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Fan de Heavy Metal, à l’assaut ! Et oui, ces canadiens de 3 Inches Of Blood nous servent ici ce que l’on peut appeler un « retour aux sources ». Enfin, un retour à un heavy que l’on croyait propre à un certain Rob Halford. Et si on veut pousser la comparaison un peu plus loin, à l’un des meilleurs albums du Priest, j’ai nommé Painkiller.
Mais passons un peu ces assimilations. L’album nous sert ici un heavy classique, mais efficace. Son titre d’ouverture nous laissera fantasmer sur une guerre entre clans, ou la fraternité est de mise (Battles & Brotherhood). Certes, c’est loin d’être le titre le plus recherché de l’histoire. Mais c’est bien exécuté. Certains diront du « heavy à papa ». Mais qu’importe. Ca rappellera la jeunesse de certains et d’autres qui en ont marre de ce heavy mou que nous servent des
Stratovarius & consorts seront heureux. Et ne serait-ce que pour le clip, ce titre mérite d’être vu / écouté.
Pourtant, à la vue de la pochette, on était loin d’imaginer une musique de ce type. L’imagerie faisant plus penser à, au choix, du Pagan dans la lignée d’un
Finntroll (en moins sombre) ou d’un black metal assez classique.
Le second titre nous entraine toujours dans la spirale de la fin des 80’s début 90’s avec ses cavalcades manches. Mais qu’importe. Cette musique nous surprendra à taper joyeusement du pied. Pour les plus clichés, on verra bien un metalhead, bière à la main, en train de headbanger. Bon, on pourra quand même leur reprocher un manque d’originalité, tant tout sonne comme ce heavy que nous affections tant. Des rythmiques aux solos en passant par les breaks. On sent les influences anglo-saxonnes que sont
Iron Maiden,
Judas Priest et pourquoi pas même (soyons fou) d’
Angel Witch. Sans pour autant nous servir un son revenus d’outre tombe que pourrait être le NWOBHM. (New Wave Of British Heavy Metal pour les intimes). Toujours est-il que ce Rock In Hell est tout aussi efficace.
Nul besoin de faire un track by track. Le dernier opus de ces canadiens nous sert un album qui sort un peu de ce qu’ils faisaient avant (fini donc les relents « death » qui nous était amené par le passé). Ici c’est du heavy, voir même certains passages « hard rock » si je puis me permettre avec des morceaux comme Silent Killer ou même Preacher’s Daughter.
Donc bon, soyons correct. Ce n’est certes pas l’album de l’année 2009 (laissons ça à feu
Dio avec ses compères d’Heaven And Hell). Mais ce n’est pas non plus un album qui fera tache dans votre discographie. Un album que vous vous surprendrez même à ressortir lors de barbecues estivaux ou même comme ça pour le plaisir d’entendre certains groupes nous refaire du bon vieux heavy.