Dans le domaine vaste et (à peu près) varié des compilations qui prennent comme fond sonore le hard rock, je demaaaaaaaaaaaaaaande : Les Plus Grands Moments Hard Rock. Vous pouvez applaudir si vous le voulez. "clap clap" Merci pour celui qui suit au fond.
Si l'on se penche sur le cas Sony, heureux papa des sociétés Epic et CBS (Columbia), on peut dire qu'il ne s'est pas foulé. Comme dirait Clara Morgane, pas de quoi faire une pipe. Le géant japonais propose ici par le biais de ses deux labels une compilation simple, avec onze malheureux morceaux qui se courent après. Et on ne se fatigue pas trop. D'un coup d'oeil, on reconnait les valeurs sûres (
Alice Cooper,
Judas Priest,
Ozzy Osbourne), ceux que l'on commençait à oublier en la sacro sainte année 1991 (
Blue Öyster Cult,
Pretty Maids,
Ted Nugent et
Quiet Riot) et ceux dont on a oublié jusqu'au nom (
Argent,
The Gun,
Birth Control et
Ram Jam).
Et dans les choix des titres, Columbia/Epic/Sony ne se casse pas la cacahuète. On retrouve des grands classiques pour bon nombre de groupes. Ainsi, pour Judas Priest, on croise un Breaking The Law archi-convenu, pour Alice Cooper c'est évidemment Poison, Cum On Feel The Noize pour Quiet Riot, Future World pour Pretty Maids... Evidemment, faire paraitre un titre plus obscur ou tiré d'un album qui n'a pas aussi bien fonctionné, c'est risqué. Vous imaginez une compile de ce style qui proposera un You Say Yes I Say No du Priest ? Non ? Moi non plus. Mais pourquoi ne pas faire la lumière sur des disques qui auraient eu besoin d'un coup de pouce, comme pour Pretty Maids dont l'opus
Jump The Gun paru en 1990 n'a pas connu de succès ?
Si l'on se penche sur les morceaux tirés de groupes depuis longtemps disparus, on peut se montrer satisfait du Run With The Devil de The Gun qui se montre à la fois heavy et original avec ses cuivres, Black Betty de Ram Jam connaitra une seconde vie grace à une pub TV pour un déodorant. Argent peine à convaincre avec son morceau live qui sent vaguement le sous Uriah Heep. Quant à Birth Control, on comprend pourquoi ce groupe n'a pas percé. Psychédélique, solo de scie circulaire, groove funky à la Starsky et Hutch (dans la série, quand ils vont voir Huggy Les Bons Tuyaux dans son bordel... euh... son bar)... un truc bien indigeste de près de dix minutes.
Alors oui, la plupart des titres de cette compilation sont très bons, voire excellents. Mais pourquoi une note si basse ? Parce que c'est le genre de compile que l'on achèterait que si on ne connait aucun groupe, que c'est faible onze morceaux pour un truc nommé "Les Plus Grands Moments", qu'il n'y a aucune prise de risque par rapport à un catalogue bien plus conséquent que ces onze malheureux groupes qui se courent après, qu'en définitive, ça ne sert à pas grand chose... Le grunge arrivait et il était bon de se faire une dernière fois du fric avec ces anciennes pompes à fric, certainement...