"Whoa c'est énorme!". Tels ont été mes mots après l'écoute de cette nouvelle galette du combo d'Umea, c'est à dire
Cult of Luna. Les suédois remettent le couvert deux ans après la sortie de
Salvation, déja considéré comme une bombe dans le monde du metal, et reviennent en 2006 avec ce "
Somewhere along the highway", album peut-être plus calme que son prédécesseur mais tout aussi jouissif. Mais alors quelle est la recette de ce disque? allez-vous me dire. Eh bien, chers confrères métalleux, je vais vous répondre en décortiquant chaque titre de ce skeud. On commence par "Marching to the heartbeasts", une piste de 3 min qui nous amène dans une atmosphère plombée et emplie d'émotions, proche d'un
Sigur ros et qui laisse place à un "Finland" incroyable, à la fois sombre, violent, calme et lyrique: autrement dit un voyage de 10 minutes dans les terres glacées de Scandinavie où le style si particulier de
Cult of luna se reconnait: guitares telluriques, chant écorché, très core mais mélancolique et mélodique, et surtout ces petites guitares aïgues et douces à la
Isis. "Back to chapel town" est assez étrange et harmonieuse, assez classique, elle donne des frissons avec ses claviers enivrants et mystérieux. "And with her came the birds" arrive ensuite, sorte de ballade acoustique aux relents country et au chant doomesque qui peut sembler sortir d'un essai de
Neurosis: originale et voguante, le morceau est poètique.
On pourrait très bien s'arrêter là et considérer cet album comme une tuerie: que nenni, car les postcoreux suédois nous assènent de leur musique sombre et épurée et on repart alors avec le titre le plus violent du cd, Thirtyfour. Sous ce nom mystérieux se cache en fait 11 minute de pure musique postcore, du très lourd, des riffs sombres et des claviers qui laissent rêveurs! Cette chanson est suivie par un hymne, "Dim", joyaux de l'album, elle apparait comme un dyptique (terme artistique désignant un tableau en deux parties) puisqu'elle s'articule en 2 parties: durant les 6 premières minutes il s'agit d'une montée en puissance céleste avant de retomber dans la noirceur du monde dans les 5 minutes restantes. Un titre, unique, incontournable, indispensable! Enfin, le skeud s'achève sur 16 minutes d'épisme à l'état pur avec le monumental "Dark city dead man" très sombre et puissant.
Avec cet album,
Cult of luna prend ses pairs au dépourvu et lâche un pavé dans la scène post-core. Le groupe se classe alors non plus en espoir mais en figure de proue du mouvement, aux côtés de ses ainés
Neurosis et
Isis. Incontournable.