Mors Aeterna est le projet solo d’Armagguedda, accessoirement batteur du sombre Amazarak.
Et si, comme tout bon groupe de Black qui se respecte,
Mors Aeterna dévoue son âme au Malin, il le fait de manière plus marquée et avec une démarche plus sincère que la plupart des groupes qui font du folklore satanisme un fond de commerce honteux.
Mors Aeterna propose donc une approche bien plus ésotérique de son Art Noir et avec
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Majestic Mirror Of Death, il nous livre sa première offrande qui marque ainsi le début d’une ère de quête spirituelle vers le Divin maléfique, ou plus précisément, un chemin différent de celui entrepris avec Amazarak et Besias, les autres groupes de Armagguedda.
Ainsi, dès l’intro,
Mors Aeterna nous plonge au plein cœur d’une messe noire. Rapidement, on ressent le besoin de s’entourer de bougies dans la pénombre pour ressentir au mieux les atmosphères pesantes qui sont retranscrites ici. Avec un air solennel, Armagguedda voue son âme à Satan et sa musique accompagne chacun de ses psaumes. Puisant quelques éléments dans le Death Metal, notamment quelques aspects du chant,
Mors Aeterna retranscrit pourtant bel et bien un sentiment de malaise, bercé par les prières dédiées au Maitre de l’Ombre.
Flirtant parfois avec un terrain plus mélodique,
Mors Aeterna ne tombe pas le piège de recréer les clichés du Trve Black, mais au contraire, il explore lui-même les chemins qu’il a envie d’emprunter sans vraiment se fixer de limites. C’est pourquoi ce premier essai est aussi agrémenté par-ci par-là de quelques passages avec un clavier hypnotique et presque apaisant (
Behind The [1[Majestic…" class="search">Majestic" class="search">Behind The [1[Majestic…). La dimension ésotérique et occulte se fait donc très bien sentir au long de ces cinq titres. Et ce ne sont pas ces cloches maléfiques et ces chants grégoriens (De Profundis) qui viendront nous contredire.
Avec sa première offrande,
Mors Aeterna dévoile un groupe (ou plutôt, un one-man-band) impliqué et passionné par sa musique. Avec le Black Metal comme terrain d’attaque, Armaguedda évite certains pièges, mais on sent qu’il manque encore un petit quelque chose pour vraiment rayonner dans le monde fermé de l’underground. La faute à une prod qui ne met pas en valeur les passages qu’il faut ? La faute à un Black Metal somme toute assez conventionnel malgré quelques intrusions ésotériques pertinentes ? Peut-être que c’est tout simplement la faute de la jeunesse du groupe, ce qui fait aussi son charme. Car si on pouvait être parfait dès le premier disque, ça se saurait !
Affaire à suivre !