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Chroniques :: Chronique de Victims Of The Future

Chronique de Victims Of The Future

Gary Moore  - Victims Of The Future (Album)

Que dit la victime ? Elle plaide coupable, votre honneur !



Corridors Of Power avait stabilisé Gary Moore dans un projet où il pouvait s'épanouir et éviter d'aller voir ailleurs si l'herbe était plus verte : un projet solo avec un line-up à peu près stable, où l'Irlandais balafré avait su s'entourer de quelques grands noms du genre, comme Ian Paice (Deep Purple, Whitesnake) ou Bob Daisley (Rainbow, Ozzy Osbourne), bref, pas des inconnus ni même des manches. C'est aussi pour cela que l'album a un petit quelque chose de décevant, n'arrivant pas à capter une ligne directrice solide, ayant la tendance à s'éparpiller. Il restait à savoir ce que l'ombrageux guitariste allait proposer sur ce nouvel opus, Victims Of The Future, à la pochette euh... noire.

Après une première écoute, on peut constater une chose importante : le ton a été considérablement durci et offre une unité à l'album. On ne dévie plus vers le blues, on ne change pas franchement de style de composition non plus et du coup, le tout s'en retrouve un peu calibré. Et comme on est jamais content, ça a quelque chose d'un peu pénible car cela nous prive de morceaux de bravoure comme ce End of The World qui avait considérablement tiré Corridors Of Power vers le haut avec son intro digne d'un groupe de heavy metal. La seconde constatation réside dans le fait que malgré tout, ce Victims Of The Future tient bien la route et qu'il est même pas si mal que ça.

Comprenons que Gary Moore ne révolutionne en rien sa façon de composer. ça reste du hard rock ponctué par des soli où il fait étalage de son talent sans pour autant se la jouer branleur de manche. Le shred, ce n'est pas sa tasse de thé, il préfère y aller au feeling, de façon monstrueuse parfois, mais son habileté sait faire la différence entre la démonstration pure et simple et les émotions à véhiculer. Le title track est un bon exemple, mélodique, avec des parties plus enlevées qui viennent donner un coup de fouet. Idéalement placé à la première place, ce titre met sur de bons rails d'entrée de jeu et permet à l'auditeur de se prêter au jeu : rythmique bien huilée, guitare brûlante et chant un peu râpeux de l'Irlandais, la combinaison est parfaite et on ne voit pas passer les six minutes de la chanson. Tout ne sera pas de cet acabit cependant.

Teenage Idol fait vite retomber la pression. Certes, c'est un rock'n'roll nerveux, mais le chant devient vite lassant, le refrain est à la limite de l'insupportable tant il est simple et répété à la nausée. The Law Of The Jungle parachève assez mal l'album également, avec son ambiance qui ne décolle jamais vraiment, là où l'on pouvait imaginer tout et n'importe quoi avec un tel énoncé. On est plus dans le second cas de figure.

Heureusement, au milieu, il y a des pépites qui ne demandent qu'à se faire remarquer et ce sera le cas de la ballade un brin sirupeuse, Empty Rooms, qui allait exploser lors des passages radio et assurer à Gary Moore la reconnaissance qu'il cherchait tant. Mais était-ce une bonne chose ? Quand on découvre toutes les variantes qu'il y aura de ce titre, dont une sur l'album Run For Cover, on peut légitimement se poser la question. Mais il est vrai que la chanson produit son petit effet, avec sa mélodie agréable et surtout, la voix de Moore qui impressionne pour le coup, gorgé de feeling, dans la mélodie, tout en conservant un petit rien de rugosité qui fait que l'on ne classe pas immédiatement cette composition dans les soupes indigestes. Murder In The Sky, proche, très proche du heavy metal des familles, est également une très bonne surprise, avec son riff énervé et sa rage tout juste contenue. La mélodie est toujours présente, mais la guitare se gonfle volontiers aux moments les plus opportuns, distillant des soli finement ciselés.

En somme, Victims Of The Future, c'est un Corridors Of Power mieux ficelé, mais sans les grosses claques dans la tronche. Le fait qu'il soit relativement homogène lui assure un meilleur accueil, l'esprit se fatigant moins à s'adapter à un mélange de styles. Un disque agréable sans être formidable, qui fera passer un bon moment aux fans du bonhomme ou aux amateurs de hard rock classieux. Cependant, si l'album peut laisser sur sa fin, les versions live que l'on trouvera sur We Want Moore ! sont absolument magnifiques et d'une puissance absolue.



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Commentaires


C'est le seul album que je possède de Gary Moore, et je le connais mal,mais putain la chanson Victims of the future vaut l'achat du skeud a lui tout seul celons moi , ma chanson coup de cœurs, refrain accrocheur, putain de solo...
ven. 4 juin 10- 21:23  


Victims Of The Future - Infos

Voir la discographie de Gary Moore
Infos de Victims Of The Future
acheter sur Amazon
Sortie : février 1984
Genre : Hard Rock
Label : Mirage
Playlist :
1. Victims Of The Future (6:13)à écouter en premier
2. Teenage Idol (4:07)
3. Shapes Of Things (4:14)à écouter en premier
4. Empty Rooms (6:36)à écouter en premier
5. Murder In The Skies (7:17)à écouter en premier
6. All I Want (4:17)
7. Hold On To LOve (4:27)
8. The Law Of The Jungle (6:15)
écouter : Ecouter l'album

Gary Moore

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