Mercyless fut, au même titre que
Loudblast,
Massacra ou bien
Agressor, l'un des premiers groupes de Death Metal français.
Après plusieurs démos, il signe son premier album
Abject Offering en 1992 sur le le label britannique Vinyl Solution. Produit par Colin Richardson, l'un des ingénieurs du son les plus respectés de l'époque (
Carcass,
Napalm Death,
Fear Factory,
Gorefest,
Bolt Thrower...), ce disque dévoilait un Death Metal virulent, implacable et structurellement très riche, qui savait également rester très mélodique et accrocheur.
Signé par Century Media peu de temps après, il publie l'année suivante son second opus
Coloured Funeral, album qui confirme brillamment son potentiel créatif. Toujours produit et mixé par Richardson, et dans la droite lignée de son prédécesseur, le disque fait montre d'une certaine maestria dans l'approfondissement d'une brutalité accrue, de structures toujours plus élaborées, et d'un aspect mélodique davantage mis en valeur.
L'album permet ainsi à Mercyless de participer à deux tournées européennes : en compagnie de
Death et
Anacrusis pour la première, et avec
Samael,
Morgoth,
Unleashed et
Tiamat pour la seconde.
C'est en 1996, que le groupe prend pas mal de monde à contre-pied avec son troisième opus
Cold, dévoilant un visage totalement inédit.
Délaissant les sonorités Death du passé, Mercyless, ayant complété son line-up par l'adjonction d'un clavier, s'aventure en effet sur des territoires beaucoup plus modernes, plus froids et cybernétiques, avec un Metal aux accents Thrash, tenté également de consonances gothiques.
Après divers problèmes de labels qui le pousseront à retirer ce disque des ventes, le groupe est signé par le label teuton Impact Records/System Shock, qui assurera la réédition de
Cold, et également la parution du tout dernier opus de la formation,
Sure To Be Pure. Un disque évolutif et encore plus entreprenant, qui confirmera la nouvelle direction musicale amorcée sur
Cold.