Steve Vai, de son vrai nom Steven Siro Vai, est né à New York en 1960, le 6 juin. Pas mal de 6, mais ça ne suffit pas pour faire de lui le Damien de la Malédiction. A l'age de 6 ans, il reçoit un cadeau d'anniversaire qui changera sa vie. Et non, ce n'est pas une guitare, mais un orgue ! Le petit Steven découvrira les joies de la musique, mais il ne viendra à la guitare qu'à l'âge de 13 ans. Entretemps, il aura joué de l'accordéon.
A 13 ans donc, il reçoit une guitare et il va prendre des leçons de guitare chez un ado du coin, un certain jeune homme de 17 ans du nom de
Joe Satriani. Il ira étudier à Boston, au Berklee College of Music (d'où sortira quelques années plus tard
Dream Theater) et se fera remarquer par le monstre sacré
Frank Zappa qui le recrutera. A 19 ans, Vai sera le plus jeune musicien du groupe du guitariste fou, mais peut-on rêver meilleure école ?
Mais en 1983, Vai s'en ira, motivé pour se produire en solo. Ce seront les album
Flex-Able et
Flex-Able Leftovers tout deux de 1984, mais qui ne connaitront qu'un succès d'estime, deux autoproductions un peu fauchées en fait. En 1985, il rejoint
Alcatrazz pour remplacer un certain
Yngwie Malmsteen mais
David Lee Roth le débauchera dès 1986 pour enregistrer le premier album de l'ex-
Van Halen, l'énorme
Eat'Em And Smile. Explosion médiatique ausis bien qu'artistique pour le jeune guitariste qui devient une référence. En 1989, il jouera dans
Whitesnake pour le très controversé
Slip Of The Tongue.
Puis en 1990, il se remet à sa carrière solo et balance
Passion And Warfare, un disque éblouissant, un des meilleurs album instrumental dans le domaine du hard rock. Steve est alors propulsé sous les feux de la rampe, gagne ses titres de noblesse. Aussi,
Sex And Religion en 1993 étonne tout le monde. L'album est bon, très bon, relativement long, mais pensé chansons plutôt que démonstration. En effet, un jeune chanteur alors inconnu du nom de
Devin Townsend assurera les vocaux, tandis que
T.M Stevens s'occupera des parties de basse. Succès en demi-teintes, beaucoup ne comprendront pas pourquoi Vai n'a pas persisté dans son style. Gros coup de projecteur pour Townsend en revanche.
En 1995, il produit l'EP
Alien Love Secrets qui servira de hors d'oeuvre pour l'étonnant
Fire Garden de 1996, où Vai revient à un style où il laisse la guitare s'exprimer pleinement. Il y a à boire et à manger, mais l'ensemble tient plutôt bien la route et montre un Vai parfois frappadingue. Il organise par la suite la tournée du
G3 avec Satriani. Un concept pour les fans de guitare : Satriani et Vai en concert avec un guitariste invité, trois mini shows avant une jam finale. La liste des invités à travers le temps est à faire baver :
Michael Schenker,
Patrick Rondat, Malsmsteen ou encore
Brian May pour ne citer qu'eux.
En 1998, il réédite Flex-Able Leftovers complètement remarsterisé avec des notes explicatives. En 1999, il enregistre
The Ultrazone sur lequel il rendra hommage à Zappa. Un album étonnant qui voit Vai prendre une place de chanteur et l'arrivée d'instrumentation electro. En 2001, il sort
Alive In An Ultra World étonnant vu que ce disque live est composé d'inédits. Lors de sa tournée mondiale, il avait offert au public une chanson dans chaque pays qui devait représenter la culture locale et ce double live est une compilation reprenant ces morceaux "culturels".
En 2004, il sortira
Reals Illusions qui est pour le moment son dernier album studio en date. Wait And see...