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Chroniques :: Chronique de Red, Hot And Heavy

Chronique de Red, Hot And Heavy

Pretty Maids  - Red, Hot And Heavy (Album)



Pretty Maids évoque, sans aucun doute, pour les uns, le bon souvenir de ce groupe incontournable de la fin des années 80. Si ces réminiscence sont surtout bâtis sur les magistrales caractéristiques définis aux sons de leurs trois premières œuvres ; il faut bien reconnaitre que pour les autres, ceux qui eurent l’idée de s’intéresser à ce groupe Danois en dehors de ces années bénies, il ne peut en être de même, tant il est évident que la qualité, l’inspiration et surtout cette éternel problème récurent quant au choix d’une orientation musical claire (qui, même si il dénote de l'intégrité de ce groupe, a quand même la fâcheuse tendance à rendre leur propos plus disparate), eurent raison des velléités les plus farouches d’un public, qui au fil des années passées, se fit de plus en plus rares, de moins en moins désireux.

L’évidence funeste avec laquelle les années 90 eurent raison de nombres de groupes impuissants à se positionner, ou simplement incapable de se renouveler face aux tendances émergentes et aux attentes neuves d’un public lassé par un certain immobilisme ambiant, ne peut pas être nié.

Pourtant avant de sombrer dans une lente agonie, Pretty Maids fut l’espoir le plus concret d’un certain renouveau du Heavy Speed Metal mélodique. Fils spirituel d’un Def Leppard (période pré-Hysteria), ou d’un Iron Maiden; héritier légitime d’une certaine tradition puisé au cœur même de la NWOBHM (tradition suffisamment tourné vers le passé d’illustres ainés pour qu’elle soit bientôt fatale à tous ceux incapables de s’en défaire et de regarder vers un avenir plus empreint de changement) le groupe de Ronnie Atkins saura, quant à lui, intégrer à sa musique suffisamment d’éléments nouveaux et intriguant pour retarder quelques peu sa déchéance, du moins pendant un certain temps. La musique du groupe est effectivement un mélange assez savoureux de Heavy Metal rageur et puissant et d’un Heavy plus mélodique, et ce grâce, notamment, à l’utilisation des claviers, nouvel instrument à l'influence grandissante. Pourtant loin d'en noyer ses litanies qui pourraient s’en trouvées affadies, le groupe réussira l’exploit de conserver toute la vigueur de ces hymnes les plus radicaux et ce malgré, parfois, l'aspect un peu trop envahissant de l'instrument à touches. Parler de Pretty Maids sans aborder, aussi, la voix très particulière de Ronnie Atkins serait, somme toute, une hérésie assez impardonnable. Alternant, de manière très instinctive, un chant classique clair plutôt médium, à un autre plus proche d’un rugissement animal, rauque et redoutable; il se place d’emblée comme un des atouts les plus séducteurs du groupe. Cette technique inhabituelle à l’avantage d’enrichir et de souligner plus clairement encore les parties harmoniques de ce mariage artistique.

Ainsi, pour résumer, avec un chanteur atypique, une musique mêlant à la fois le meilleur d'un Heavy-Metal parfois prompt, et d'un Heavy-Mélodique, Pretty Maids s’apprête à concrétiser tous les espoirs encourageants que beaucoup mirent en eux après le déjà très prometteur premier EP sortis en 1983 chez Sony Music. Et c’est en 1984 que ce premier véritable album, intitulé Red, Hot and Heavy, verra le jour.

Après un court avant-propos au son d’un Carmina Burana édifiant l’intensité crescendo d’un drame succulent, Pretty Maids nous emporte dans un tourbillon de sensations inénarrables et jouissives dès les premières mesures, dès le premier riff d’un Back to Back effréné, dès les premiers hurlements primaire d’un Ronnie Atkins déchainé. Décrire de manière précise le côté intemporelle et historique de ce morceau pourrait sans aucun doute être facilité, si la bande à Ronnie avait su confirmer pleinement, et assumer son statut naissant de référence Heavy Speed Mélodique, en sortant durant les années 90 autres choses que des opus moyennement inspirés, moyennement passionnants. Mais voilà ce ne fut pas le cas, et un Back to Back digne du panthéon du Metal restera simplement et certainement un des quelques morceaux incontournables qui contribuèrent à forger exclusivement la renommée du groupe. Une renommée qui, si elle n'étais pas usurpé autrefois, n'est plus qu'un lointain vestige aujourd'hui.

Lorsque Red, Hot and Heavy débarque avec son riff basique et son rythme plus lent, déroulant un heavy hargneux classique, nos sens sont comblés. Il y a là le début d’un mythe naissant devant nos yeux ébahis.

Il est frappant aussi de constater la variété proposé par le groupe tantôt Heavy Metal véloce avec des titres comme Back to Back, Battle of Pride, Night Danger, ou le plus lent Red, Hot and Heavy, chansons où la recherche mélodique s’axe essentiellement sur les instruments classiques voix/guitares ; et celui plus harmonieux, moins abruptes, moins frontal de titres tels que Waitin’ for the Time, A Place in the Night, Queen of the Dream, aux refrains plus accessibles, moins agressifs, adoucit par la présence de claviers autours desquels le groupe compose ces titres là. Cette différence trop apparente met en évidence un manque de cohérence flagrant entre des chansons très pugnaces, et d’autres bien trop peu, confirmant de manière assez cinglante ce sentiment d’indécision musicale qui semble contraindre nos Danois; mais aussi celui d’une certaine lacune étrange, dans l’homogénéité de l’album. Cependant l’œuvre contient suffisamment d’excellentes pièces pour que notre satisfaction reste relativement intacte.

Little Darling, reprise de Thin Lizzy pour lequel Atkins à une admiration immense, conclut de façon très Heavy-Rock le propos.

Une œuvre accomplie, enthousiasmante, novatrice, dont le seul défaut réside dans un certain manque d’uniformité dans ces morceaux qui auraient gagnés en qualité à intégrer de manière plus digeste, moins tranchée, ce côté mélodique. Il aurait été, en effet, attrayant d’imprégner chacun des titres de ce disque d’harmonies succinctes de synthés, plutôt que de les placer uniquement dans certains. Quoiqu’il en soit cette imperfection, ne pourra pas énormément amoindrir notre plaisir.

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par dark_omens, le 13 novembre 2009
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Jeunes filles vicelardes !



Après un premier mini album qui montrait une maitrise d'un heavy mélodique de haute tenue, Pretty Maids devait confirmer sur un long play, ce qu'il fera en 1984 sur ce Red, Hot And Heavy. Sans révolutionner leur style, nos jolies jeunes filles (sévèrement burnées) étalent leur savoir faire sans scrupule et sans calcul. Assenant des riffs heavy à souhait, sans oublier l'aspect mélodieux qui sera une des marques de fabrique du groupe.

Comment se décompose la musique de Pretty Maids ? Il s'agit donc de heavy mélodique, inspiré de la NWOBHM, Scorpions et Europe, sur lequel s'insère un synthétiseur, un clavier qui pour l'époque fait presque office de troisième guitare. Quand on compare le son des Danois avec ce qui se faisait à l'époque, le contraste était frappant : Pretty Maids avait parfaitement réussi à combiner cet instrument mal aimé sans que les métalleux purs et durs ne s'en détournent immédiatement. Mieux, la façon de chanter de Ronnie Atkins est des plus séduisantes : capable de passer d'un chant mélodieux à un autre, plus rauque, façon James Hetfield de Metallica. Un jeune vocaliste qui se fera grandement remarquer sur cet album et surtout sur le suivant, Future World, où il sera au sommet au niveau de son style.

Mais cela ne suffit pas à faire un bon album. N'importe quel groupe peut avoir un bon chanteur, de bons musiciens et des idées à la pelle, il faut aussi les mettre en oeuvre. Et à ce sujet, Pretty Maids est un client sérieux : compositions simples, selon le schéma couplet-refrain-couplet-refrain-solo, riffs burnés, chant convainquant. Pas de quoi faire un grand disque selon les normes. Mais pourtant ! Ce premier album est un coup de poing à l'époque, l'essor d'un heavy mélodique qui ne crache pas sur la vitesse, avec des refrains en forme d'hymnes (Back To Back, Red, Hot And Heavy, Cold Killer...), une efficacité à toute épreuve qui teinte tous les morceaux. Pas de temps morts, pas de ballades, juste neuf compositions dont certaines deviendront des classiques du groupe (et que la disgrâce de Pretty Maids dans les 90 empêchent d'être des classiques du metal ?).

Si l'on oubli cette pochette très moyenne et le fait que l'ensemble a pris un coup de vieux (ah ! ce son de batterie minimaliste typique des années 80...), on tient là un disque remarquable, qui montre quel départ fulgurant a eu la carrière de Pretty Maids. Un album sincère et essentiel quand on aime le metal de cette période.

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par Elric des Dragons, le 23 juillet 2008
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Sortie : 1984
Genre : Heavy Mélodique
Playlist :
1. Fortuna Imperatrix Mundi (Carmina Burana) (00:23)
2. Back to back (03:35)culte !culte !listen
3. Red, hot and heavy (03:59)à écouter en premierlisten
4. Waitin' for the time (04:46)
5. Cold killer (04:43)à écouter en premier
6. Battle of pride (03:15)
7. Night danger (03:52)listen
8. A place in the night (03:59)
9. Queen of dreams (04:45)à écouter en premier
10. Little darling (03:00)
écouter : Ecouter l'album



Pretty Maids

Pretty Maids
Pretty Maids
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Création : 1981
Genre : Heavy Metal
Origine : Danemark

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