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Qu’il fut long à venir ce premier album. Après bien des galères, nos franciliens les plus prometteurs en matière de heavy thrash nous ont ENFIN pondu un album digne de ce nom et redonnant ses lettres de noblesses à un genre trop peu médiatisé en France. Et avec la flopée de groupe métal ou assimilé qui commencent à percer en France (BLACKRAIN, HÜRLEMENT, FIINKY PIE pour ne citer qu’eux) il est évident qu’EVIL ONE à droit à sa place au panthéon du metal « nouvelle vague » français.
A l’instar d’un
ADX dans les années 80, EVIL ONE est dans un style que l’on ne peut pas vraiment appeler violent à l’heure actuelle, mais l’un des plus puissants (sur scène surtout) qui existe dans ces années 2000 / 2010.
Alors oui, le groupe a pas mal végété avant de nous pondre cette première pépite. Du Death Métal mélodique des débuts (à la
IN FLAMES) au heavy soporifique en passant par le chiantissime "métal à chanteuse" le groupe s’est relevé d’une épreuve qui aurait fini par achever plus d’un groupe et tuer leur motivation… ou bien les faire virer dans la musique à gothoglandus / gothopouffes pré pubère. Car Fab’, décédé en 2007 était le bassiste qui avait permis, avec Fred au chant de donner à ce EVIL ONE nouvelle génération le souffle qui lui manquait.
Donc oui, Evil Never Dies est l’album de l’aboutissement d’un groupe qui se devait, par tant de détermination, de percer. Et quand on voit un peu le staff qu’il y a derrière cet album, on peut se dire que l’on a le nez fin en disant que ce groupe là n’a pas fini de faire parler de lui. Comme pressentie, EVIL ONE est très proche d’
ADX, on peut voir là le papa et le rejeton ou le grand et le petit frère. Et oui, Phil, chanteur au coffre puissant prête de sa voix sur une chanson écrite par les parrains du heavy thrash à la française,
ADX eux même. Cette reprise de "Suprématie", ultra fidèle, voit les fans se faire masturber auditivement par les voix mêlées des deux chanteurs.
Mais outre cette reprise, on trouve un certain Jeff Waters (excusez du peu) donnez du solo sur "Thrashback". Et quelle chanson. Si l’on met de côté le titre dédié à leur bassiste, elle est la perle de l’album. Un titre à la
Metallica en plus subtil. Plusieurs changements rythmiques et un pont acoustique faisant de ce titre le "Master of Puppet" de nos 5 gaillards français.
Et les titres s’enchainent. "Evil Never Dies", titre mettant tout de suite l’accent sur le fait que ce groupe est enfin sur les rails et qu’ils sont increvables est un titre très bien choisi pour ouvrir un album de cette qualité.
Alors certes on peut aussi y voir plusieurs défauts. Une production avec un mastering assez moyen (ou comment faire une production avec les manettes toutafon), une batterie manquant un poil de pèche, une basse assez peu présente… Mais bon, après un tel album, ces erreurs de jeunesse (et oui, premier VRAI album du groupe avec le line up gagnant) est tout excusé.
Surtout avec le titre épilogue. "Mr Bassman", titre dédié, avec toute l’émotion et la retenue nécessaire, à un bassiste qui, de là ou il est doit être fier de voir ce que font ses copains et de voir ou le groupe est mené.
Une tournée en compagnie d’
ADX, un concert avec ACCEPT, annulé, mais qui devra tout de même se faire, et surtout, un groupe qui est maintenant inscrit à la postérité par ses nombreuses scènes partagées avec les pères du heavy français :
VULCAIN,
ADX,
SATAN JOKERS ou toute la bande de potes jouant au Paris Metal France.
Bon album donc, à écouter sans retenue, tout comme son successeur, Militia of Death aussi chroniqué sur ce blog !