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Chroniques :: Chronique de Reload

Chronique de Reload

Metallica  - Reload (Album)

Lars Lars Lars



Load avait été une bonne surprise, Metallica réalisant là un album très varié, loin des préceptes thrash des débuts, et se mettant une partie des fans à dos. Un disque qui aurait pu être unique, sauf que Lars Ulrich annonce à qui veut l'entendre que la suite est prêtre et qu'elle sortirait en 1997. Il rajoute qu'il est impatient que ce Reload sorte pour en interpréter des titres en live vu qu'il s'agit de morceaux plus directs, d'une qualité exceptionnelle.

En 1997, l'album sort enfin et les fans du Metallica new look se jettent dessus comme des affamés. Même producteur, même orientation graphique, livret présentant cette fois-ci le groupe en live et toujours sans les paroles. Mais musicalement, on est loin de la variété et surtout de la maîtrise d'un Load.

Pourtant, le groupe déclenche les hostilités sur un Fuel qui ne demande même pas d'allumettes pour s'enflammer avant d'enchaîner avec The Memory Remains avec une apparition de Marianne Faithfull, où le terme apparition prend tout son sens : il ne s'agit pas d'un duo entre James Hetfield et la chanteuse qui avait illuminé les sixties, elle n'a que des "lalala" à placer judicieusement là où le groupe lui laisse de la place. Le titre est correct, mais pourquoi faire appelle à une ancienne légende si elle ne peut s'exprimer ? Puis arrive Devil Dance que Metallica avait déjà joué aux Monsters Of Rock de Donington en 1995 et qui ici apparait ultra heavy, mais ultra lent également. Ce n'est pas la réussite annoncée, et on se demande si en live elle ne prend pas une ampleur différente. En studio, ça n'apporte pas grand chose, il y avait Sad But True déjà dans le style en 1991 et la qualité n'est ici pas la même.

Un début d'album en demi-teinte. On a déjà envie de trouver un poster de Lars et de le transformer en cible de fléchettes. The Unforgiven II débarque alors et on a envie d'arrêter les frais : pourquoi Metallica a-t-il ressenti le besoin de faire une suite à son "tube" de 1991 ? Ne se suffisait-il pas à lui-même ? Ici, le groupe offre une séquelle sans la même saveur, sans cette mélodie qui marquait les esprits. On retiendra qu'Hetfield n'impressionne plus au chant et que l'album noir est loin, très loin...

Puis ensuite, on sombre dans un ventre mou indigeste, où l'on a l'impression d'entendre en continu le même morceau. L'ensemble manque très vite de relief, on ne retrouve pas l'inspiration qui caractérisait le Metallica de Load et on prend peur vu que tous les moceaux ont été composés à la même époque. Il faut attendre la ballade Low Man's Lyric pour retrouver de l'intérêt à l'album, avec cette longue ballade folk qui renvoit au Led Zeppelin III, avant de sombrer à nouveau, malgré un Fixxxer apparaissant comme le morceau de bravoure de ce disque, mais qui n'est qu'une resucée indigeste du Outlaw Torn figurant sur Load.

Reload est un mauvais album, un disque qui s'écoute une fois et qui prend par la suite la poussière sur une étagère. Metallica s'était déjà montré égoïste avec Metallica (l'album) et Load,mais cette fois-ci, les fans ne suivront pas et proclameront la chute d'un des grands du metal. Et mine de rien, ça fait mal au cul d'assister à une telle analogie métallique du chant du cygne...

 3 
10

ReMerdallica



Oh.

Ils ont osé.

Un navet ne leur avait pas suffit. Il en fallait un second pour confirmer la chute définitive de Metallica.

Load était une grosse déception, ça on le savait, mais alors REload... C'est quoi franchement? Du foutage de gueule? C'est obligé, ça peut rien être d'autre que ça. "Hey les Metalleux ! On a pondu une daube, bah on va pondre une redaube pour vous faire chier ! Mouhahaha". Alors voila, Reload, c'est Load, mais avec d'autres chansons dedans. Sinon c'est pareille. Toujours mou, toujours ce feeling pop, ce Hard Rock de troisième zone avec un groove absolument pas efficace, ces soli chiants... Merdallica ne se fait pas chier pour se renouveler.

Alors puisque Metallica ne consens pas renouveler ses albums pour ses pauvres fans qui crèvent de faim dans la rue en se repassant Master Of Puppets avec l'espoir qu'un jour, leur groupe favoris puisse revenir plus ou moins à un niveau à peu près correct, moi non plus, je ne consens pas renouveler mes chroniques. Y'a pas de raison. Voici donc ma précédente chronique de Load, que vous avez peut être déjà lu, mais avec un "Re" devant le "Load", et deux trois autres petits changements (que je vous mets en gras souligné) :

Oh la claque ! Je m'étais pas pris une baffe comme ça avec Metallica depuis Master Of Puppets ! Qui aurait pu croire que les inventeurs du Thrash, ceux qui ont composé Kill Em All, Ride The Lightning, et tout, et tout, sortiraient cette daube insipide? Encore le Black Album, malgré son gout radiophonique désagréable, proposait une certaine vision d'un Heavy Metal lourd et puissant. Mais avec ReLoad du coup... Le groupe propose une certaine vision d'un Rock mou et chiant.

Les médias ne nous rendraient jamais Metallica, ça on le savait, mais une telle métamorphose en un groupe de seconde, voire de troisième zone (d'un point de vue qualitatif) était elle nécessaire au groupe pour rester à l'aise financièrement? Hetfield se ridiculise avec des "mimiques vocales" et des "Yeahiiiiiyeeeeeeaaaah !" doublés d'une incapacité totale à gérer les aigus sous peine de sombrer dans une sorte de cri immonde à la limite entre le mauvais gout et la fausse note. Depuis qu'il a apprit à chanter à l'époque du Black Album, il fait à peu près n'importe quoi en fait. On regrette presque la période Kill Em All bourrée d'échos pour donner rage et intensité au chant. Quand aux autres membres du groupe, c'est pas beaucoup mieux : Ulrich troc sa frénésie contre du swing, Kirk Hammett délaisse sa virtuosité pour des soli tous plus kitchs les uns que les autres et Newsted fait son job sans trop attirer l'attention sur lui (c'est pas moi qu'irait blâmer sa discrétion en tout cas, sur un album comme Justice ça doit être frustrant mais ici ça l'arrange).

ReLoad pourrait être un album concept sur le néant tellement y'a rien. Y'a des grattes, du chant, de la batterie, et même de la basse, mais pourtant y'a rien. C'est presque exclusivement du remplissage, et quand c'est pas simplement "moyen", c'est juste "inécoutable". Genre Fuel et ses allures de "Hey, on va vous montrer comment faire du Rock mature et intelligent, qui plait à tout le monde, du vieux routard amérloque de 50 ans jusqu'au couple de retraité qui veut se péter un moment de folie sur une musique ultra violente !", ou encore les deux monuments en cartons pâtes Fixxxer et Low Man's Lyric, qui ont tout de l'archétype de la longue composition chiante et stérile. Nothing Else Matter puait la ballade adolescente, mais elle puait quelque chose au moins, et restait susceptible de plaire pour peu qu'on soit pas trop anti-ballade mielleuse. Ici y'a rien, ça ne sent rien, ça ne sert à rien en fait. Et on ne peut même pas accorder à Merdallica l'argument du "si le méchant Int n'aime pas c'est parce que le groupe est devenu mature" tant la prostitution musicale effectuée avec ReLoad Le Pop est plus immature que les sommets de compositions atteints avec And Justice For All Le Progressif.

Soyons clair : je ne demande pas au groupe de répondre exactement aux attentes des fans de la première heure, mais au moins de dégager un certain feeling quand ils veulent renouer avec leurs racines Hard, un certain talent quand il s'agit d'installer de longues compositions (merde, ils savent le faire ça pourtant) et un minimum d'émotion dans les passages plus calmes (et Dieu sait si y'en a). Mais ici, y'a rien. Le groupe s'embourbe dans un espèce de Rock/Hard Rock light, bourrés de riff aussi mélodiques que pas bandants, de soli clichés à souhait, de rythmiques sautillantes et insupportables et de mélodies plates, et ne parvient pas à décrocher ne serait ce qu'un pauvre petit headbang, ni un petit frisson. Lamentable.


Metallica veut se foutre de nous, moi aussi je me fous d'eux, dans l'ombre.

Les Plus :

- celui la aussi devrait plaire à ta mêre
- Il faut des burnes pour sortir deux fois le même mauvais truc...

Les Moins :

- ... Il faut des burnes pour sortir deux fois le même mauvais truc.
- Toujours pas inspiré.

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par Int, le 15 mars 2009
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Commentaires


J'adore Load, mon favori du groupe avec le black album, mais alors ce Reload, on en retient quasiment rien. "Devil dance" est assez sympa, "Fuel" à la limite, mais le reste est à oublier. De toute façon, on l'a déjà oublié, le reste.
lun. 8 sept. 08- 16:25  

Reload - Infos

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Sortie : 1997
Genre : Heavy Metal
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Fuel (4:29)à écouter en premierparoles de Fuel
2. The memory remains (4:39)listenparoles de The memory remains
3. Devil's dance (5:18)paroles de Devil's dance
4. The unforgiven II (6:36)listenparoles de The unforgiven II
5. Better than you (5:21)paroles de Better than you
6. Slither (5:13)paroles de Slither
7. Carpe diem baby (6:12)paroles de Carpe diem baby
8. Bad seed (4:05)paroles de Bad seed
9. Where the wild things are (6:52)paroles de Where the wild things are
10. Prince charming (6:04)paroles de Prince charming
11. Low man's lyric (7:36)à écouter en premierparoles de Low man's lyric
12. Attitude (5:16)paroles de Attitude
13. Fixxxer (8:15)paroles de Fixxxer
écouter : Ecouter l'album



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