Les années metal
Michael Kiske voit le jour à Hambourg le 24 janvier 1968. Il rejoint son premier groupe en 1985,
Ill Prophecy à l'âge de 17 ans. Même si le groupe n'enregistrera qu'une démo, ce sera suffisant pour que le jeune homme tape dans l'oeil (façon de parler) de
Michael Weikath, frappé par la pureté du chant du jeune homme.
Kai Hansen souhaitant abandonner sa place de chanteur pour se consacrer à la guitare, c'est Kiske qui remporte le gros lot, devançant d'une tête
Ralf Scheepers qui avait pourtant la préférence de Hansen.
Au sein d'
Helloween, sa voix fait des merveilles et permet au groupe d'évoluer vers des sphères plus mélodiques et surtout, vers le succès; Le jeune homme profite de son passage dans Ill Prophecy pour récupérer certains morceaux, comme
A Little Time, qui viendra se greffer sur le premier
Keeper Of The Seven Keys. Evoluant dans un registre très aigu, proche de celui de
Bruce Dickinson, Kiske devient rapidement une icône, et le frontman idéal pour un groupe quoi tenait à s'imposer comme un des grands d'Europe. Le Part II connaîtra le même succès, confortant encore un peu plus Kiske dans son rôle de leader.
Cependant, dans l'ombre, Weikath se sert un peu de lui pour déstabiliser le "pouvoir" dans
Helloween en affaiblissant la position de
Kai Hansen, qui claquera la porte.
Suite au procès perdu d'
Helloween face à Noise, son ancienne maison de disque, Kiske prend les devants en composant une bonne partie du
Pink Bubbles Go Ape, un album qui allie le médiocre au bon. On entre dans un univers décalé, fun mais manquant de crédibilité et l'amour du jeune chanteur pour le rock'n'roll remonte à la surface, notamment sa passion pour
Elvis Presley comme le prouve la reprise de
Blue Suede Shoes sur le single
Kids Of Century[i]. Sur l'album Chameleon, il fera montre de sa croyance envers Dieu ([i]I Believe et on apprend que Kiske est embrigadé dans une espèce de secte. Victime d'une infection des cordes vocales, il annonce l'interruption de la tournée d'
Helloween et Weikath en profite pour le virer, mettant à son compte le ratage commercial qu'est Chameleon. Le guitariste dira souvent qu'à cette époque,
Helloween aurait du changer de nom pour s'appeler
Elvis Kiske And The Potatoes.
Carrière solo
Le premier effort solo de
Michael Kiske sort en 1996.
Instant Clarity est marqué par le suicide de son ami
Ingo Schwichtenberg, ancien batteur d'
Helloween. Le son se fait plus léger, plus pop et on comprend rapidement, au vue de déclarations incendiaires sur le style, que Kiske est en train de tourner la page du heavy metal.
Readiness To Sacrifice en 1999, confirme cet état de faits. Entretemps, Kiske a écrit un livre, Kunst Und Materialismus, qui explique en grande partie ses convictions religieuses.
En 2003, il créé un groupe,
SupaRed, qui sort un album éponyme sans trop de consistance. C'est un échec commercial et le blond chanteur... enfin, le chanteur au crâne rasé - revient en 2006 avec un disque simplement nommé
Kiske. Toujours dans la même optique, il publie
Past In Different Ways, un album acoustique sur lequel il interprète des compositions... d'
Helloween, pour un résultat très, très mitigé.
Metal par intérim
Outre une apparition remarquée sur l'album
Land Of The Free de
Gamma Ray en 1995, le chanteur s'est fait dans un premier temps très distant du genre. Si Kiske a eu le cran de refuser la place de chanteur au sein d'
Angra quand
Andre Matos a quitté le groupe, il finit par céder aux avances impétueuses du jeune
Tobias Sammet qui lui vouait une espèce de culte. C'est ainsi que Kiske apparait sur les deux premiers volets de
Avantasia (sous le nom étrange d'
Ernie sur le premier opus). On le croisera également sur l'album
Hymn To Life de
Timo Tolkki, le premier album de
Masterplan avec d'autres ex-Helloween (grande famille !), sur l'EP
Superheroes d'
Edguy ainsi que sur l'album
Revolution Renaissance, le projet de Timo Tolkki, pour ne citer que cela.
Cependant, il accepte en 2005 de rejoindre le projet
Place Vendôme en compagnie de certains membres de
Pink Cream 69 pour un style heavy mélodique tirant sur le hard FM.
Dennis Ward en rigole encore quand il évoque le fait que Kiske trouvait certaines pistes trop metal. Ce qui ne l'empêchera pas de remettre le couvert pour le deuxième album du combo,
Street Of Fire, paru en 2009.
Mais une chose est certaine, Kiske n'a plus que très peu d'affinités avec la scène qui l'a révélé et ce n'est pas dit que les choses évoluent vers un mieux.
Avec
Helloween :
Keeper Of The Seven Keys Part I - 1987
Keeper Of The Seven Keys Part II - 1988
Live In The UK - 1989
Pink Bubbles Go Ape - 1991
Chameleon - 1993
Michael Kiske :
Instant Clarity - 1996
Always - 1996
The Calling - 1996
Readiness To Sacrifice - 1999
SupaRed :
SupaRed - 2003
Kiske :
Kiske - 2006
Past In Different Ways - 2008
Place Vendôme :
Place Vendôme - 2005
Street Of Fire - 2009
Aparitions diverses :
Land Of The Free,
Gamma Ray - 1995
Avantasia part I et II - 2001, 2002
The Scarecrow - 2008
Superheroes,
Edguy - 2005
Hymn To Life,
Timo Tolkki - 2002
Masterplan,
Masterplan - 2003
Revolution Renaissance - 2008