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Batterie et Métal


Voici un dossier reprenant les grandes lignes techniques et pratiques de la batterie dans le monde du métal.



Batterie et Métal


Comme pas mal de monde le sait déjà ici, je suis un mordu, un fanatique frénétique, de la batterie et du métal. J'ai décidé de canaliser ma démence pour partager avec vous ma passion et mes modestes connaissances de percussionniste. J'espère pouvoir vous captiver au cours de ce dossier, en vous donnant les grandes lignes de cet instrument merveilleux. Trêve de babillage, passons aux choses sérieuses.

Les percussions existent depuis des millénaires, mais la batterie telle que nous la connaissons est relativement moderne, elle est apparue vers 1920. Les premiers à avoir utilisé un instrument semblable à ce que nous connaissons aujourd'hui furent les percussionnistes de Jazz, tels que Babby Dodds.
Les premiers kits furent très simplistes, ils étaient composés de percussion de fanfare, une simple grosse caisse, des hand cymbals en guise de charleston, accompagnées d'une caisse claire. Les premières batteries étaient appelées tout simplement des « Jazz ». Elles se sont ensuite complétées avec l'apparition de nouvelles cymbales, ainsi que de nouveaux fûts. Le monde de la batterie a connu une réelle extension avec l'apparition du rock, puis du hard rock et du métal, qui ont sans aucun doute contribué à diversifier les techniques de fabrications et de jeux.



Je vais premièrement donner un petit lexique imagé de la batterie, pour que chacun puisse mettre une image sur les mots et les sons.

  ]Dans un premier temps : les fûts.

Ils sont composés d'un corps en bois, ou en métal, ou en acrylique, et de deux peaux, une peau de frappe ainsi qu'une peau de résonance. Les peaux sont montées sur les fûts grâce à des systèmes de tirants et de cerclages, qui permettent de les tendre plus ou moins fortement. Les tailles varient, en largueur et en profondeur.

La grosse caisse : C'est en général l'élément le plus imposant du kit. Elle dégage un son très grave, un son de basse fréquence, d'où la traduction anglaise, Bass Drum. On la frappe grâce une pédale que l'on active avec son pied gauche ou droit, selon que l'on est gaucher ou droitier.



La caisse claire : Voilà un élément que l'on retrouve encore dans tous les kits. Elle est là pour marquer les temps forts. Elle dégage un son très puissant, ouvert, généralement claquant. On la frappe à l'aide de baguettes, de rods ou de balais. Ce fût a la particularité de posséder un timbre ( une bande de chaînons en métal, tendue sous la peau de résonance ) ainsi qu'un déclencheur. Plus le timbre sera serré et large, plus le son de la caisse claire sera agressif, précis et claquant.



Les toms : Ce sont des éléments très variables, que l'on peut ajouter ou enlever à sa guise. Ils permettent d'apporter de la mélodie à la batterie. Ils ont un son en général plus chaleureux que la grosse caisse et la caisse claire. Ils ne sont pas nécessaires à tous les batteurs, c'est pourquoi on peut voir des configurations très variables, allant d'un kit sans tom, à des kits comprenant jusqu'à 7 ou 8 toms. Ils sont placés au dessus de la grosse caisse, ou sur les côtés. Ils permettent de construire des breaks, des solos et d'apporter de la diversité dans le jeu d'un batteur. Il existe de nombreuses tailles différentes, permettant d'avoir des notes plus ou moins aiguës.



Les octobans : Qu'est ce que c'est que ces bêtes là ? Ces fûts s'apparentent à des toms, sauf qu'ils ont la particularité d'avoir un diamètre très petit et d'être très profonds. Ils ont un son très clair et très aigu, ils sont peu utilisés dans le métal, hormis dans les jeux plus progressif, Sludge ( Dream Theater, Mastodon...)



  Morphologie des fûts

Il existe de nombreuses tailles différentes pour tous les fûts. Les tailles s’expriment en pouces, (1 pouce=2.54cm). Les références d’un fût comprennent la largeur et la profondeur qui jouent un rôle important dans l’émission du son.
De manière générale on retrouve ses dimensions pour :

Les toms : 08*07, 10*09, 12*10, 13*11, 14*14, 16*16, 18*18

Les caisses claires : les dimensions vont de 10 à 15 pour la largeur et de 2 à 8 pour la profondeur. La taille la plus conventionnelle est de 14*5.5

Les grosses caisses : Elles mesurent entre 18 et 24 pouces de diamètre et mesure environ 18 à 20 pouces de profondeur.

Ces fourchettes ne sont pas exhaustives, elles représentent ce que l’on peut trouver facilement dans le commerce.

Plus le fût sera large plus il sonnera grave, plus il sera étroit et plus il sonnera aigu. Cela permet d’apporter de la musicalité et de créer des phrasés très intéressants.

De même pour la profondeur, plus le fût sera long, plus il sonnera fort et plus il aura de substain. (le substain correspond en gros au temps pendant lequel la note reste perceptible à l'oreille)
L’épaisseur du bois ainsi que la rugosité de la surface intérieure influenceront également le son

Les chanfreins :

Le chanfrein et une partie du fût, celle qui forme l’arrête au niveau de la peau de frappe et de la peau de résonance. En fonction de l’angle de taille, ils donneront un rendu différent pour les mêmes conditions de frappe :
45 degré, son vif, susbtain augmenté et son plus brillant.
30 degré, accordage plus facile, et moins délétère pour les peaux quand elles sont fortement tendues
Les chanfreins arrondis émettront un son étouffé.
Il est important de souligner que la régularité du chanfrein est essentielle dans la qualité du son. Lorsque l'on enlève le cerclage et la peau, on peut parfois remarquer des accros sur le chanfrein, il est conseillé d'utiliser un papier de verre très fin afin de gommer l'aspérité. La tension de la peau sera optimisée. Cependant attention à ne pas forcer sur le ponçage, autant une bosse peut se lisser, en revanche un creux est définitif.

Les cerclages :

Ils sont composés d’acier le plus fréquemment, parfois de bois. La qualité des cerclages joue également un rôle important. Ces derniers sont responsables de la tension de la peau. Un cercle moulé (diecast Hoops) permettra d’avoir une tension plus uniforme et donc un meilleur son



Je vais maintenant aborder les matériaux utilisés dans la fabrication des batteries.

Comme je l'ai précisé plus haut, le bois, le métal et l'acrylique peuvent être utilisé pour la confection des fûts.

Nous allons commencer par le bois, je vais aborder les plus utilisés

Il faut savoir qu'ils existent des bois très différents, chacun donnant un son bien particulier.

Le bouleau (Birch) : C'est un bois de bonne qualité, peu coûteux, il compose une grande partie des batteries de moyenne gamme. Ce matériel a la particularité de dégager un son très claquant. Il émet plus de fréquences aiguës que de fréquences médiums ou basses.

L'érable (Maple) : C'est un bois qui pousse principalement dans les climats tempérés et humides, notamment au canada. C'est sans doute le bois le plus réputé pour ses qualités sonores. Il dégage beaucoup de fréquences basses et médiums et peu de fréquences aiguës. Le son qu'il dégage est décrit comme rond et chaud, mais perd du claquant et de l'attaque. Il donne un son très propre, très doux à l'oreille. Ce bois est beaucoup plus cher que le bouleau, il compose les batteries haut de gamme.

Le chêne (Oak) : voilà un bois qui est utilisé depuis des années mais qui est resté assez peu connu. Il ne présente pas un apport majeur par rapport aux bois précédemment cités. Il est un peu plus réactif que le Maple, un peu plus grave que le bouleau, mais possède le vilain défaut de bouger, d'être sensible à la chaleur et au froid. Par conséquent c'est un bois qui donne des kits difficiles à accorder. Le prix de ce bois se situe un peu au dessus du bouleau.

Le Hêtre (Beech) : Ce bois fut beaucoup utilisé dans les années 80 pour fabriquer les kits des plus grands rockeurs, hard rockeurs et premiers heavy métalleux. Il possède le claquant du bouleau, il garde également les aigus du bouleau, mais possède également plus de médiums et de basses. Cela en fait un bois très complet, avec un son assez vintage, métal old school. (Ex, Helloween). Le souci du hêtre réside dans la sonorisation et l'accordage car il dégage un panel de son très large.
Il reste un bois relativement coûteux et a perdu l'engouement qu'il lui était donné dans les années 80.

Bubinga : Ce bois est d'origine asiatique, il dégage un son très chaud et très sombre. Il est sans doute le bois le plus cher utilisé dans la confection des batteries. Il possède les caractéristiques du Maple mais en plus poussé. Cependant la différence n'est pas très importante.

Les alliages Bubinga/Birch : Ce mélange de bois est spécifique de certaines marques telles que Tama, qui produit notamment la « Tama Starclassic Performer Bubinga Birch ». Il semblerait que de nombreux batteurs soient conquis par ce mélange, car il permet d'allier les qualités du bouleau et du bubinga, d'avoir la chaleur et le claquant. Pour en avoir testé une moi-même, il vrai que le son est vraiment charmant.




  Les métaux

Après avoir fait un tour d'ensemble du bois, je vous propose d'aborder rapidement les métaux. Il faut savoir que ces matériaux ne sont utilisés généralement que pour la confection des caisses claires. En effet ils existent des fûts :

-en bronze,
-en acier,
-en cuivre
-en aluminium.

Les fûts sont assez tranchants en général, mais le plus réputé pour son tranchant et sa brillance est l'Acier, vient ensuite le bronze (mélange de cuivre et d'étain) qui possède les mêmes caractéristiques que l'acier mais avec moins de substain,
Le cuivre et l'aluminium donne des sons beaucoup plus chaud, avec plus de rondeur.


  Les peaux

Comme vous le savez, tous les fûts nécessitent des peaux. Il est intéressant de voir qu'il existe un grand nombre de peaux, des simples, des doubles feuillets, des sablées... Les plus réputées pour leur rendu sont les « pin stripe », des peaux composées de deux feuillets, comprenant de l'huile au milieu.
Les peaux donnent un son bien différent, plus ou moins claquant, rond...Quoi qu'il en soit, il est important de bien choisir ces peaux et de savoir les accorder correctement. Une batterie de bas gamme avec des peaux de qualité bien accordées, sonnera mieux qu'une batterie haute gamme avec des peaux mal accordées.
Des peaux à simple pli dégageront un son très claquant, elles équipent très souvent les batteries de débuts de gamme. C'est pourquoi il me semble essentiel de changer ses peaux de frappe et de résonance lorsque l'on investit dans un kit. Il est plutôt recommandé de choisir des peaux à double plis ou sablée pour avoir un bon son, après tout dépend du budget... Les peaux sablée vont donner de la rondeur (loudness) au son tout en enlevant de l'attaque, les peaux claires apporteront moins de chaleur au son mais conserveront son attaque.

Comment les accorder ?

Je conseille fortement d'utiliser un peson afin de mesurer la tension de la peau. Il faut tendre la peau progressivement pour ne pas la craquer ou la voiler. Une petite astuce : on peut serrer les tirants deux à deux, en face à face en vérifiant la tension avec le peson, disposé à 3-4cm du bord du fût. Il y a certains standards pour certains fûts, mais l'accordage varie en fonction de la taille du fût, du matériel utilisé, ainsi que des préférences de chacun.
Autres astuces : afin de mettre en place la peaux, qui doit vraiment faire corps avec le chanfrein, il ne faut hésiter à la mettre rude épreuve.
Ce que je peux conseiller c'est de tendre un peu sa peau, puis de monter dessus pieds joints (pas de soucis c'est très résistant). Une fois cette première étape finie, on peut resserrer les tirants de deux tours de clé puis de se munir d'un torchon et d'appuyer sur la peau en glissant de chaque tirants vers le centre. On peut répéter la manoeuvre jusqu'à ce que la tension idéale soit atteinte. Une fois la peaux suffisamment tendue il est conseillé de la laisser reposer pendant une petite heure avant de jouer dessus.
A noter, lorsque l'on veut détendre une peau, il est conseillé de desserrer les tirants plus que nécessaire et de finir en la resserrant jusqu'à la mesure voulue. Cette précaution évite que la peau ne se détende outrageusement toutes les cinq minutes, ce qui est plutôt contrariant en concert !
Enfin il existe une autre petite astuce, le "moon gel" ! C'est un gel bleu, découpé en carré qui se colle sur la peau. Il permet d'absorber les harmoniques indésirables et d'avoir son plus propre ! Attention cependant à ne pas surcharger, le son en deviendrait froid et clinique !



  Les cymbales

Elles sont composées de métaux semi précieux, elles peuvent être fabriquées de manière industrielle ou de manière artisanale. On dit qu’elles sont tournées et ciselées. Les cymbales dites artisanales sont tournées et ciselées à la main, contrairement aux industrielles qui sont traitées par machine. Cela va sans dire que les cymbales tournées à la main sont nettement plus chères, mais également uniques !
Elles sont composées de deux parties : le dôme et la tranche.
Les alliages utilisés varient sur les ratios de métaux. Les matières premières utilisées sont, le cuivre, l’étain et l’argent. Le cuivre et l’étain donnent du bronze, ils existent donc plusieurs types de bronze, le B20, le B12, le B 10 et le B 8.

Le tournage joue également un rôle important car il est responsable de la propagation des ondes dans la cymbale. Quant à la fréquence du son des cymbales, elle dépend comme pour les futs, de la taille et de l’épaisseur. Plus une cymbale est large, plus elle sonnera grave ! L’épaisseur joue sur le volume sonore et le substain ! En fonction des caractéristiques de la cymbale, nous obtiendrons un son plutôt dark (vintage), plutôt brillant (moderne)
Les prix varient en fonction de la marque, de la qualité du tournage et des matériaux, ainsi que de la taille. En gros, les prix évoluent de 30 à 400 euros la cymbale ;

Le Hi-Hat : Cet élément également appelé Charleyston, se compose de deux cymbales de même taille. Il est assemblé la plupart du temps sur un pied muni d’une pédale. Cette pédale permet de jouer avec le charleyston ouvert ou fermé, donnant un panel de son assez large. C’est la pièce maitresse d’un jeu de cymbales, celle que l’on utilise le plus. Sa taille peut varier de 10 pouces à 16 pouces, bien que le Hi Hat de 14 pouces soit le plus répandu, suivi de celui de 13 pouces.



La ride : C’est une cymbale dont la taille est comprise entre 18 et 24 pouces, mais la plupart des modèles sont compris entre 20 et 22 pouces. Elle émet un son très aigu. Il est possible d’utiliser la tranche comme le dôme de la ride. Le dôme donne son encore plus aigu et plus puissant. Il est utilisé pour marquer un accent ou construire un groove métal par exemple.
Dans les jeux de batterie métal, la ride est généralement très puissante, avec un ping très défini, (Le ping est la réponse sous la baguette) contrairement au jazz où les rides sont beaucoup plus douces, avec un son se rapprochant d’une crash (d’ailleurs certaines ride peuvent être jouées comme des crash).



Les crash : Ce sont les cymbales sans doute les plus connues ! Elles permettent de marquer des accents, ou des pêches comme on dit dans le jargon ! Leur taille varie de 14 à 24 pouces, et chaque batteur a son organisation pour les crash. Certains batteurs se contenteront d’une seule crash, d’autres en auront jusqu’à quatre !
Ces cymbales sont toujours posées sur un impact de grosse caisse ou de caisse claire. A savoir qu’une crash jouée sans rien en dessous est souvent considéré comme une faute de goût !



L’épaisseur des crash joue beaucoup sur leur son, on peut retrouver plusieurs catégories :

Paper thin (fine comme une feuille de papier)
Thin (fine)
Fast (fine également mais avec la propriété de monter très vite dans les aigu et d’avoir un substain très court)
Normal (pas de classification)
Médium
Rock ou Heavy (les épaisses)
De manière générale, plus les cymbales sont fines, moins elles sont solides. Mais plus elles sont épaisses, plus ils faut les frapper fort pour qu’elles sonnent et moins elles sont souples. Les cymbales épaisses sont donc réservées au métal, aux jeux physiques et aux gros cogneurs.

La China : Elle est ce que l’on appelle une cymbale d’effet ! Elle est en général assez fine et ses tailles varient de 10 à 20 pouces. Elle donne un son très ouvert et très sec. Elles sont utilisées pour marquer des temps forts, souvent accompagnées d’un beat de caisse claire. Elles ont une forme de crash échancrée, et c’est cette échancrure qui lui donne un son si particulier
Les china utilisées dans le métal sont généralement très sèches, vives à la réponse et agressives.



Les splash : Voilà une autre famille de cymbales d’effets. Leur nom est révélateur de leur son puisqu’il fait vraiment « splash » ! Elles sont de petites tailles, entre 6 et 12 pouces. Elles sont très réactives, avec des sons très aigus. Elles permettent de placer des accents subtiles dans un pattern, ou d’amener un changement d’humeur dans une chanson ( passer d’une partie calme à une partie plus pêchue !).



Le reste : C’est la catégorie poubelle ! On y trouve de tout, des stacks(assemblement de cymbales), des gongs, des cymbales trouées, des carillons, des cloches….bref, tout un tas d’ovnis possibles et imaginables !


Voilà quelques grandes marques, reconnues pour leur qualité dans les cymbales destinées au métal.

Zildjian A custom, Avedis, Z custom, Z, Z dyno beat (les Zcustom, Z, et Zdyno beat ne sont plus produites aujourd’hui, mais elles ont été une légende ! (origine turque)

Sabian AAX, AA, HH, HHx, Vault (origine turque)

Meinl : Mb20, Mb10, Byzance, Soundcaster (origine allemande)

Paiste : 2002, Formula (plus produite), Rude, Alpha. (origine suisse)

Ufip : Bionic, Rough serie, Natural serie (origine italienne)

Pour anecdote, Zildjian et Sabian sont issus de la même filiale, il s’agit de deux frangins (Robert Zildjian et Sabian Zildjian) qui se sont disputés les droits de successions quand leur père ( Avedis Zildjian) est décédé.
Je tiens à préciser que l'on peut jouer de tout avec tout, cette liste sur les marques et références de cymbales correspond juste aux standards rencontrés dans le métal, mais il n'est pas interdit d'utiliser des cymbales destinées au jazz pour jouer du métal.

 
Le Hardware et pédales



Le Hardware constitue l'ensemble du matériel qui accompagne la batterie et le batteur. Il est très diversifié et c'est pourquoi je n'énumérerai pas toute la liste, ce qui serait fastidieux et pas forcément intéressant. Je vais donc aborder les principaux éléments

Le tabouret: Anodin me direz vous ? Que nenni ! C'est une pièce plutôt importante, d'autant plus dans le milieu du métal ou la double pédale est très présente. Une bonne stabilité au sol est une base essentielle. Jouer de la double pédale à des tempos très élevés demande d'avoir une assise suffisamment haute, stable, pour avoir un bon équilibre sur les pédales. Il faut noter aussi qu'un tabouret confortable est fort appréciable lorsque les séances durent 2 h 30 – 3 h.


Le rack : Un rack est composé de multiples barres et pieds. Il peut servir à supporter de nombreux éléments. Un rack devient vite nécessaire lorsque la batterie est imposante, lorsqu'elle se compose de nombreux toms et cymbales. Le rack offre une bonne stabilité au batteur. Il évite les chute de pieds, permet de gagner du temps en concert lors des changements de sets et offre une esthétique intéressante.



Le pieds de charley : Il est composé d'une pédale, d'embases, d'un corps (tube), une tige, et d'un tilter qui vient se fixer sur la tige. Le fonctionnement est assez simple. On met tout d'abord le cul (ou bottom) du charley en place. Il s'agit de glisser la tige dans le trou de la cymbale bottom et devenir poser cette dernière sur le feutre du corps prévu à cet effet. Ensuite, on prend le dessus du charley (top), on le fixe au tilter par le trou central (en gros c'est boulon accompagné d'écrous). Ensuite il faut fixer le tilter monté au top du charley sur la tige, quelques millimètres au dessus du bottom de charley .
La tige étant reliée à la pédale par un système de chaîne et de ressorts, lorsque le batteur appuie sur la pédale, le tilter descend et le top du charley vient se plaquer contre le bottom. Le batteur joue alors avec le charley fermé, ce qui donne un son net et feutré.
Lorsque le batteur veut jouer avec le charley ouvert pour un son ample et baveux, il suffit de lâcher la pédale, le tilter remonte et le top du charley se décolle du bottom.



La pédale de grosse caisse simple : Une pédale de grosse caisse est composée d'une semelle (réglable en souplesse sur les modèles haut de gamme), d'un ressort, d'une chaîne (doublée sur les haut de gamme) ou d'une courroie, d'une batte de frappe, ainsi que d'un axe de fixation. Le principe est assez simple. Le batteur appuie sur la semelle, la chaîne entraîne une rotation de l'axe sur lequel est fixée la batte, le ressort se tend et la batte vient frapper la peau.
Lorsque le batteur relâche la pression exercée sur la semelle, le ressort se détend, la semelle remonte ainsi que la chaîne et un mouvement de rotation inverse s'exécute, la batte revient à sa position initiale. Lorsque le batteur joue sur un gros tempo, la pédale prend un mouvement pendulaire, elle est en partie entraînée par sa propre inertie grâce au ressort.



La double pédale : voilà la fameuse double pédale, nous y venons. Je sais que vous l'attendez tous avec impatience !
La double pédale est composée de deux pédales de grosse caisse comme son nom l'indique. Elles peuvent être reliées par un cardan ou être indépendantes en fonction du nombre de grosses caisses (une ou deux).
Pour le cas ou le batteur possède deux grosses caisses, il suffit de placer deux pédales simples (une sur chaque grosse caisse), vous connaissez déjà le fonctionnement d'une pédale simple donc pas besoin d'en dire plus.
Pour le cas ou le batteur ne possède qu'une grosse caisse (le plus fréquent) les pédales vont s'articuler différemment. Il y a toujours deux pédales, mais seule l'une d'entre elles portera les battes et les ressorts. Je vais expliquer le fonctionnement pour une pédale de droitier (Pour un gaucher il suffit d'inverser la position des battes et des ressorts.).
La pédale de droite est fixée sur la grosse caisse, et la pédale de gauche vient se placer à environ 60/70 cm à gauche, généralement contre le pied de charley. Entre les deux pédales vient se fixer un cardan ou barre de transmission.
Les deux ressorts et les deux battes seront fixés sur la pédale de droite. La batte droite correspondra au pied droit et sera activée comme pour une pédale simple. La batte de gauche fixé sur un axe de rotation indépendant du droit sera activée par le pied gauche. Lorsque le pied gauche du batteur presse le semelle gauche, la chaîne entraîne une rotation du cardan, entraînant lui même l'axe de la batte gauche ainsi qu'une tension du ressort. Lorsque le batteur ôte la pression sur la semelle, la batte revient.
Ce système de double pédale permet d'alterner un coup avec la batte droite, un coup avec la gauche, et de jouer ainsi des croches, des doubles croches, ou des triples croches, permettant d'obtenir un tapis d'impacts à la grosse caisse.



Je pense en avoir finit avec la partie matériel, je vais donc laisser ce lexique ici pour passer à une partie concernant directement le jeu d'un batteur.



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par sweet drummer, le 10 mars 2012
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Commentaires


Voir les 2 commentaires précédents
Concernant la partie 2ble pédale et 2ble grosse caisse, tu oublies juste de préciser que certains batteurs utilisent en live 1 fausse 2ble grosse caisse : 1 des grosses caisses est purement décorative et n'a aucune pédale, 1 2ble pédale équipant l'autre grosse caisse. Le batteur de Marillion, par exemple, fait ça. Ce procédé sert juste à se la péter sur scène, 1 2ble grosse caisse impressionnant visuellement toujours plus le public qu'1 2ble pédale sur simple grosse caisse. Et dans le non-hard-rock (autrement dit tous les styles non-affiliés au large monde du hard-rock ou du keupon, directement ou indirectement, genre le jazz, le blues, le disco, la variétoche, la merd'n'b avec vrais instruments sur scène (si,si, ça arrive. Rarement, mais quand même) et tout ce qui n'a rien à faire sur ce site), la 2ble pédale et la 2ble grosse caisse sont inutiles, puisque ça ne sert qu'au hard, au metal, au punk, au grunge, à tout ce qu'on veut-core, mais toujours pour se la jouer et en mettre plein la vue au public, y'en a qui ont quand même 1 fausse 2ble grosse-caisse, avec 1 simple pédale sur 1 des grosses caisses et rien sur l'autre, qui ne sert que de décor (Elvis, Robbie Williams, Ike & Tina, les Jacksons Five (quelquefois), Mickael Jackson en solo ensuite, Indochine et Depeche Mode depuis leur retour au début des années 2000...). Le cas de Johnny est particulier : fan de hard et de metal, il n'hésite pas à demander à des batteurs du genre de l'accompagner sur scène avec leur propre kit à 2ble grosse caisse pour faire des reprises de hard.
mar. 24 juil. 12- 16:42  
Je lis le dit dossier bout par bout (désolée mais je travaille en même temps), je voulais juste dire qu'il y a un lien imageshack au dessus de l'image des octobans c'est un peu moche.
Sinon je peux déjà dire merci pour cet énorme travail réalisé (mais aussi pour l'énorme lecture ^^), histoire d'accorder un peu d'attention aux batteurs souvent en retrait par rapport aux membres d'un groupes.

dim. 9 sept. 12- 19:25  
oh oui j'avais pas vu le lien, c'est assez moche en effet, merci pour la remarque...j'espère pouvoir bientôt continuer ce dossier qui est en stand by, les temps étant dur en ce moment il me manque toujours un peu de matos ^^
dim. 9 sept. 12- 19:50  
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