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Helloween, une évolution à rebours ?


Quand on se penche sur la discographie de nos citrouilles préférées, on remarque que leur carrière a suivi des virages particulier, un chemin sinueux pour en arriver où ? A un style souvent imité et pourtant, toujours identifiable dès la première écoute. On reconnait Helloween, d'album en album. Alors comment juger cette évolution ou cette non évolution ?



Des débuts en forme de coup de pied dans la fourmilière


Nous sommes en 1984. Noise publie la compilation Death Metal qui n'a rien à voir avec du death justement. On y trouve certains jeunes loups de la scène allemande, alors en plein effervescence, dont un certain Helloween qui marquera les esprits par sa rapidité d'exécution. A cette époque, le thrash commençait tout juste à poindre le bout de son nez et l'Europe allait suivre, bien évidemment, avec des combos tels que Destruction, Sodom et Kreator, qui sont, comme par hasard, d'origine germanique également.

Helloween, lui, se démarquait de ses petits amis par sa musique directement héritée du heavy metal, mais avec une rapidité liée au punk. La présence de Markus Grosskopf à la basse, héritier de cette scène, n'est peut-être pas une inconnue.

Quand on remonte aux sources du groupe, outre une succession de changements de noms (Powerfool, Iron Fist, etc...), et le remplacement de Piet Sielk par Michael Weikath, on constate que c'est la détermination de Kai Hansen et sa faculté de découvrir des groupes qui modifiaient le paysage musical de l'époque qui a fait d'Helloween ce qu'il fut à ses débuts. Un groupe hors norme. Comme se souvient Weikath dans une interview donnée à Hard Rock Mag pour la sortie de Treasure Chest, quand Helloween donnait ses premiers concerts, le public ne comprenait pas. A cette époque, un titre comme Exiter de Judas Priest était considéré comme rapide. Aujourd'hui, ce serait un mid tempo. Et Helloween, au début des années 80, donnait déjà cette impression.

Comment définir la musique d'Helloween sinon comme un héritage du son Accept, avec un chanteur pas forcément au point, mais qui colle très bien au style ? C'est rapide, rude, efficace. La mélodie n'est cependant pas absente, que ce soit au niveau des rythmiques ou des soli. Si l'on se base sur une composition comme Ride The Sky, le mot d'ordre est efficacité, brutalité (pour l'époque), mais il y a toujours ces harmonies qui viennent calmer le jeu. How Many Tears est un exemple bien plus probant, où le groupe s'emploie à livrer un long travail mélodique durant un solo devenu d'anthologie, combinant la force et la douceur. Une pièce maîtresse pour l'album Walls Of Jericho et un style que des journalistes en manque d'inspiration ont défini comme du speed mélodique à ce moment là (remplacé aujourd'hui par power metal...), dans le but de bien faire une scission entre le speed utilisé pour définir le Kill'Em All de Metallica (toujours à cette époque, aujourd'hui il est passé sous le label thrash). Une nouvelle école était née, qui deviendra somme toute germanique. C'est pour ça qu'il est bon de rappeler que Exécution, le premier opus d'ADX, est antérieur à ce Walls Of Jericho et que la paternité pourrait leur échoir du coup.



1986-1989 : happy metal ?

En 1986, Kai Hansen constate qu'il en bave pour assurer à la fois la guitare et le chant. Il décide de laisser le micro pour se consacrer à son instrument et c'est Michael Kiske, un ex Ill Prophecy, décroche le jackpot alors qu'un certain Ralf Scheppers était pressenti pour obtenir la place.

Kiske, alors âgé de 18 ans, possède une voix qu'il est capable de monter dans les aigus de façon magistrale, mais cela pousse le groupe à revoir sa façon de composer. L'expérience de la scène aidant, les musiciens ont gagné en maturité et le style va évoluer. A ce moment là, on peut clairement définir qu'une chanson comme Flash Of The Blade de Iron Maiden, sur l'album Powerslave, a grandement marqué les jeunes allemands qui virent vers un heavy speedée et classieux, mais sans grande originalité, pour profiter pleinement des capacités de Kiske. Et dès le premier volet des Keeper Of The Seven Keys (titre qui se verra abrégé sous la forme de KOTSK pour la suite de ce dossier), on constate que le jeune homme est doué, que la musique est plus aiguë, plus entraînante aussi, grâce à des mélodies facilement mémorisable. Si Future World et ses paroles joyeuses offrent un single idéal, qualifiant le groupe de happy metal, il reste encore une part d'obscurité dans les textes, si l'on se réfère au rapide et épique Twilight Of The Gods qui s'inspire de 2001, l'Odyssée de l'Espace pour narrer la chute d'une civilisation avec un ordinateur qui devient fou.

Helloween obtient un grand succès avec ce premier volet et le second KOTSK assurera une renommée européenne au combo. Si le Part I était né sous la plume de Hansen, le second regroupe plus de compositions de Weikath. Le son se veut plus léger, l'humour est bien plus présent. Même si tous les titres ont été composés à la même époque, le dispatching a été fait pour la cohérence des albums.


Ainsi, la musique se veut plus entraînante, sautillante. Dr Stein ou Rise And Fall en sont de parfais exemples. La première deviendra même un classique à son échelle avec ses paroles racontant les expériences d'un savant fou qui n'arrive pas à grand chose, inspiré bien sûr de Victor Frankenstein. C'est décalé, joyeux, la vitesse n'est plus une priorité, contrairement aux mélodies. Ces dernières restent importantes, elles doivent justifier le son Helloween, être comme une marque de fabrique et faire la chanson avant l'efficacité à l'état brute. Un peu comme Iron Maiden, justement, qui avait changé de cap en 1986 en rendant sa musique plus accessible grâce aux guitares synthés. Il n'est donc pas étonnant que le groupe, qui s'affirme définitivement avec ce troisième album comme une valeur sûre, décroche une première partie de luxe, celle de Maiden justement, avec en prime, l'ouverture des premiers Monsters Of Rock français en 1988.

Qui pouvait deviner que ce côté joyeux cachait des problèmes internes graves, qui firent que Kai Hansen claque la porte en 1989, pour aller fonder Gamma Ray ? Sans refaire l'histoire du groupe, ce départ sera lourd de conséquence.



1991-1993 : les années EMI

Helloween a voulu progresser. Ce qui est logique, quel groupe ne rêve pas de signer sur une major pour se débarrasser d'un contrat minable ? Manque de chance, cela a conduit à un procès qui ne permit à Helloween de sortir un disque qu'en 1991, pour EMI, avec ses contraintes... Déjà, Tommy Hansen et Tommy Newton ne sont pas reconduits à la production, le bébé est confié à Chris Tsangarides qui avait accouché du Painkiller de Judas Priest l'année précédente.

Affublé de Roland Grapow à la guitare en remplacement de Hansen, le groupe donne naissance à Pink Bubbles Go Ape, qui est une tentative d'émancipation ainsi qu'un bras d'honneur aux journalistes qui accusaient Helloween de ne pouvoir évoluer. Car là, l'évolution st bien présente. S'il s'agit toujours de heavy metal, l'humour est ici à son paroxysme, pour le meilleur et surtout, pour le pire. Si l'on se penche sur Heavy Metal Hamster, on peut rester interloqué devant cette parodie de heavy metal, aux paroles délibérément stupides. Un exemple parmi tant d'autres. Le groupe a changé et les mélodies qui jadis étaient primordiales deviennent à présent ridicules dans leur conception. C'est sautillant, léger, mais la sauce ne prend pas.

Il est difficile de monter une mayonnaise avec une cuillère et c'est pourtant ce que Helloween essaye de faire. Le pire étant atteint sur I'm Doin' Fine (Crazy Man), on en oublie les bons morceaux, quand le groupe regarde encore en arrière, à l'époque des KOTSK. Ils sont rares, ces titres, mais remarquables, au point où on les maudirait de figurer sur cet album qui marque un renouveau du groupe et qui coïncide avec sa perte de popularité. En prime, l'avènement du grunge fait que Helloween est une formation à bannir, dont il est bon de se moquer. En parallèle, Kai Hansen a senti le vent tourner et signe avec Sigh No More son disque le plus sombre.

Quelles étaient les options de Helloween alors ? Revenir en arrière et pondre un KOTSK Part III ? Splitter ? Tenter le tout pour le tout et faire un disque à leur image ? Chameleon est la synthèse de ces deux derniers points.

Sorti en 1993, ce disque aura fait illusion quelques minutes. First Time, gâché par ses paroles à la limite du stupide, donne même l'impression que le groupe a choisi la première option. Mais en fait, non. C'est finalement un groupe désuni qui aura accouché de cet opus, Kiske, Grapow et Weikath signant quatre morceaux chacun, sans discussion possible. 72 minutes. Voilà la durée de ce chemin de croix. Comment expliquer l'évolution d'une formation qui n'a plus de repère ? Chacun y va de sa fantaisie, sans se soucier si sa composition pouvait convenir à Helloween. On passe du heavy metal à des sonorités plus jazz, de la ballade mièvre au cabotinage acoustique effarant. Il n'y a pas de fil conducteur et on assise à un naufrage complet.

Auparavant, même si les compositeurs se succédaient, il y avait toujours un fil rouge, une sonorité globale qui faisait qu'un album tenait la route. Ici, les styles sont tellement variés que l'on a cassure thématique sur cassure thématique. Si tout n'est pas à jeter, on est plutôt aux prémices de ce que sera Metal Jukebox six ans plus tard ; l jeu est là de deviner à quel groupe Helloween a fait un clin d'oeil sur chaque morceau.

Disque risqué et plantage logique, Chameleon semble affirmer que Helloween ne peut pas évoluer sans se brûler les ailes. Une terrible leçon qui conduira à un split assez logique. Un split ? Non, pas tout à fait, Ingo Schwichtenberg et Michael Kiske sont tout simplement remerciés.



Andi Deris, l'homme providentiel ?


Pour les remplacer, Weikath fait appel à Uli Kusch qui officiait au sein de Holy Moses et de... Gamma Ray, ainsi qu'à son ami Andi Deris qui était le leader de Pink Cream '69. Le choix est surprenant. Deris a une voix bien plus éraillée que Kiske et ses capacités sont moindres et l'homme en est conscient. Avec Weikath, ils en viennent à la conclusion qu'il faut revenir au style qui a fait le succès des Citrouilles.

Si Master Of The Ring ne remplit pas tout à fait le contrat, il a le mérite de relancer la machine avec des compositions efficaces. Il y a encore pas mal de ratés ans la composition, on ne peut pas effacer le traumatisme Chameleon ainsi. Cependant, même si le son est plus rugueux (la tessiture de la voix de Deris l'oblige), on peut constater un net retour en arrière. La traversée du désert arrive à sa fin, mais en faisant un net demi-tour, demi-tour confirmé sur l'album Time Of The Oath publié en 1996 et qui voit le retour du Keeper sur la pochette.

The Time Of The Oath est un album certes mal produit, mais qui voit le groupe revenir à un style pétillant, avec de nombreux morceaux rapides et enjoués, comme à la grande époque. Deris s'affirme e plus en plus et est l'un des artisans majeur de ce renouveau. Rarement faire du neuf avec du mieux n'aurait pu être mieux employé que pour cet album, qui est résolument passéiste. Il n'y a pas de nouveauté, nous sommes en terrain archi connu et balisé. C'en est presque indécent ; Helloween vit clairement sur ses acquis, sur l'esprit de la grande époque et retrouve ainsi son succès.

Si l'on se penche sur ce disque, on remarque tout de suite Power, le premier single. Du Helloween tout craché, avec sa mélodie entêtante et son refrain agréable qui reste facilement en tête. Un nouveau Future World ? On en est pas loin. Bref, Helloween n'évolue pas, il régresse même, mais n'est pas là une qualité en définitive ? Ici, en tout cas, ce l'est.

Aussi, Better Than Raw, paru en 1998, est en totale opposition avec cet album. Ici, Helloween essaye d'aller de l'avant en adoptant des sonorités inédites. On se retrouve avec des parties à la limite du thrash (Push), de l'inédit dans la ballade (Time, à la limite de l'angoissant) qui sont en porte à faux avec des compositions plus classiques, souvent nées sous la plume de Weikath, comme le magnifique Midnight Sun qui achève ce disque.

Pourquoi un tel revirement ? Pourquoi ne pas continuer sur sa lancée de Retour vers le Futur ? Parce que l'on assiste tout simplement à un revival "true metal" et que Helloween est passé de bête à abattre à modèle. La résurrection de Pretty Maids date de la même époque et ce n'est pas un mystère. Beaucoup de groupes jouent à l'imitation, à celui qui sortira un KOTSK Part III le premier. Et face à cette nouvelle concurrence, il fallait aller de l'avant, réinventer son style. A travers un changement de son, Helloween s'assure sa survie, même si pour le moment, la tentative est timide.



2000-2003 : passage express chez Nuclear Blast


Helloween signe un contrat avec Nuclear Blast, ravi de signer "les originaux". Là, le groupe va sortir un premier album qui fera polémique : The Dark Ride.

Ce disque, encore une fois initié par Deris, se voudra plus noir que ses prédécesseurs. Cela sera du à un accordage de guitare plus bas, inspiré par le neo metal qui sévissait alors aux USA. Andi Deris se tenait au courant de ce qui se passait outre-Atlantique et l'on a déjà pu en avoir quelques reflets sur son album solo Done By Mirrors paru l'année précédente. Weikath, dès le départ, fustigera ce disque, qu'il trouve trop noir à son goût. Pour lui, la musique doit être fun, ce ne doit pas être un moyen de déprimer.

Et pourtant, le style qui a fait Helloween n'est pas si loin, juste déformé par les artifices évoqués ci-dessus. L'ensemble est même plutôt bon, en phase avec son époque et sans trahir profondément les origines du groupe. Il est certes moins tourné vers la vitesse, il se veut plus écrasant, mais il ne dénature pas le style, juste le son et là, la nuance est de taille. Parce qu'encore une fois, on reconnait tout de suite les mélodies d'Helloween, que ce soit sur Mister Torture ou sur Salvation. Les quelques ovnis que sont If I Could Fly ou The Departure (Sun Is Going Down restent également assimilables.

Bref, Helloween joue encore à cache cache avec l'évolution, donnant l'impression de s'y contraindre avec quelques artifices bien étudiés et encore une fois, le résultat est clairement à la hauteur. La question se pose encore : doit-on obligatoirement évoluer de disque en disque ? Pour Helloween, la réponse semble être un non nuancé, car il ne faut pas non plus se contenter de faire du copié-collé. Il faut avancer sans franchement se renier et ne pas prendre les fans pour des truffes.

Deux ans plus tard, Helloween revient à un style plus conventionnel avec Rabbit Don't Come Easy. Le personnel a un peu bougé, Sascha Gerstner remplace Grapow et Stefan Schwartzmann prend la place derrière les fûts. Gerstner est un jeune guitariste, fan du groupe, qui officiait avec Freedom Call, un groupe directement inspiré par Helloween. Là encore, le groupe fait marche arrière en revenant à un style plus happy. La vitesse est aussi très présente. Mais encore une fois, n grattant le vernis, on se rend compte e quelque chose de bizarre. Bien vite, il apparait que certains morceaux, comme Back Against The Wall auraient pu figurer sur The Dark Ride avec un accordage plus bas. Nous sommes encore dans un cas de non-évolution, proche de la régression. Un retour en arrière soigneusement déguisé par quelques artifices comme un reggae sur Nothin To Say. Décidément, Helloween aime surprendre son monde en modifiant légèrement le son de ses arrangements plutôt que de tenter des révolutions musicales.



De 2005 à aujourd'hui : un groupe nouveau ?

Schwartzmann étant incapable de suivre la cadence en live, ce dernier se voit remplacé par Dani Löble. Ce dernier est issu de Rawhead Rexx, un autre combo influencé par Helloween (et qui doit son nom à une nouvelle de Clive Barker). Là, le groupe nous pond un KOTSK The Legacy. Et non pas un Part III. Si Weikath a dit aux membres de son équipe qu'ils étaient fous quand l'idée lui fut exposé, Deris admet volontiers que l'appeler KOTSK Part III n'aurait pas été juste sans la présence de Kai Hansen. Mais ce n'est pas un retour au son des deux premiers volets. Le groupe commence à avoir des automatismes sous sa nouvelle formule et compose de façon différente. Gerstner est totalement impliqué dans le projet et apporte du sang neuf avec des morceaux plus modernes, qui diffèrent du travail habituel du groupe et Deris semble suivre le même chemin, même si l'on se retrouve face à du très classique comme ce King Of A Thousand Years d'ouverture ou ce Shade In A Shadow. Le disque sera accueilli de diverses façon, mais confirmeront à Helloween le rôle d'un leadership qui revenait jusque là à Gamma Ray. Ironie du sort, ce groupe plonge tandis que les Citrouilles reprennent des couleurs...

Gambling With The Devil est quant à lui le symbole d'un renouveau. Helloween refuse de stagner et s'ouvre à de nouvelles perspectives. Si l'on reconnait toujours le style, les sonorités sont plus brusques, les constructions diffèrent quelque peu. La variété des compositions en fait un album mature et qui demande une certaine dose d'adaptation, les morceaux évidents n'étant pas légion, même si Dreambound est presque étonnant par son côté classique. Mais Paint A New World ou The Bells Of The 7 Hells marquent un tournant significatif de part leur côté plus ardu.

Il n'est plus question de vivre simplement sur son passé. Le fait d'avoir embauché un guitariste plus jeune de quinze ans que le trio composé de Deris, Weikath et Grosskopf aura été l'action la plus maligne du groupe en près de trente ans de carrière. Ce dernier apporte un renouveau qui est communicatif, vu que Deris tend également dans cette direction, sans pour autant renier ce que fut Helloween. Pour un auditeur non averti, les différences peuvent être minimes. Pour un fan, cela saute aux oreilles : Helloween ne s'appuie plus que ponctuellement sur son passé doré pour s'aligner face à des combos heavy plus modernes. Et là où réside leur réussite, c'est qu'ils y arrivent parfaitement.

On passera rapidement sur Unarmed, la compilation de morceaux anciens retravaillés. Encore une fois, on ne peut accuser le groupe de céder à la facilité, certains arrangements étant farfelus mains motivants, comme cette relecture de Dr Stein version big band.

Reste le cas de 7 Sinners. Dans la lignée de Gambit With The Devil, ce disque se veut plus fin cependant. En effet, le groupe joue sur les harmonies et sur l'opposition entre la mélodie et la force. Même si l'on se retrouve toujours avec des gages un passé fleuri (The Sage, The Fool, The Sinner), Helloween va plus loin dans sa démarche en prenant le risque d'accentuer les mid tempos pour faire ressortir tout le travail mélodique et ce, dès le début de l'album. Beaucoup d'audace donc, pour un groupe qui se veut à présent audacieux. Tout en jouant sur la continuité, il prend des risques, sans être innovant car ce n'est absolument pas ce qu'on leur demande, mais ils n'ont plus peur de progresser de disque en disque.

  Que penser d'Helloween ?

Si l'on excepte la période comprise entre 1991 et 1993, Helloween aura longtemps vécu sur son passé, sur le style que le groupe s'est forgé sur les deux premiers KOTSK. Chaque fois avec l'ambition de faire aussi bien, mais sans jamais vraiment y arriver. Les albums les plus marquants sont logiquement ceux qui se démarquent de cette logique, soi par une modification du son, soit par une volonté d'aller de l'avant, de prendre des risques et pour ça, Sascha Gerstner a été l'homme providentiel, au même titre que Andi Deris à son arrivée. Il n'est donc pas étonnant que les deux hommes soient devenus les principaux compositeurs de la formation et que beaucoup repose sur leurs épaules, même si Grosskopf et Weikath ne sont jamais loin pour tirer leur épingle du jeu.

La question en suspend est bien sûr de savoir si Helloween va continuer sur sa lancée ou refaire le même processus, encore et encore en prenant Gambling With The Devil comme album référence. Mais ça, seul l'avenir nous le dira.




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par Elric des Dragons, le 15 novembre 2010
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Commentaires


Voir les 1 commentaires précédents
Merci !

Pas de problèmes pour les photos, j'avoue qu'à près de quatre heure du mat', je n'avais plus le courage de le faire.

lun. 15 nov. 10- 22:33  
Très bon dossier ! Et pour avoir vu les début du groupe en direct live, je dirais excellente analyse. C'est bien ainsi que je l'ai vécu et ressenti .
ven. 19 nov. 10- 00:56  
Sacrément instructif, tout ça!
ven. 19 nov. 10- 00:56  


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