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Dossiers :: Hellfest 2009

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Hellfest 2009


Ce dossier est une sorte de Report géant de l'édition 2009 du Hellfest. Vous n'y trouverez pas que des live report, mais aussi un aperçu de l'ambiance qui régnait au festival en cette année 2009. Prenez ce dossier comme "la simple expérience d'un Métalleux parmi tant d'autres", et peu importe si personne ne sera d'accord avec moi au niveau des bons ou mauvais concerts. Quoi qu'il en soit, quoi de mieux qu'un dossier complètement chaotique, fouillis et déconstruit pour illustrer la folie du Hellfest?



Le Report

Par ou commencer ce report? Je pourrais faire quelque chose de chronologique et ordonné en vous racontant ennuyeusement mon parcours au Hellfest, depuis la première pèche lâchée avant de monter dans le bus jusqu'au dernier petit malheureux headbang à la fin de l'ultime concert... Je pourrais aussi me contenter de reporter imbécilement les groupes en suivant un schéma aussi prévisible qu'inintéressant tel que "bon son stop bon jeu de scène stop bon charisme stop bon concert stop". Mais le Hellfest est une expérience qui mérite bien plus que ça, à mon humble avis (et tu l'as très bien compris de par mes sous entendus péjoratifs, n'est-ce pas lecteur adoré?)... Le Hellfest mérite le meilleur Live Report du monde. Ouais mec. Le meilleur. Pas de fausse modestie entre nous. Manowar n'hésite pas à s'auto-proclamer "Kings Of Metal", "Gods Of Metal", "The True Master Of Fuckin' Metal" et autres "Warriors Of True Metal With Balls Of Steel", alors dire que je suis en train de rédiger le meilleur live report du monde a coté de ça n'est qu'une broutille... Un épiphénomène... Une petite pellicule dans une masse de cheveux headbangante...

Mais revenons à Manowar voulez vous? Aaaah... Manowar... Pour tout vous dire, c'est ce à quoi je pensais quand je suis entré dans le festival : "Est ce que Manowar sera à la hauteur en live?". Et bien je vais vous dire ça tout de suite... j'ai eu tout le temps d'y penser notez, après mes 8 heures de bus à essayer de trouver la position la moins inconfortable possible dans le but de dormir quelques temps, mes 2 heures de queue aussi ennuyeuses et répétitives qu'un album de Dragonforce, mon quart d'heure d'installation sur le chaotique camping, mes trois autres minutes que j'ai dû m'emprunter à moi même pour aller faire pleurer mon serpent aux toilettes (qui ressemblaient à ce moment là à peu près à de vraies toilettes... mais par la suite, c'est devenu le sanctuaire de la saleté les chiottes du Hellfest. Une sorte de résistance contre les méfaits de l'hygiène... le dernier bastion des sauveurs de l'excrément et des gerbes... croyez moi...), et enfin ma nouvelle heure de queue pour attendre de me faire fouiller par la sécurité, inquiète de savoir si je n'ai pas planqué dans mon flutal quelques tomates ou autres objets pointus -redondants comme dira Karadoc- qu'on aime balancer dans la tronche des groupes qu'on exècre... (Mmh... Manson avec un tomate à la place du nez... god) Soit au total, si mes calculs sont exacts, 11 heures, un quart d'heure et 3 minutes. Ça laisse le temps de cogiter.

De cogiter non seulement sur Manowar (on y revient tout de suite), mais également sur Melechesh, qui était le premier groupe que je comptais voir (étant arrivé à la bourre pour Orakle...). Melechesh... petite déception, je ne vous le cache pas. Musicalement c'est très bien, bien sur, mais... Voila, la magie d'un vrai bon live ne prends pas. Manque de communication avec le public? Son pas toujours à la hauteur? Melechesh à Midi c'est moins cool que Melechesh à minuit? Je ne sais pas, mais le fait est que si la musique se révèle être aussi intéressante qu'en studio... on ne gagne rien par rapport au studio. Pas besoin de s'attarder dessus, Melechesh, c'était sympathique, c'était pas le show le moins intéressant du fest, mais le nom de "Melechesh" impose du respect, leurs ambiances tuent et leur Black est vraiment de qualité (surtout que le groupe jouait sous la Rock Hard Tent, salle à l'ambiance sombre et intimiste dédiée aux groupes extrêmes), donc je m'attendais à quelque chose d'un peu supérieur.

Quelque chose que Taake aura su me donner. Ouch, Taake ! Putain, Taake ! (oui, je m'autorise à prononcer le mot "putain" tellement ce PUTAIN DE GROUPE A DÉCHIRÉ SA RACE MOTHERFUCKER !!!). Ils méritent tranquillement une place dans le top 5 des live du Vendredi, et même dans le Top 3 des groupes de Black Metal du Hellfest. Et puis même, allons y, dans le Top 1 des groupes de True Black Metal du Hellfest !
La première fois que j'ai ouï parler de Taake -et je sais que je ne suis pas le seul- c'était à propos de cette fameuse photo (que vous retrouverez dans n'importe quel top 10 des toffs les plus ridicules du Black Metal) ou nous pouvions vicieusement contempler l'intimité du chanteur, grâce à/à cause d'un problème de couture mal placé. La formation a d'ailleurs été assez critiquée par des gens inutiles qui clamaient grosso merdo que "ils sont rendus à montrer leurs bites pour leur promotion et leurs lives... pathétique". Personnellement, j'estime qu'il faut des Balls Of Steel pour exposer son sexe en plein live. La symbolique est d'ailleurs très forte, cela peut renvoyer à la fierté qu'un... ("Hey, Int, tu vas pas rester sur une bite pendant 36 paragraphes si?").

...

Va pour la virilité du chanteur de Taake alors... Aller, reprends toi mon vieux Int... Explique leur que le pantalon de Hoest était cette fois bien cousu et que la musique du groupe est l'essence même du Black Metal Norvégien dit "true". Il y a dans la musique de ce groupe quelque chose que même les dieux du genre comme Darkthrone ou Gorgoroth n'ont jamais su rendre : la fierté et le nationalisme. Ces mecs sont Norvégiens, et ne sont pas peu fiers de l'être. Et on le ressentira dans tout le show.

Taake, ce n'est pas du Lourdingue True Black Metal Crade, c'est du True, OK, mais fin, planant, puissant et aérien. Le groupe dégage tout ce qu'on aime dans le Black Metal : la puissance ("Ouais ! On est trop fort ! Je menace le public de le crever !"), le culte du soi ("ohlala, je m'aime"), mais aussi la haine contre la religion ("ouh, regardez ces nuls de chrétiens ! Ils porte une croix renversée dans le mauvais sens !") et l'amour de l'obscur ("je joue in the shadows, j'ai la pure classe"). Car Taake est un groupe malsain. Je fais le con là comme ça, mais soyons sérieux deux minutes : un concert de Taake est bien plus malsain que n'importe quelles bonnes femmes en carton accrochées sur les croix d'un live de God Seed... Ces Norvégiens de Taake pourraient aussi concourir pour la palme d'or du frontman au plus grand charisme. Hoest est incroyable. Il est responsable à 49% de la qualité du show. Les 49 autres % sont pour la musique du groupe, et les 2% restant sont distribués aux membres qui restent. Bon, j'exagère, mais ce type a au moins autant de charisme qu'un éléphant bourré qui veut faire croire au monde qu'il est une loutre sans déconner. Hoest use de sa classe légendaire, arbore fièrement le drapeau Norvégien (à la verticale, pour qu'il forme une croix renversée... héhé), et, image la plus forte du live, prends sa fameuse pose pendant plus d'une minute, au milieu d'un morceau, qui laissera sans doute tout le monde sur le cul. Le mariage de cette pose et de la musique du groupe est quelque chose d'absolument unique qui aura sans doute déclenché quelques coups de foudres. Vraiment, Taake est une formation incroyable, en studio et sur scène et en photo.

Oui, vraiment, pas facile de cogiter sur le show que donnera Manowar avec la tête remplie de Black Metal. Il faut dire que le trip du guerrier musclé s'accouplant avec une esclave du plaisir est assez éloigné de celui du Norvégienpascontent qui brule des méchants religieux. Mais j'ai quand même eu tout le temps d'y penser puisque le milieu de l'après midi de ce Vendredi rimait avec "période de trou noir musical ultime". Pas un seul groupe de réellement bandant (passez moi l'expression) entre Taake et Samaël... Ah, si ! Pentagram. Cool ! Le nom est chouette en plus ! Perso quand je vois un groupe qui s'appelle "Pentagram", j'ai envie que d'une chose, c'est d'aller écouter. Direction Pentagram donc. Après les heures que j'avais passé à me faire gentiment chier, j'avais besoin d'un petit remontant musical. Enfin, gentiment chier... J'exagère puisqu'au Hellfest, il y a toujours quelque chose à faire. "Extrem Market", "Electric Circus", "Metal Corner", "Espace Dédicasse", "Toilets"... On en a pour notre fric, il faut le reconnaitre. Et si vous avez vraiment envie de passer le temps, vous pouvez toujours aller faire la queue pour acheter deux pauvres malheureux jetons, qui vous permettront d'obtenir ce breuvage sain et rafraichissant, qui porte le doux nom de "bière". Ce nectar des dieux que revigore même les plus éreintés d'entre nous. Ou encore, si vous n'avez pas d'argent, vous pouvez toujours aller faire la queue aux points d'eau pour remplir la malheureuse petite bouteille en plastique que vous trimballez avec vous comme des ploucs, au cas ou vous auriez soif à un moment donné. Enfin pour les points d'eau, prenez garde : le public du Hellfest trouve particulièrement jouissif le fait se s'enduire complètement la tête d'eau afin de se rafraichir. Vous pourriez éventuellement vous prendre quelques gouttes au passage si la personne devant vous relève brusquement la tête. Quoiqu'il faisait tellement chaud qu'en une demi minute vous auriez été complètement sec, donc c'est pas si grave... C'est d'ailleurs un truc qu'on peut... ("Heu Int, on s'en fout de ce que tu dis là, t'en est conscient?")

...

Donc voila, bilan de ce début de journée du Vendredi : pas génial. Taake l'était, mais c'est tout. Melechesh n'a pas su démarrer la journée en beauté, là ou Trepalium s'est bien démerdé le Samedi. J'avais déjà vu le groupe en première partie de Gojira et... oh ! A propos ! Gojira ont réalisé un show fantastique ! J'avais déjà vu Gojira en deuxième partie de Trepalium et rien à dire, ces mecs sont des bêtes de scène. Vous le savez aussi bien que moi, Gojira mêle beaucoup d'émotion à son Death Metal, et ce mariage rend superbement bien en live. Labadie et Joe Duplantier sont des monstres de scène ! Joe a un véritable don pour motiver le public (mmmh, il faut que je vous raconte : à un moment, il se met à nous provoquer en nous disant que le groupe revient d'une tournée aux Etats Unis, et que le public là bas est meilleur que nous... génial), et les tueries s'enchainent (Oroborous et son tapping, Backbone et son intro orgasmique, From The Sky et sa double pé, etc). Le problème, c'est que les chansons de Gojira, c'est comme les fraises tagada : t'en goute une et tu veux te faire le paquet entier. Alors voila, la set list, elle est quantitativement pauvre. Quand Joe a annoncé le dernier morceau, le public a pleuré (non, en fait il a pas pleuré, mais il aurait dû cet ingrat) tellement c'est passé vite... En tout cas, Gojira est un groupe qui soigne énormément ses live ; Sans doute l'un des meilleurs concerts du fest (et même LE meilleur en ce qui concerne le Death Metal si vous voulez mon avis (vous le voulez pas mais je vous le dis quand même)). Moment de chauvinisme inégalé pour nous autres français.

Et pour en revenir à Trepalium, comme je le disais, le groupe a été bon. Sur album, Trepalium, c'est pas trop ça, mais en live c'est vraiment quelque chose à voir. Kéké (le noble pseudonyme du chanteur) est énergique, et on headbangue de bon cœur sur les titres du groupe. Pas grand chose à dire de plus, c'était un bon concert quoi. Dans la catégorie "français qui ont tué pour débuter la journée", je suis aussi obligé de citer Hacride, le Dimanche. C'était le meilleur début de journée en fait, plus encore que Trepalium. Le Death Progressif et Technique de Hacride est très bien retranscrit en live (on pourrait croire qu'un concert de Death Prog technique c'est chiant mais en fait pas du tout). Le groupe flirte avec les frontières du Death Metal, c'est quasiment avant-gardiste parfois, et cette musique accouplée à la chaleur du live donne un rendu très intéressant. Et pour finir dans les débuts de journée à la française qui ont tué, on a Adagio (qui a succédé à Hacride) et qui a fait un concert profondément respectable. Le chanteur est un grand taré, et n'hésite pas à utiliser tout ce qui est à sa disposition pour donner de la fraicheur au concert (monter sur des amplis sur le coté de la scène, venir serrer la main des fans du premier rang alors qu'il est en train de chanter, etc... simple, mais faut le faire.) Le groupe fait face dès son second morceau à un problème technique, plus de son de guitare, et arrive très bien à nous faire patienter en nous incitant à huer les techniciens ! Bref, un très bon moment, ne serait-ce que pour le chanteur charismatique.

Mais voila que je divague. Revenons à Manowar. Imaginez, cette fébrile attente juste avant le concert du groupe, comme si c'était l'évènement le plus important de votre vie qui allait se produire... plus importante encore que votre première bière, ou que votre première écoute de Reign In Blood... fébrile attente que j'ai un peu retrouvé avec Pentagram d'ailleurs... Mais bon, là c'était différent, parce qu'en guise de Pentagram, un mec est monté sur scène, et nous tint à peu près ce langage : "Hey ! Bonjour public du Hellfest ! Pentagram est annulé. Ils ont pas pu bouger des States donc on va laisser un blanc à la place, ça va permettre à tout le monde de se reposer un peu."

...

"Motherfucker, ça fait depuis Taake que je me repose ! Rends moi mon Pentagram ! Je veux headbanger ! Remboursé, espèce de motherfucker of the year !"

Enfin ne déchargeons pas notre haine sur ce motherfucker type courageux qui a eu la bravoure de venir nous annoncer qu'un groupe qui porte l'excitant nom de "Pentagram" ne viendra pas. J'espère d'ailleurs que le bonhomme a survécu à son acte téméraire, car il faut des Balls of Steel pour faire ce qu'il a fait (surtout qu'il n'y est pour rien... mais bon... faut bien que quelqu'un prenne)

Mais contrairement à Pentagram, Manowar n'a pas été annulé. Je me demande comment se serait passé l'annulation de Manowar d'ailleurs... Là le mec se serait fait lyncher, obligatoirement. Une horde de fans fous-furieux auraient massacrés la sécurité, dévastés les lieux, crucifié l'annonciateur de l'annulation et violés les bimbos-métalleuses. Ou alors la colère d'Odin aurait été telle que des éclairs se seraient abbathus (haha, un jeu de mot... si vous ne l'avez pas compris je vous donne un indice : Immortal) sur le Monde, créant ainsi l'apocalypse.

Mais comme je vous le disais, et heureusement pour la sauvegarde de la planète Manowar n'a pas été plus annulé que Samaël ne l'a été. Samaël ! Une lueur d'espoir dans mon esprit : fini le trou noir musical du Vendredi après midi ! Après la nouvelle heure de poireautage (vous pourrez ajouter ce mot à votre vocabulaire, "poireautage", dérivé du verbe "poireauter", c'est quand on tourne en rond -au sens figuré- parce qu'on ne sait plus quoi faire) qui a suivi l'annulation de Pentagram, on en avait tous bien besoin. Et bien Samaël a fait un bon show. Voila tout. Quelque chose de vraiment plaisant et respectable. Pas inoubliable, mais de bonnes idées, une musique qui colle mieux au live qu'on pourrait le croire (sauf pour les morceaux du dernier album qui sont toujours aussi lamentablement plats), et quelques bonus sympa, comme l'arrivée inattendue de danseuses fort peu habillées. Oui, vous m'avez bien lu. Je vous réécris la phrase si vous voulez : des danseuses sexy sont venues occuper la scène pendant l'un des morceaux de Samaël. Je ne surprend peut être pas les plus fans d'entre vous mais personnellement je ne m'y attendais pas, Samaël étant plus proche du trip "Intello-Electro-Spatio Metal" que du trip "elle est trop bonne putain !". Enfin remettons les pendules à l'heure : ce n'était pas du strip tease non plus. Cela reste quelque chose d'assez artistique et de joli, d'un point de vue chorégraphie. Si ! Si ! Je vous assure ! Pas de reluquage pur et dur ici ! même si on est plus forcément très concentré sur la musique... Donc voila, un bon show assez pro, même si je me serais plus attendu à voir des femmes sexy aux cotés de Joey DeMaio et Eric Adams qu'aux cotés de Vorph et de Xy...

Ah ! Joey DeMaio et Eric Adams ! J'adore le charisme "gros costauds" de ces mecs... Charisme que les gars de Down possèdent aussi d'ailleurs. Phil Anselmo ! OMG ! Ce mec est l'archétype du chanteur Metal. Ni plus, ni moins. Il a tout : la voix un peu rauque et cassée, la technique, les "motherfucker" toutes les 2 phrases... bref, l'ex chanteur de Pantera est un grand bonhomme, et Down est un groupe d'ores et déjà très respecté. Je ne sais pas combien j'ai vu de t-shirts de Down au Hellfest, mais certainement autant que de bimbos... Oui parce que le Hellfest c'est le paradis de la bimbo. Croyez moi. Si vous vous faites chier un jour au Hellfest (et que vous avez déjà visité les points d'eau et les banque à jetons,) tournez la tête dans un direction, vous verrez une bimbo. D'ailleurs, un jeu que beaucoup on eu l'air de trouver passionnant, c'est de s'allonger sur le dos, dans la pelouse, les yeux rivés vers le ciel, dans l'espoir d'apercevoir un nuage ou une culotte. Je trouve ça sympa, et certainement beaucoup plus respectueux vis à vis de la femme que de mettre des mains lourdement sur les atouts d'une pauvre slammeuse qui ne demande qu'à se faire porter par la foule. Mais le fait est que les métalleux sont... ("C'est quand que tu nous parle de Manowar Int?")

Heu, ou en étais-je... oui, voila, disons que Manowar, on les attendait tous. D'autant plus que quand je me suis rendu devant la scène 1, Dimanche, à une heure du matin, j'avais un peu peur d'être déçu vu que je sortais à peine de Amon Amarth et que les Vikings avaient fait un concert très puissant. Amon Amarth en live, ça prend un autre dimension. En studio, c'est intéressant, mais finalement c'est assez répétitif, les mêmes choses reviennent trop souvent et à moins d'être fan hardcore de cet hybridation "épique/triste" et "Death mélodique", on peut parfois trouver ça un peu trop usant. Alors qu'en concert, le meilleur du groupe est condensé, et on ne garde que les plus grands hymnes : Thunder God" class="search">Twilight Of The Thunder God, Death In Fire ("scream for me... FIRE !"), Runes To My Memory, Live For The Kill et ses magnifiques passages aux violons (si je ne me goure pas de morceau), bref... Vraiment puissant. Quelques défauts quand même, le principal étant que Johan Hegg a mit un t-shirt pendant tout le concert. Un débardeur, soit, mais le sac à hydromel qui sert de ventre de ce bon vieux Johan Hegg aurait été un trésor visuel inestimable. Tant pis. Notons aussi ces tarés de fans qui escaladaient les poutres de la Rock Hard Tent pendant le concert : une seule chute aurait été une chute de 15 mètres, et donc aurait entrainé la mort de plusieurs personnes (le chuteur bien sur, mais aussi les autres escaladeurs qu'il aurait entrainé avec lui, et les dommages collatéraux sur le public d'en dessous). Notons que le jeu de lumière de Amon Amarth était particulièrement terrible, même si particulièrement déconseillé aux épileptiques. Bilan : Amon Amarth est un super groupe de scène, à l'inverse de d'autres groupes de Death Metal que j'attendais de pied ferme et qui m'ont finalement déçu...

Le principal étant Vader. Vader, c'était ma petite tête d'affiche perso de cette journée du Samedi. Et bien je me suis fais chier. Le groupe joue ses morceaux, headbangue dessus, et voila. C'est le minimum syndical. Je ne sais pas ce qu'il manquait à Vader pour qu'il brille réellement, comme il brille en studio, mais la brutalité d'un album comme "Litany" a mal été rendue. Peut être à cause du son qui ne rendait pas assez "clinique" et pas assez "ultra-moderne", comme on l'aime chez Vader... En tout cas voila, déception.

Toujours dans les déceptions, on peut citer Dragonforce. Vous avez surement déjà dû entendre des albums de Dragonforce et vous savez comme moi que ce groupe est ahurissant : ils peuvent vous faire prendre votre pied pendant 3 morceaux, mais passé une certaine limite temporelle, un certain quota, on s'emmerde très rapidement tellement c'est indigeste et répétitif. A la base je pensais pas y aller, mais on m'avait dit qu'en live c'était quelque chose d'immanquable. Bon. Ben c'était tout à fait manquable en fait. OK, d'un point de vue technique, on ne peut que pleurer toutes les larmes de son corps quand on voit les guitaristes. Et pas que les guitaristes hein, tous les musiciens de ce groupe sont terribles, chanteur compris. Ils ont la pêche ils entrainent leur public, mais merde, c'est toujours toujours toujours les mêmes trucs, les mêmes jeux de scène, la même musique... Vous prenez un morceau, vous le multipliez par 8 environ, et vous avez un concert/un album de Dragonforce. A voir pour fantasmer devant la technique des musiciens, mais c'est tout.

Un peu comme Epica tiens. A voir pour fantasmer devant Simone, et c'est tout... Non, je plaisante (Comment? c'est pas drôle? Fuck You !). J'ai apprécié (et j'en suis le premier surpris) la prestation du groupe, ainsi que sa musique (!). Je ne suis pas fan de Metal à chanteuse du tout, je préfère vous le dire, mais là il faut reconnaitre qu'il y a quelque chose d'intéressant. C'est quelque chose de sexuel dans le fond (d'ailleurs, courte anecdote : je crois qu'à un moment j'ai vu un couple en train de copuler à même le sol en place publique. Bien sur, cela ne nous regarde pas, d'autant plus que la position utilisée laissait un peu de doute... mais l'expression du visage de la femme laissait, ma foi, beaucoup moins de place à l'hésitation... enfin cela ne nous regarde définitivement pas) : la musique de Epica ne repose pas sur du lyrisme ou sur des atmosphères épiques, mais principalement sur cette opposition magique entre la féminité du chant de Simone et des arrangements, et la virilité du Metal et du chant de Mark Jansen. Alors bien sur, on peut toujours prendre plaisir sur les ambiances épiques, aérienne et lyrique, mais ce n'est que pour compléter cette opposition Jansen/Simone, et je pense que cette atmosphère chaude a de l'importance en concert. Rien de vulgaire ou obscène, simplement onirique et sentimental. Du Metal de Fleur Bleue en fait.

Rien à voir avec Manowar (pfffiou, on y arrive) bien sur, qui, lui, est exclusivement réservé aux hommes. Aux vrais hommes. Ceux avec des poils. Ceux qui boivent de la bière et qui vont voir les Fuel Girls... Fuel Girls qui étaient très populaires d'ailleurs, soit dit en passant. Il faut dire que ces filles sont extrêmement sexy et allumeuses. Rien à voir avec les catcheuses 36 tonnes qu'on pouvait reluquer précédemment à l'electric circus. Le show des Filles de l'Essence se décompose en deux partie : un strip tease individuel fille par fille, et un spectacle à 4. Au programme : du feu, du Jack Daniel's sur le corps, et du pur allumage pendant 15 minutes. Vous savez ce que c'est. J'estime que ça fait une plutôt bonne intro avant un concert de Manowar... Sauf que ce n'étais pas Manowar que j'allais voir après mais Electric Wizard.

Electric Wizard, j'étais curieux de savoir ce que ça valait puisque je suis fan des musiques de psychopathe psychologiquement démoniaques et schyzophréniquement dérangées (et vice versa). Et bien je suis assez mitigé : le Doom Metal de Electric Wizard est extrêmement maléfique et repose en grande partie sur des riff simples et efficaces ; C'est l'école Black Sabbath période Ozzy si vous voulez. C'est très intéressant, mais le groupe fait durer trop longtemps certaines de ses parties instrumentales. Les morceaux n'en finissent plus et on aimerait entendre le chanteur un peu plus souvent (ou alors on voudrait un instrumental un peu plus varié), car au bout d'un moment, un schyzophrénique et psychologique ennui démoniaque et dérangé s'empare de nous. Enfin c'est toujours mieux que d'aller voir Dream Theater je pense, ou je serai du coup réellement devenu bargeot d'ennui... Bargeot comme ce bon vieux Norman Bates ! Oui, parce que Dream Theater a diffusé la musique de Psychose (que j'ai imbécilement confondu avec celle de Re-Animator d'ailleurs... honte sur moi... heureusement, je rend hommage à ce passant qui m'a affectueusement tapé sur le bide en me donnant le titre du chef d'oeuvre de Hitchcock pour rectifier mon impardonnable erreur) avant son show. De la même façon qu'avant The Misfits, nous avons eu droit à la musique de Halloween. Ou encore, la superbe BO de Vangelis pour Blade Runner, avant... Killing Joke je crois... C'était sympa ces hommages aux chef d'oeuvre du septième art, ça montre que... ("Mon Int, va falloir que tu te détende sérieusement du slip avec tes divagations de merde ! Zappe de sujet tout de suite !")

...

Pour en revenir à Electric Wizard, je me demande si le groupe ne prendrait pas une ampleur géniale avec des diapos... Un peu à la manière d'un Enslaved par exemple...

En fait, si je ne devais vous conseiller qu'un seul groupe de Black Metal de ce fest à voir en live, incontestablement, ce serait Enslaved. Après avoir faire un éloge de trois paragraphes sur Taake ça peut paraître gonflé de ma part, mais l'expérience Enslaved est vraiment merveilleuse. Il y a deux sortes de groupes de Metal "Viking" : ceux qui boivent des tonneaux d'hydromel à s'en faire couler jusque dans la barbe autour d'un bon feu de camp (Amon Amarth !), et ceux qui ont saisis la spiritualité et le symbolisme de la mythologie Nordique et de tout ce qui va avec (runes et compagnie). Enslaved est un groupe très spirituel. Malgré la moustache très Viking de Grutle Kjellson, qui est très certainement la moustache la plus charismatique du monde, le groupe a une musique qui flirte très souvent avec le Rock Progressif, et cet effet psychédélique/Black Metal est très bien rendu en live. J'étais au bord des larmes à deux reprises pour tout vous dire (Pendant "As Fire Swept Clean The Earth" notamment.) Enslaved est décidément un groupe vraiment planant, et émotionellement puissant, que je ne saurais que vous conseiller. Par contre attention : la première période du groupe, la période Black Metal un peu plus "primitive" (qui est géniale aussi hein, n'omettons pas de le signaler), est très délaissée dans les sets lists du groupe. Je conseille à ceux qui apprécient la seconde période uniquement.

Et puis tant que j'y suis, avant de passer enfin à Manowar (il serait temps), je me dois de vous parler de Wolves In The Throne Room. Wolves, c'est pareille, c'est du Black Psychédélique. La différence avec Enslaved, c'est que les éléments Rock sont absents, que les blast beats sont omni-présents et que les riff Black Metal sont beaucoup plus traditionnels. C'est l'ambiance et les sons un peu bizarre qui viennent apporter une touche obscure et assez introspective à l'auditeur/spectateur. Le jeu de scène n'est pourtant pas forcément exceptionnel, mais ce n'est pas important : le principal, c'est l'ambiance intimiste de la salle, le volume sonore qui permet de s'en prendre plein la gueule comme il faut, les jeux de lumières, et le rapport de partage entre les musiciens et les auditeurs... Mais en fait, je disais que le jeu de scène n'est pas exceptionnel, mais il convient très bien à la musique de Wolves : les musiciens ont l'air de croire à fond à ce qu'ils font, et c'est exactement ça qu'il faut faire lorsque on produit du Black Metal psychédélique -habituellement réservé au studio- en live. Une expérience à faire, sincèrement. Wolves In The Throne Room (encore un nom de merde) est une référence en matière de Black Metal psychédélique.

Bon, Manowar ! Vous l'avez attendu, vous l'aurez. Pas question pour moi de divaguer lourdement comme j'ai pu le faire précédemment, même si je ne vous ai pas encore parlé du Metal Corner, et notamment du Side Project de Fetus d'Ultra Vomit : Andréas Et Nicolas. Ces gars sont des maîtres dans l'art de l'effet comique. Enfin un groupe avec des vraies paroles dans ce foutu festival ! "toutes les filles qui jouent au foot sont moches", ou encore "coin coin fait le canard, hi-han fait le poney" sont déjà des chansons intemporelles, des classiques de la musique qui traverseront les âges au même titre qu'un Beethoven ou qu'un morceau de Gronibard. Le Metal Corner, je le rappelle, c'est un peu le coin des nuls : l'espace détente ou on peut se reposer, après moults concerts et pléthore d'assauts musicaux qui nous ont détruits les oreilles et les cervicales. Un coin sympa en somme, même si personnellement je préfère me reposer avec un bon kebab/frites (à sept euros... et puis "bon", on a vu meilleur hein) en face du Ball Of Steel par exemple.

Le Ball Of Steel (à ne pas confondre avec les Balls Of Steel), c'est une grosse boule métallique dans laquelle circule imbécilement, et à grande vitesse, trois motos. C'est assez impressionnant, un truc à voir pendant 10 minutes entre deux concerts, vraiment, même si on peut pas s'empêcher de se dire "... mais pourquoi ils font ça?". Enfin bon, voila, d'autres trucs m'ont bien plus marqué à leur manière...

Exemple à l'appui? OK. Je vois que tu aimes les précisions, lecteur adoré. Et bien un bon exemple de trucs qui m'ont marqué, c'est ce fameux concert, que je fais rentrer dans le "top 3 des concerts du Vendredi" avec Taake : Anthrax. Ces New Yorkais sont des dieux du Thrash, c'est incontestable, et ceux qui pensent le contraire méritent de se faire cruellement piétiner jusqu'à ce que mort s'en suive dans un circle pit. J'étais curieux d'entendre le nouveau chanteur, Dan Nelson, et le gars se démerde très bien. Il n'a pas le timbre culte de Belladona mais quelques intonations sont similaires. Scott Ian est un monstre de charisme, ce type n'a même pas besoin de micro pour faire bouger son public, et le groupe enchaine de véritables hymnes au Thrash Metal et au headbang ; Quelques titres dans le désordre : Indians, I'm The Law, Caught In A Mosh, Anti-Social, Madhouse... ça nique lecerveau à force de headbang tout ça, c'est moi qui vous le dit ! La "fraternité Metal" opère, un mec que je ne connais pas vient me prendre la main en me hurlant joyeusement "Fuckin' Thrash Baby !" dans les oreilles, et nous voila parti à headbanger aux rythmes imparables de ce très grand groupe qu'est Anthrax.

Et c'est Heaven & Hell qui a eu la lourde tâche de passer après Anthrax. Je me demandais ce qu'on était en droit d'attendre des restes de Black Sabbath, dont le guitariste est un espèce de sale gaucher aux doigts amputés, et ou le chanteur est aussi âgé que petit. Et bien ce qu'on est en droit d'attendre de Heaven & Hell, c'est un très très très trrrrrès grand moment de Rock. Ce groupe est mythique, voila tout. Ils dégagent une ambiance sombre et irrésistible, leurs morceaux sont puissants et représentent l'essentiel de la musique Hard Rock et Heavy Metal, à savoir : un véritable travail sur tout les instruments pour une rythmique de malade, un feeling que seuls les plus grands possèdent, et la voix de ce chanteur génial qu'est Dio. Le jeu de scène est top et le groupe nous gratifie quelques bonus sympas comme des espèces de mains squelettiques dans des sphères -sporadiques, comme dira Karadoc- et d'autres éléments du décor kitschement flippants.

Le dernier morceau du live, le morceau éponyme, est un chef d'oeuvre à lui tout seul. Il est important de préciser que la nuit est tombée depuis la fin du concert de Anthrax, et c'est sous un ciel noir et étoilé que la bande de Dio fait son spectacle. Et, je le répète, l'ambiance est absolument renversante. Le Hellfest sous la nuit, c'est vraiment l'enfer. On a des gros feux et des décors un peu flippants du coté de la Rock Hard Tent et de la Terrorizer Tent, et ce paysage renvoie inévitablement à la représentation qu'on se fait communément de l'enfer. Une horde de gens maléfique qui écoutent de la musique maléfique dans un décor maléfique... Mékecébo. Et pourtant, ce ciel... Un ciel beau et étoilé, noir, mais d'un noir brillant, un noir qui ne peut qu'accentuer la lumière des étoiles, une pureté inaccessible pour nous autres créatures de la Terre... Et le ciel se marie avec le décor du Hellfest, comme si le Heaven et le Hell se réunissait exclusivement pour nous, les festivaliers... comme si le monde entier n'était qu'un simple concept pour ce groupe génial qu'est Heaven & Hell... Un très grand moment de Rock, que je n'oublierai probablement jamais, et qui rentre instantanément, car tel est mon bon plaisir, dans ce divin "Top 3 du Vendredi".

Inutile de vous dire qu'il m'est impossible d'être aussi suceur positif avec le groupe suivant. God Seed, j'étais curieux de les voir, (ex-Gorgoroth, toussa, ça aurait pu être intéressant) mais en trois morceaux j'ai tout compris : le groupe est chiant, et une fois qu'on a vu la gueule de Gaahl, on a plus rien à retenir d'eux. Les gonzesses à poil accrochées aux croix c'est franchement pas malsain pour un sous (rappelez vous, on en avait parlé pendant que j'encensais Taake (qui, je vous le répète, est un putain de groupe)), et cette mauvaise réplique de Gorgoroth n'a vraiment pas su me séduire, (et je sais que je ne suis pas le seul). Un gros "bof".

Et merde ! voila que je redivague ! Manowar ! Concentrons nous sur Manowar ! Les trois quarts du Hellfest ont dû se réunir pour assister au show du groupe Américain, que ce soit ceux qui veulent se marrer un bon coup, ou ceux qui aimaient vraiment (ou encore les deux en même temps). D'ailleurs, ça a fait un peu le même truc pour Motley Crüe... Sans dec, si j'ai été surpris par un groupe dans le fest, c'est bien par le Crüe. Jamais, au grand jamais, mais alors jamais de la vie, que si j'avais eu neuf vies je ne l'aurais jamais jamais jamais pensé, que je pourrais un jour tomber amoureux de ce groupe commercial de Glam Metal à paillettes qu'est Motley Crüe. Et pourtant... je suis obligé de reconnaitre que le show de ces Amérloques était bluffant. Objectivement, c'était peut être les meilleurs du festival. Le concert a commencé par une musique solennelle et "émotivement" forte (je me rappelle avoir frissonné et fermé les yeux dessus). Puis, le rideau qui dissimulait la scène a explosé, révélant le Crüe déchainé qui nous a délivré sa première tuerie. L'écran géant, qui d'habitude transmettait la prestation en direct des groupes des scènes 1 ou 2, diffusait cette fois des diaporamas (ça pouvait aller des mecs ensanglantés aux femmes à poil, notamment sur "Girls Girls Girls"). Et le groupe a enchainé les tueries. En vrac : Shout At Devil, Wild Side, Girls Girls Girls, Live Wire, Motherfucker Of The Year... Vince Neil assure, communique énormément avec son public, sait le motiver, et ce coté "on s'appelle Motley Crüe et on va conquérir le monde avec nos big show à l'américaine, nos paillettes et nos hymnes" est absolument irrésistible. Vraiment, même à tous ceux qui descendent impitoyablement ce groupe (j'étais le premier, croyez moi), je le recommande très très très fortement. Encore un groupe qui rentre dans le top 3 du vendredi ! Comment? Ça fait le quatrième qui rentre dans le top 3? Fuck You !

Enfin un point qu'il faut noter quand même, c'est la fin décevante de la prestation du Crüe. Vince Neil avait l'air dans une humeur "thanksyougoodbyeviteons'casse" à la fin, et c'est vraiment étrange, parce qu'on ne peut pas douter que le groupe a vraiment pris son pied pendant tout le set... Just Strange... Dommage, parce que ça laisse un gout un peu désagréable à la fin. "Une mouche dans le lait" comme dira John McClane. D'autant plus que c'est sans doute le seul défaut de ce concert irrésistible...

Après Motley Crüe, la question du "a quoi ressemble un show Manowar" s'est finalement transformé en "Manowar pourra t-il surpasser le Crüe en matière de big show?" Et bien pour mettre fin à ce suspens insoutenable... enfin ne vous plaignez pas trop : le fest était rempli de fans de Manowar. Parole de Int. D'ailleurs en allant me coucher dans ma tente, je ne sais pas combien de fans de Manowar j'ai entendu. Les braves n'hésitaient pas, quitte à m'empêcher involontairement de dormir, à chanter les plus grands hymnes du groupe ("Manowar, Manowar, Living On The Roaaaaad ! When we're in tooown... speakers explooooode !"). Même à 3 heures du matin notez.

Les métalleux bourrés sont des gens très drôles d'ailleurs. Si vous avez envie d'entendre des délires Metal complètement débiles de mecs torchés, allez au Hellfest. Je me rappelle notamment de deux gars qui hurlaient sur des voix Metal le nom d'animateurs français (allez savoir pourquoi) genre "LAAAAAUUUUUREEEEEEENT RUUUUUUQUIEEEEEEEEER !!!!!". A hurler de rire, croyez moi. Un autre moment très très drôle, c'était celui du catch hardcore. Alors je tiens à rassurer tout le monde : le catch hardcore, c'est une blague. Rien d'autre. C'est du fun et puis c'est tout. Du déchainement de fausse violence gratuite et jouissive comme on l'aime, nous autres Metalleux. J'ai assisté à la finale du tournoi, et c'était un match génial : 3 titans et un catcheur/rappeur/triso (qui s'est fait huer de partout, on est chez les Métalleux quand même !) qui combattent sous les hurlements et les applaudissements des festivaliers. Festivaliers toujours aussi géniaux d'ailleurs, qui n'hésitent pas à balancer des commentaires aussi pertinents que hilarants du genre "LES PUNAISES ÇA FAIT MAL !" lorsque l'un des catcheurs préparait une table remplies de punaises. Une autre réplique qui m'a bien fait rire est le fameux "TUUUUUUE LE !", alors que l'un des catcheurs était en train de donner de vraies fausses mandales à son adversaire... à s'uriner dessus de rire. Ah ! et je voulais également rendre hommage au commentateur ! Ce gars est à mourir de rire ! Les remarques du genre "étranglement des yeux" étaient nombreuses, et on avait vraiment l'impression qu'il y croyait à fond ! En plus, le bonhomme a fait son Hoest en montrant sa queue à la fin (héhé, c'est ça quand on a un t-shirt "I Love My Penis"), et il faut des Balls Of Steel pour faire ça. Bref, un super moment, très "fraternel". Ce qui est chouette, ce n'est pas forcément de parler de Metal avec des gens, mais c'est de parler de tout et n'importe quoi avec des Métalleux, et ça, rien de mieux qu'un bon match de catch hardcore pour le faire !

...

Je divague encore, c'est ça?

("Ben ouais")

Je sais ! je sais ! Mais je fais pas exprès les mecs ! A chaque fois que je veux parler de Manowar, comme par accident, je pense à un autre truc ! Tiens, d'ailleurs, là je pensais à la fierté qu'a Manowar à faire du Metal. Et bien cette fierté, on la retrouve dans Machine Head ! Robb Flynn n'a pas son pareille pour discourir sur le Metal et sur cette allégeance que nous avons tous, nous autres Metalheads, pour notre musique fétiche. Le concert de Machine Head était à l'image de cet état d'esprit : un hommage au Metal. Machine Head c'est un peu le groupe emblématique du Metal. La carte de visite : alternance des voix claires et extrêmes, genre : Thrash/Death Metal, beaucoup de mélodies et de soli techniques, des riff lourds et épais, des morceaux longs, et un état d'esprit remarquable... Bref, un groupe qui devrait, dans un monde parfait, mettre tous les Métalleux a peu près d'accord, au même titre qu'un Slayer (à la grande période) ou qu'un Pantera. En plus, Robb Flynn est apparamment fan hardcore de circle pit puisqu'il insiste pour que le public en fasse toutes les 0.8 chansons... Manie qu'on retrouve chez le Thrasheur Marcel Schirmer, de Destruction d'ailleurs (oh mon dieu... mais j'y arrive pas les mecs, aidez moi quoi... Faites le report vous même limite, j'y arrive pas à vous en parler de Manowar moi... Bon, promis, sur mon honneur, juste après Destruction, j'en parle). J'en ai bouffé de la terre pendant le concert de Destruction, c'est moi qui vous le dit ! Des coups de coudes dans les côtes à cause de ces emmerdeurs de mosheurs, des rangers dans la gueule à cause de ces abrutis de slammer, des cheveux dans les yeux à cause de ces andouilles de headbangers, et les oreilles explosées à cause de ces Teutons de Thrasheurs de Destruction ! Le groupe aurait certainement eu Le Lombardo du Meilleur groupe Thrash (oui, c'est comme les Oscars mais dans le Thrash Metal, c'est nouveau) si il n'y avait pas eu Anthrax, c'est moi qui vous le dit. En tout cas, quelque chose à ne pas manquer.

("Bon, alors maintenant tu vas nous parler de...")

Rien à voir avec les Thrasheurs de ADX en tout cas... ADX, j'avais déjà vu, j'avais bien aimé, et bien là j'ai revu quelques morceaux, et finalement, j'ai pas aimé. Le public avait l'air conquis mais on a déjà entendu 100 fois ce que ces mecs font. Ça commence très sérieusement à sentir le renfermé et le ringard ADX (et de la part d'un mec qu'a kiffé Motley Crüe c'est pas un compliment). C'est pas parce que ça chante en français que c'est forcément bien quoi... le Thrash, faut que ça envoie, mais avec des rythmes et des riff originaux. Ici, rien ne leur appartient, tout est pompé ici et là, et le groupe sombre dans la mauvaise caricature de la relique française du passé... Bref, les septuagénaire qui ont connu le groupe à ses débuts aimeront peut être, mais c'est tout. Pour le reste, mangez du Destruction, mangez du Anthrax, mangez du Aura Noir, mangez du...

Hey ! Aura Noir, je vous en avais pas parlé? Sérieux?

("Non mais...")

Ah ben merde... c'est con ça, parce que Aura Noir, c'était un concert super défoulant. Ils ont tout compris au Black/Thrash Metal ces mecs. C'est crade, ça sent les relents de Satan et les pets de Lucifer, ça martèle ses percus comme personne, et ça te fais remuer le cou d'avant en arrière à t'en faire péter le front sur le sol. Dans le genre kitsch ils sont pas mauvais aussi (Hellfire... lol), et en studio ça peut être chiant, mais au moins, leurs rythmes sont très efficaces et dégagent une véritable énergie en concert. Le Side Project du bassiste de Immortal passe par plusieurs genres comme je le disais (Black et Thrash, mais aussi un peu Death parfois), et tout est composé dans le but de dégager de l'énergie. C'est un feeling très primaire finalement, qui se concentre sur l'essentiel de la musique Rock : la rage, la fête (façon Black Metal, mais fête quand même), et la musique qui envoie.

("Ouais ouais, c'est cool, mais tu nous as dis que...")

Dans un registre un peu différent, il est également bon de citer Moonsorrow, qui a réalisé une performance correcte. Mais je pense que le groupe perd un peu en live par rapport au studio. Enfin ça reste supérieur à du Vader par exemple, qui se contentait vraiment du minimum, mais voila, on perd en ambiance, là ou, au hasard, Enslaved, arrive à retranscrire fidèlement l'atmosphère de ses albums studios. Il faudrait que je les revois pour avoir un avis plus tranché... Le groupe n'était peut être pas en forme (ou alors c'est moi qui n'était peut être pas en forme), mais le concert ne reste que correct.

... Bon. Ben je crois qu'on a fait le tour. Merde, moi qui voulait reporter Manowar en premier ! j'ai foiré le coup... ça m'apprendra à divaguer sur des conneries, comme sur l'extrem market... mais imaginez : une quarantaine d'exposants ! des t-shirts Metal à perte vue ! Des rangers, des bracelets à pics, des conneries vestimentaires de troo que je savais même pas que ça existait, des...

("Int, c'est même plus marrant. Faire semblant d'oublier de parler de Manowar c'est sympa deux minutes mais ça suffit maintenant...")

Ouais, ouais, je comprends... mais après vous avoir fait patienter comme ça, ça me fout un peu les boules d'être finalement arrivé au moment ou j'ai plus grand chose d'autre à rédiger que ce foutu report de merde sur le concert de Manowar... mais allons y.

("C'est pas trop tôt hein ! Guns N' Roses aura eu le temps de sortir 20 putains de Chinese Democraty avant que tu nous le ponde ton report à la con !")

...



Donc, après Amon Amarth, je me suis dirigé vers la MainStage 1 en me demandant si Manowar serait meilleur que le Crüe blablablablablabla. J'ai dû bousculer approximativement 800 personnes avant de me trouver une place correcte (juste derrière un fan de Emperor qui avait l'air de se faire profondément chier durant tout le concert, et juste devant des fans hardcore du groupe qui connaissait toutes les chansons par cœur). J'ai glandé une minute ou deux, et le concert a enfin démarré : Manowar était sur scène. Le vrai Manowar. Eric Adams en vrai, et tout... DeMaio... Logan... Colombus... les guerriers quoi. Les vrais. Mais ne tournons pas autour du pot (lol, jsuis gonflé) : le concert était tellement bon que meilleur que ça, c'est l'explosion cardiaque. Le groupe a enchainé trois titres, puis Adams s'est amusé à faire chanter le public pendant 5 bonnes minutes (des faibles s'amusaient à hurler "remboursé !"... tant pis pour eux...). Les hymnes se sont enchainés, le public reprenant en cœur les meilleurs passages (Brothers Of Metal... Kings Of Metal... Warriors Of The World... et cette tuerie IN-CROY-ABLE qu'est Hail And Kill), et cette fraternité, cette confrérie Manowaresque immortelle et invincible a pris toute son ampleur. Comme si nous, les fans, avions passé une sorte de pacte avec le groupe, en leur jurant intérieurement fidélité, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort nous sépare.

Il ne faut pas non plus omettre de raconter le "Joey DeMaio Show" ! Le bassiste a tenu un discours hilarant très philosophique sur la vie et le monde, qui aboutissait à la conclusion que Manowar serait sans doute l'entité la plus géniale de l'univers. DeMaio a ensuite commencé à parler des guitaristes. Le bonhomme clamait que Karl Logan était le seul guitariste, le seul, qui jouait avec des couilles. Hilarant vous dis-je. Sur ce, il a invité un fan sur scène, et a entamé un rituel d'initiation : il lui a enlevé son t-shirt (normal, c'était pas un t-shirt Manowar), l'a jeté à terre, a regardé le fan dans les yeux, et lui a dit quelque chose du genre "tu es une bonne personne dans le fond, je le vois dans tes yeux, mais tu dois abandonner ta vie passé". Sur ce, un noble serviteur du King Of Metal s'est empressé d'apporter un véritable t-shirt. Un t-shirt Manowar mes amis... Oui... un t-shirt Manowar...

Puis, un autre serviteur a apporté une guitare au fan, qui s'est révélé être un sacré bon guitariste, et qui a joué le morceau suivant avec le groupe. Le gars a gagné sa journée puisqu'il est reparti avec la guitare sur laquelle il a joué, et, surtout, cet Emblem Of Honor qu'est son tout nouveau t-shirt Manowar.
Autre chose de génial : DeMaio a invité Ben Barbaud, l'organisateur du Hellfest (=le 'Roi du Metal de Clisson', selon Joey), et lui a dit qu'il fallait beaucoup de burnes pour monter ce qu'il a monté. Quoi de mieux qu'un trophée représentant deux boules en acier pour illustrer cet acte de bravoure? Car en effet, au nom de Manowar et des fans de Manowar, DeMaio a offert le trophée "Balls Of Steel" à Ben Barbaud. Et ça, c'est la plus belle des récompenses.

Pour en revenir à la musique, et d'un point de vue un peu plus objectif, le groupe joue très fort bien sur (même avec des bouchons d'oreille c'est parfois à la limite du supportable), et les morceaux de Manowar collent quand même très bien à un concert, pour peu qu'on aime le Heavy Metal puissant. Ceux qui ne comprennent pas le groupe en studio ne comprendront pas le groupe en live, ça c'est clair. Pour les fans, ce sera l'orgasme absolu. Peut être pas LE meilleur concert du fest, car il y a des égalités (je pense à Motley Crüe, je pense à Anthrax, je pense à Enslaved, je pense à Gojira...), mais sans doute l'un des plus marquants.

Merci le Hellfest !

("tout ça pour ce mini report bidon? tu fais chier Int !")

Fuck you !


Récapitulatif
   
Tuerie/excellent :


- Taake
- Heaven & Hell
- Motley Crüe
- Enslaved
- Gojira
- Manowar
- Anthrax
- Destruction
- Wolves In The Throne Room

    Très bon :

- Aura Noir
- Hacride
- Adagio
- Amon Amarth
- Epica
- Machine Head

    Bon, mais quelques défauts/correct :

- Samaël
- Moonsorrow
- Trepalium
- Electric Wizard
- Melechesh

    Décevant/Ennuyeux :

- Vader
- Dragonforce
- God Seed

    J'ai vu de loin, ou j'ai vu que quelques morceaux, et ça avait l'air bien :

- Entombed
- Down
- Immolation
- Pain
- Killing Joke
- Dagoba
- Mastodon
- Queensrÿche

    J'ai vu de loin, ou j'ai vu que quelques morceaux, et ça avait l'air pas bien :

- Girlschool
- Blockheads
- Cradle Of Filth
- Cathedral
- ADX
- Europe

    Les Plus :

- Beaucoup de concerts au moins très bons
- Beaucoup de choses à faire en dehors des concerts (electric circus, ball of steel, bar à vin, extrem market, Metal Corner...)
- Bonne alternance des scènes
- C'est très beau quand il fait nuit
- Pas de baston
- Bonne organisation

    Les Moins :

- Pas assez de concerts la nuit : les premiers concerts arrivent trop tôt
- Pas facile de dormir
- Les toilettes sont révolutionnairement sales
- Une affiche quand même nettement moins excitante que les éditions 2007 et 2008



(La classe)



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par Int, le 24 juin 2009
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Commentaires


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Jeancroispasmesoreilles a écrit :
Je trouve que c'est quand même un peu longuet tout ça (et le gag de répétition, c'est pas évident à manipuler). Je ne devrais pas me plaindre, j'ai moi aussi facilement cette tendance quand j'écris, mais j'essaye maintenant de faire gaffe, et je coupe dans mes élucubrations.

Ça c'était pour la forme.

Le fond maintenant ? "Tous les goûts sont dans la nature", et c'est justement intéressant de tout brasser, mais bon… Il y a très peu de groupes figurant dans ce compte-rendu (marre de voir "report" partout sur internet, le mot français étant bien différent de l'anglais, à chaque fois je dois faire l'effort de lire "riporte", pourtant je suis bilingue) parmi ceux que j'ai tenu à voir ! A part Voïvod, Machine Head, Down (j'ai acheté le t-shirt là-bas !), Gojira (pas en entier) et Anthrax (encore moins). J'ai oublié Dragonforce, mais justement, ça s'oublie… Et Heaven & Hell que je regrette bien de ne pas avoir vu, mais seulement entendu, emmitouflé que j'étais, grelottant dans ma tente, ce soir-là.
Alors, à force de différence pourtant involontaire, je me demande si je ne serais pas d'une autre planète…

En tout cas, on a au moins vu la même chose question camping, chiottes et ambiance générale. Une sacré expérience ce Hellfest !


Donc c'est trop long mais y'a pas assez de groupes.

Waw.

Je peux pas répondre aux attentes de tout le monde mec, c'est quelque chose de personnel que je propose. Ce Riporte, c'est "l'expérience d'un métalleux parmi tant d'autres au Hellfest".

Enfin pour l'humour à répétition ouais, c'est dur à faire, dommage que ça t'ai pas plu ;)

Non, moi j'en suis assez content. La seule critique que je me ferais c'est d'avoir plagié Lester Bangs en moins bien.

lun. 29 juin 09- 16:57  
Tu as raison, c'était quand même bien, c'est juste que j'ai tendance à être assez critique. Et tu aurais par hasard parlé (en bien) de Clutch (mon coup de cœur de ce festival), de Karma to burn (très bien aussi, mais un peu moins "vivant", vu que c'est sans parole) ou Mastodon (mon coup de cœur depuis 2 ans) par exemple, j'aurais trouvé cela moins long, plutôt que cette énumération de groupes que j'avais choisi de ne pas voir. Et comme le premier d'entre-eux était Manowar, tu peux comprendre que je ne pouvais pas accrocher à ton suspens…
On n'a pas les mêmes goûts c'est tout. Et au moins ça montre que ce festival en propose justement pour tous les goûts, c'est une grande qualité.
Je tiens cependant à reconnaître que j'ai apprécié dans ton papier, certaines digressions abruptes, genre passage du coq à l'âne.
Sans rancune ?

PS : en fait, suis-je le seul à ne pas "apprécier" Manowar, qui ne me fait même pas rire ? Depuis le camping, ça me navrait plutôt, cette batterie qui faisait toujours le même rythme, si pauvre à mon goût… Pas pu les voir en vrai pour m'en faire une autre idée, mon bus partait à 2h.

lun. 29 juin 09- 19:35  
Tu as raison, c'était quand même bien, c'est juste que j'ai tendance à être assez critique. Et tu aurais par hasard parlé (en bien) de Clutch (mon coup de cœur de ce festival), de Karma to burn (très bien aussi, mais un peu moins "vivant", vu que c'est sans parole) ou Mastodon (mon coup de cœur depuis 2 ans) par exemple, j'aurais trouvé cela moins long, plutôt que cette énumération de groupes que j'avais choisi de ne pas voir. Et comme le premier d'entre-eux était Manowar, tu peux comprendre que je ne pouvais pas accrocher à ton suspens…
On n'a pas les mêmes goûts c'est tout. Et au moins ça montre que ce festival en propose justement pour tous les goûts, c'est une grande qualité.
Je tiens cependant à reconnaître que j'ai apprécié dans ton papier, certaines digressions abruptes, genre passage du coq à l'âne.
Sans rancune ?


Ouais, mais merci pour la critique hein ! ;) Enfin un peu d'honnêteté dans ce monde vil et empli de fausses politesses ! (lol, ce que jsuis niais)

Pour les groupes que tu cites, voila, j'ai pas vu les deux premiers, et Mastodon j'ai entendu deux trois trucs de loin (ça avait effectivement l'air chouette).

Et pour Manowar, ça s'explique pas. Ça dépasse le simple cadre de la musique. c'est comme le catch : ceux qui aiment savent que c'est pour rire, mais personne le dit pour pas rompre le secret.

D'ailleurs j'en ai déjà trop dit. Mais bon, tu es loin d'être le seul à ne pas comprendre. En plein concert, j'avais deux mecs en face de moi qui se faisaient chier (dont un fan de Emperor, ptain, je suis moi même très fan de Emperor :nerd: comme quoi)

mar. 30 juin 09- 17:15  
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Gronibard
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Création : 1998
Genre : Grindcore
Origine : France


Albums chroniqués :
Chronique de Stomp 442
Stomp 442
1995

Chronique de Stomp 442
Stomp 442
1995

Chronique de Persistence of Time
Persistence of Time
1990

Chronique de State of Euphoria
State of Euphoria
1988

Anthrax
Anthrax
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Création : 1981
Genre : Speed Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Machine Head
Machine Head
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Création : 1992
Genre : Metal
Origine : États-Unis

Concerts:
Rapports de concerts:

Slayer
Slayer
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Création : 1981
Genre : Thrash Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Day Of Reckoning
Day Of Reckoning
2011

Destruction
Destruction
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Création : 1982
Genre : Thrash Metal
Origine : Allemagne

Rapports de concerts:

Moonsorrow
Moonsorrow
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Création : 1995
Genre : Pagan/Folk
Origine : Finlande

Rapports de concerts:

Emperor
Emperor
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Création : 1991
Genre : Black Metal
Origine : Norvège


Albums chroniqués :
Chronique de Clandestine
Clandestine
1991

Chronique de Left Hand Path
Left Hand Path
1990

Entombed
Entombed
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Création : 1989
Genre : Death Metal
Origine : Suède

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Providence
Providence
2011

Chronique de Majesty and Decay
Majesty and Decay
2010

Chronique de Failures for Gods
Failures for Gods
1999

Immolation
Immolation
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Création : 1986
Genre : Death Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Dagoba
Dagoba
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Création : 1997
Genre : Metal
Origine : France

Concerts:
Rapports de concerts:

Mastodon
Mastodon
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Création : 1999
Genre : Sludge Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de American soldier
American soldier
2009

Chronique de Empire
Empire
1990

Queensrÿche
Queensrÿche
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Création : 1981
Genre : Heavy Metal
Origine : États-Unis

Rapports de concerts:

Cradle Of Filth
Cradle Of Filth
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Création : 1991
Genre : Black Metal
Origine : Royaume-Uni

Rapports de concerts: