Tygers Of Pan Tang se forme à Whitley Bay, Angleterre, en 1978 autour de Jess Cox (chant), Robb Weir (guitare), Richard Laws (basse) et Brian Dick (batterie). Le groupe doit son nom à une créature proche du tigre, protégeant l'ile de Pan Tang des intrus, dans le cycle d'Elric des Dragons de Michael Moorcock.
La formation fait figure de pionnier de la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal) avec
Saxon, Sansom et
Iron Maiden par exemple, mouvement qui allait être éphémère mais qui allait marquer un renouveau du genre salutaire. Tygers Of Pan Tang se fera très vite remarqué par une major, MCA Records, il sera l'un des seuls à avoir cette chance mais comme nous le verrons un peu plus loin, le combo ne fut jamais vraiment capable de tirer son épingle du jeu, malheureusement pour lui.
Le groupe publie son premier album en 1980, Wild Cat, qui évolue dans un heavy classieux, mais qui manque encore un peu de souffle et surtout, d'un soliste capable de faire la différence. Pour se faire, la formation engage le jeune guitariste
John Sykes et en profitera pour remercier Cox pour le remplacer - avantageusement - par John Deverill. La différence se fait clairement entendre sur l'opus suivant, Spellbound paru en 1981, plus racé, plus vindicatif également. Il sera le "chef d'oeuvre" du groupe. L'année suivante, Tygers Of Pan Tang publie Crazy Nights.
Cependant, le groupe doit faire à deux coups durs : le départ de Sykes, convié par
Phil Lynott à rejoindre
Thin Lizzy (une offre qui ne se refuse pas) et la résiliation de leur contrat par MCA après un nouvel album, The Cage, un peu moins réussi, mais contenant quelques classiques, dont
Love Potion No. 1. Le groupe splittera peu après, pour se reformer en 1985.
Deux albums sortiront à cette période : The Wreck Age (1985) et Burning In The Shade (1987). Ces deux albums seront un bide, la nouvelle orientation musicale du groupe, plus soft, voire carrément FM ne convaincra personne. Le groupe splittera une nouvelle fois, pour plus longtemps cette fois-ci.
En effet, il faudra attendre 1998 pour avoir des nouvelles de Tygers Of Pan Tang et surtout, patienter jusqu'en 2001 pour se mettre un nouvel album sous la dent, Mystical. Cependant, le tigre a les dents émoussées et fait plus office de gros minet que de bête de guerre tant sa musique est devenue poussive. Live In The Roar (2003), Noises From The Cathouse (2004), Detonated (2005) et Animal Instinct (2008) ne déchaîneront pas les foules et quand on se penche sur le passé du groupe, il n'est pas difficile, hélas, de comprendre pourquoi.
Tygers Of Pan Tang est un groupe qui aurait pu devenir gros si les bons choix avaient été fait, ce qui souvent, ne fut pas le cas. A présent, il vivote, plaisant à quelques nostalgiques, mais peine à remplir les salles de concerts. Sad but true...