L'idée de monter une formation de hard rock marqué par les '70 trottait déjà du temps où
Michael Amott disséquait avec ses compères de
Carcass. Aussi, c'est la première chose qu'il a fait en quittant la formation anglaise après un Heartwork très remarqué à sa sortie pour son approche plus mélodique. Spiritual Beggars nait donc la même année, en 1993, autour du père Amott, de
Spice au chant et à la basse et de l'excellent
Ludwig Witt derrière les fûts.
Le premier album, éponyme, sortira en 1994 et ne connaîtra qu'un mince succès d'estime, la production n'étant pas à la hauteur et l'ensemble sonnant bien trop brouillon. Mais une fois que Amott refera parler de lui sur la scène extrême en montant
Arch Enemy, le cas Spiritual Beggars jouira d'une mise en avant dans les magazines spécialisés et le groupe, de plus de moyens pour enregistré Another Way To Shine, leur second opus, en 1996. Avec sa pochette psychédélique à souhait, le disque attire l'attention, surtout qu'il est de qualité très satisfaisante. Ensuite, ce sera une montée en puissance progressive, d'abord avec Mantra III en 1998, avec un son gras jouissif à souhait et Ad Astra en 2000, encore une autre bonne pioche pour découvrir le groupe.
Cependant, se sentant à l'étroit, Spice décide de quitter le groupe. Spiritual Beggars devient alors un quatuor avec l'arrivée de deux nouveaux membres,
JB au chant et
Roger Nilsson à la basse. Le groupe accouche alors de On Fire en 2002, dans la lignée du précédent, mais où la voix chaude de JB permet de nouvelles approches mélodiques. Nilsson fait ses bagages peut après et c'est l'
Arch Enemy Sharlee D'Angelo qui récupère la basse tandis qu'un claviériste,
Per Wiberg, est embauché à plein temps. Sors alors Demons en 2005. Le groupe tournera pour le promouvoir sur scène, mais l'activité surchargée de
Arch Enemy nuira à Spiritual Beggars, qui a cependant annoncé entrer en studio en mars pour offrir un nouvel opus entre la fin de l'été et la fin de l'année 2010. Wait and see.