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Chronique de Ferrum Gravis

Viron  - Ferrum Gravis (Album)

Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.


Lorsque la louable ambition déploie ses ailes, elle peut assez rapidement se muer en une immonde prétention. Alors que les Allemands de Viron, en un premier album répondant au nom de NWOGHM, nous promettait, rien moins, que le renouveau du Heavy Metal germanique, il y avait une certaine forme d'insolence qui, fort heureusement, n'était pas excessivement arrogante tant, effectivement, ce manifeste possédait quelques qualités, et non des moindres, susceptibles de donner lieu à de délectables plaisirs. Se contentant pourtant de réciter la leçon d'un patrimoine culturel Heavy Power Speed Metal de facture assez classique les saxons ne déméritait pas. En cette année 2008 la formation native de Worms nous propose de découvrir leur nouvel effort répondant au titre de Ferrum Gravis.

Tout d'abord, a contrario de son prédécesseur, ce nouveau disque est totalement dépourvu de la composante légère et humoristique qui caractérisait par instants ce premier véritable album. Plus grave et profond, ce Ferrum Gravis nous dévoile, assurément, une maturité étonnante, et délicieuse, inhabituelle pour ce quintet. De plus, à l'instar de Sacred Steel, alors que la formation évoluait en des sphères essentiellement traditionnelles et plutôt académiques, il aura décidé ici de rendre son propos clairement plus âpre. Puisant à la fois ses éléments de compositions au cœur d'un Power US aux accents Thrashy et d'une scène européenne, il nous offre quelques moments de bravoure aux riffs de guitares divinement agressifs que ne renieraient certainement pas Brainstorm, Nevermore ou Tad Morose.

Afin d'illustrer ce changement d'orientation assez radical, citons les excellents Liberator, The Isle of Man ou encore Metal Ball. Led Astray est quant à lui, le titre le plus séduisant de ce manifeste.
Parlons encore de War et de Playground for a Billions qui seront deux ballades très touchantes et très profondes que la voix d'Alex Stahl (Roxxcalibur) transcende parfaitement. Elle y prends même des intonations plus flagrante encore de cette similitude qui lie cet artiste à Hansi Kursch. D'ailleurs mentionner le chanteur de Blind Guardian n'est évidemment pas anodin tant l'âme de ce groupe plane constamment sur cet album remarquable.
Disons aussi quelques mots de l'excellent The Sniper au break central acoustique divinement émouvant. Cette piste de plus de 10 minutes, essentiellement intimiste et lente, est, elle aussi, superbement poignante.

la conclusion qui se dégage de ces quelques paragraphes décrivant quelques-unes des caractéristiques de ces chansons les plus attendrissantes est sans équivoque : Viron y aura étonnamment réussi un travail admirable sur l'émotion et pour peu que vous n'y soyez pas insensible ce disque saura assurément vous combler.
Et ce d'autant plus qu'en parallèle de ça, il nous offrira aussi, une âpreté accrue.

Ferrum Gravis est donc une œuvre surprenante, mature, maîtrisée et aboutie. Autant de vertus qui ne sauraient laissé indifférent ceux qui, tels votre modeste obligé, apprécie grandement ce genre de qualité.



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