quelques uns dans mon nouveau recueil, Des Petits Riens (sorti en septembre 2010). De manière générale, mes textes parlent de la vie et des Hommes. Je fais des constats que je livre ensuite. Comme je n'aime pas parler de sujets graves sur un ton grave (les journalistes le font très bien), j'aborde les choses avec cynisme et une sorte d'humour noir qui rend les faits plus percutants. Je pense que les lecteurs se plongent plus facilement dans les situations décrites avec un ton humoristique. Ils ont en eux un potentiel comique très surprenant et ils ne devraient pas le cacher derrière des faux-semblants ! Il n'y a aucun message caché dans mes textes (sourire). Ce que l'on doit lire entre les lignes, c'est au lecteur d'en faire l'analyse car, là encore, c'est étonnant de voir à quel point sa lecture peut être différente de la nôtre ! C'est incroyablement enrichissant car on en apprend bien plus sur l'Autre !


Metalship : Où est-ce que tu trouves ton inspiration ? Les histoires sont tellement différentes et riches qu’on a du mal à savoir d’où elles proviennent toutes ! Est-ce que c’est un peu toi qui apparais à travers tes personnages ?

Mon inspiration, c'est le monde qui nous entoure. Par exemple, j'adore les trajets en bus car ils me permettent d'observer à loisir le comportement des gens. En ce moment, avec les fêtes qui se préparent, les villes fourmillent d'une activité fébrile ; c'est un régal de « vous » observer évoluer ainsi ! Tu dis que mes histoires sont riches ? Merci à toi mais je le dois en fait à l'être humain qui a en lui des richesses insoupçonnées ! C'est vrai qu'il y a un peu de moi dans certains personnages. Plus encore dans ce nouveau-né, Des Petits Riens. Je me suis beaucoup livrée, directement ou par des manières détournées. Je crois que, en tant qu'auteur, donner un peu de soi dans ses écrits permet de communiquer beaucoup plus d'émotions à ses lecteurs. C'est ce vers quoi je tends et j'espère y parvenir !


Metalship : Je disais juste avant que tes histoires sont toutes bien différentes. Quelle est la marque de fabrique Camille Montrose ?

A priori, ce serait la frustration ! (rires) J'ai, en effet, eu plusieurs retours de lecteurs qui me communiquaient leurs frustrations du fait que mes recueils soient si courts ! Mais ne dit-on pas que « les plus courts sont souvent les meilleurs »... (sourire) Je vous promet de faire plus consistant la prochaine fois !


Metalship : Je crois savoir que tu fais aussi partie d’un groupe de Metal. Dis-en plus à nos lecteurs…

Je suis en effet anciennement guitariste d'un groupe de Black symphonique, Eequor, basé dans le grand ouest. C'est un projet qui s'oriente vers un projet studio, c'est pourquoi j'ai décidé de ne pas continuer pour me consacrer exclusivement à mes nouvelles aspirations musicales ! Je suis désormais bassiste dans Hora Nocturna (http://myspace.com/horanocturna), groupe de Metal Experimental Post-Rock. Nous répétons actuellement ardemment dans l'optique de faire quelques dates d'ici la fin du premier trimestre 2011. Affaire à suivre donc...


Metalship : Bien souvent, la littérature et la musique vont de paire, surtout dans Metal. Qu’est-ce qui te pousse, toi, à allier les deux ? On trouve des références à Dimmu Borgir si mes souvenirs sont bons…

Les deux sont des modes d'expressions différents mais qui me sont nécessaires. L'écriture pour les raisons que j'ai évoqué précédemment. La musique... C'est une grande histoire d'amour. Je ne peux pas m'en passer ! J'en écoute tous les jours ; elle me communique des sensations fortes, transcendantes, et parfois elle m'inspire des histoires ! J'adore « voir » des situations, imaginer des actions lors de l'écoute d'un morceau ! Quand on parvient à imaginer autant sur une plage musicale, c'est aussi jouissif que la lecture d'un livre qui vous exalte ! La musique prendra peut-être plus de place encore dans mes futurs écrits...


Metalship : Tu fais aussi partie d’un Webzine. Qu’est-ce qui te passionne dans le fait de poser par écrit ce que tu ressens musicalement ?

En fait, je ne suis plus chroniqueuse depuis peu (rire). J'ai en effet été, pendant deux ans, chroniqueuse littéraire pour Metal Impact, sous le pseudonyme Karmilla. Ce fut une expérience enrichissante car j'ai découvert de nouveaux auteurs et j'ai pu en rencontrer quelques uns ! C'était un autre moyen d'exploiter mes passions pour l'écriture et la lecture ! Hélas, je n'ai plus le temps ni la motivation nécessaire. Cela va me manquer, c'est certain !


Metalship : Après Lupus Est Homo Homini, tu viens de sortir un nouveau livre. Je ne l’ai pas lu, mais qu’est-ce que tu peux nous dire à son sujet ? Est-ce qu’il s’agit encore d’un recueil de nouvelles ?

Il s'agit d'un nouveau recueil d'histoires courtes qui s'intitule Des Petits Riens. Il s'inscrit, en quelque sorte, dans la continuité de Lupus Est Homo Homini puisqu'il reprend certains personnages. On y retrouve, entre autres, une pièce de théâtre et deux poèmes. Il y a toujours cette pointe de cynisme et d'humour noir, mais je le crois moins sombre que Lupus car il y avait moins de colère en moi lorsque je l'ai écrit. Il y a eu une période d'infinie mélancolie lors de son écriture, cela se ressentira à la lecture de certaines histoires, mais la fin est une promesse d'un futur plus optimiste. Je crois que je commence enfin à m'apaiser ; la vieillesse peut-être (rire).


Metalship : Est-ce que tu as déjà des idées pour la suite de ton activité en tant qu’écrivaine ? Est-ce qu’il y a quelque chose que tu rêverais de faire mais que tu n’oses pas, ou que tu ne peux pour des raisons X ou Y ?

Oui oui, il y aura d'autres écrits de Camille Montrose, je ne tiens pas à vous lâcher en chemin ! (sourire) J'ai un nouveau projet de roman qui ne demande qu'à être écrit ! Une invitation à voyager dans le monde de l'imaginaire et des rêves ; un roman qui sera très personnel, un besoin d'exprimer une dernière douleur avant de passer à autre chose ! (sourire) Et puis, peut-être une suite, en format roman, de ces fameux « Dialogues Post- Mortem »...L'idée grandit, il faut lui laisser le temps !... S'il y a une chose que je rêverais de faire ? Avoir le courage de faire ce que je n'ose pas faire...


Metalship : Eh bien merci pour ton temps Camille. Je pense qu’il est temps de conclure, et comme le veut la tradition, je laisse le soin de le faire !

Merci à toi, à Metalship et aux lecteurs qui s'attarderont par ici ! Pour conclure, je citerai une phrase de Louis-Ferdinand Céline : « Le rire c'est en soi ou y a rien »...Profitez des instants présents !


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ajouté par Pit, le 3 décembre 2010 pour Metalship

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