L’Allemagne n’est pas précisément un pays du metal ; il a produit quelques très grands et quelques formations mythiques, mais l’immense majorité de ses groupes restent dans l’ombre, pas forcément faute de talent mais faute de publique. La barrière de la langue n’améliorant pas les choses, leur réputation de ce côté ci de la frontière n’est pas tellement plus brillante. Mais de temps en temps, on tombe sur un CD d’un groupe dont on n’avait jamais entendu parler, et on se dit bon sang mais c’est pas mal… Comme quoi il n’y a pas qu’en France que les groupes galèrent.
Mandrake est le mot allemand pour mandragore, la plante qui, rêvant d’être humaine, poussait sous les gibets dans l’espoir de capter dans ces racines les âmes des pendus …
Mais malgré quatre albums au conteur, le groupe n’arrive toujours pas à émerger. Il est vrai qu’entre ces quatre CD, ils ont fait le grand écart entre le death et le gothic plutôt atmo. Il est vrai aussi que la concurrence est de taille dans le domaine. Leur musique ne marquera pas l’histoire du metal, mais elle ne mérite pas d’être ignorée à ce point là…
Peut être leur dernier album,
Mary Celeste, fera bouger un peu les choses.