Pour passer du look gothique au look sado-maso-vampire, il n’y a qu’un pas, et c’est malheureusement celui que les italiens de
Theatre des Vampires se sont empressés de franchir. Si le résultat a plus a certains, et leur a assuré le soutient d’un fan club particulièrement hystérique, il faut bien reconnaître qu’il est musicalement discutable (mais au moins il y a un résultat, c’est déjà ça) et carrément désastreux pour l’image du metal. Mais enfin, si il leur plaît d’avoir une chanteuse s’ouvre les veines pendant les concerts pour faire boire son sang aux fans, pourquoi pas ; même si on peut douter que, comme elle le prétend, cela les rendra immortels. En revanche, la loi considère cela comme une incitation au suicide et donc l’interdit. Question de vocabulaire.
Le groupe se forma en 1994, comme souvent suite à la dissolution d’un autre groupe,
Sepolcrum, qui ne laissa pas son nom dans les annales du metal. D’emblée, le groupe afficha sa fascination pour l’univers des vampires, et le retranscrivit dans les paroles et les titres de ses chansons, son look, et dans la mesure du possible, son style musicale. Précisons que si les goûts musicaux du conte Dracula restent à ce jour un mystère, il est probable qu’il apprécierait le côté malsain et glauque qui transparait fort bien, en particulier grâce au chant complètement éraillé de Miss Scarlet.
Aux premières tendances, qui étaient plus proche du black symphonique, sont venu s’ajouter d’autres influences, allant du classique au rock gothique. Cependant, l’ensemble est généralement d’assez bonne facture, et même souvent assez accrocheur. Il y a donc bel et bien production musicale, même si les tendances exhibitionnistes de leur chanteuse en font douter au premier abord, aussi ne peut on condamner d’emblée.