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Nick Holmes et
Greg Mackintosh se rencontrent en faisant de l'échange de cassettes audio, des démos qui, se souvient Holmes, commençaient automatiquement par "bleuargh !". Ils décident de former un groupe complété par
Aaron Aedy à la seconde guitare,
Steve Edmondson à la basse et
Matthew Archer à la batterie. Le combo d'Halifax enregistrera alors sa propre démo (qui commençait par "bleuargh") et sera remarqué par le label
Peaceville.
Paradise Lost sera alors l'un des "Big Three" du label avec
My Dying Bride et
Anathema. Le premier opus,
Lost Paradise, est un ensemble de death très lent et d'une noirceur éprouvante.
Gothic, l'opus suivant, n'explore pas de nouvelles voies, mais s'avère être un disque charnière qui va conditionner les prochains opus de
Paradise Lost.
Ainsi,
Shade Of Gods en 1992, se teinte de tons plus gothiques, Nick Holmes travaille son chant, qui se fait un peu plus clair, on est loin des grunts des débuts ! As I Die deviendra d'ailleurs un véritable "hit" pour les anglais qui entameront l'écriture d'
Icon en confiance. Quand ce disque voit le jour en 1993, la critique se voudra excellente et place
Paradise Lost sur le piédestal des "grands" du metal. Tout va pour le mieux : le combo d'Halifax commence à percer partout en Europe (même en France) et
Draconian Times se paye même le luxe d'être un des albums les plus attendus de 1995, à juste titre. Certains voient en cet album la
quintessence du groupe.
Puis en 1997, c'est un
Paradise Lost new look qui apparait : cheveux coupés courts pour certains, influences plus new wave dans la musique, chant clair permanent de Nick Holmes (ce dernier réagira d'ailleurs des années plus tard en voyant une couv' du magazine français Hard Rock qui ne mettait pas son nez en valeur).
one Second est très bon, mais les critiques commencent à se faire entendre, de la part des fans qui, pour un certain nombre, se sentent trahis. Mais ils ne sont qu'au début de leurs surprises.
Dans la foulée, le groupe signe avec la major
EMI. Comme pour
Amorphis ou
Helloween, cla s'avèrera être une erreur, EMI ne sachant pas travailler ce genre de groupes. Ainsi,
Host est un excellent disque, mais dans des sonorités proches de
Depeche Mode. Là se produit un couac entre les fans et le groupe, dont le nom lui porte dans ce cas préjudice. Les guitares très en retrait n'y font rien : le disque sera plus ou moins un bide et
Believe In Nothing en 2001, ne parviendra pas à redresser la barre. Les guitares sont de retour, mais l'ensemble est trop plat pour sauver
Paradise Lost d'un naufrage en règle.
Heureusement,
Symbol Of Life l'année suivante montre un groupe qui s'est repris en main et qui livre un album réjouissant avec des titres heavy et d'autres plus posés qui s'adaptent bien ensemble. Le public adhère un peu plus, mais les ventes ne retrouvent pas le niveau de
Draconian Times.
Le groupe revient lentement sur le devant de la scène.
Paradise Lost en 2005, puis
In Requiem enfoncent le clou, tandis que
The Anatomy Of Melancholy offre aux fans un bien beau DVD live en attendant le concert pour fêter les 20 ans du groupe, en compagnie des deux autres anglais de Peaceville,
Anathema et
My Dying Bride.
Fin septembre 2009,
Paradise Lost propose son nouvel album, Faith Divide Us - Death United Us qui marque un certain retour en France et fera un passage en France vers la mi-décembre afin de défendre leur nouveau bébé sur nos scènes, où l'on pourra apprécier l'apport du nouveau batteur,
Adrian Erlandsson (ex
Cradle Of Filth)