Hiver 1942. En plein cœur de la ba taille de Stalingrad sous la Seconde Guerre Mondiale, les russes ont la situation bien en main. La 6ème armée allemande est encerclée par l’armée Rouge.
Le 12 décembre, l’opération secrète
Wintergewitter débute après avoir été bien réfléchie. Le but de l’opération ? Rompre l’encerclement de la 6ème armée à l’aide de la 4ème division de Panzer.
Aussi froid qu’en 42, ce premier opus de
Wintergewitter s’impose déjà comme une des meilleures sorties de l’underground !
Avec une intro qui annonce la couleur, on est propulsé des années en arrière au beau milieu d’un champ de bataille dévastateur ! Le ton est donné, c’est la guerre ici bordel !!! Et la bataille n’est pas gagnée d’avance. On sent très bien le climat haineux et cruel qui se dégage des compos de cet album maléfique répondant au nom de
Operation Wintergewitter. Les riffs sont crus, décharnés et désabusés. Ce n’est plus une âme qui anime ces trois allemands mystérieux, mais c’est tout bonnement la folie guerrière, cette soif de sang russe, cette envie profonde de venir en aide à la 6ème division encerclée dans le froid le plus total !
L’atmosphère est pesante, malsaine et complètement dégénérée. Le plus choquant dans ce disque restera sans doute la froideur glaciale qui se dégage de chaque note de guitare, de chaque hurlement misanthropique. Mais après tout, c’est la guerre merde ! Ca tabasse à tout bout de champ, on a là un Black Metal sans compromis, sans concession, mais un Black Metal qui n’oublie pas les mélodies éparses pour donner un peu de relief à ses compos. On a même des passages un peu plus ralentis comme sur
Hypothermia (Silent Killer) qui offre une vision souillée du champ de bataille. Mais très vite, les riffs deviennent frénétiques, étouffants, et ça repart de plus belle dans un chaos sonore le plus total, martelé entre les bruits de balles, entre chaque impact dans la carlingue blindée d’un tank.
Le combat est intense, et on sent que
Wintergewitter ne sont pas des petits joueurs. Actifs dans l’underground avec une première démo en 2003, les membres du groupe n’ont pas souhaité décliner leur identité, mais ce sont les membres de groupes assez actifs et connu de la scène underground allemande. Et on sent très bien qu’il y a une certaine maîtrise derrière tout ce chaos formé par l’entité
Wintergewitter ! Il n’y a qu’à poser une oreille sur
Unknown Soldier pour s’en convaincre. Des mélodies abyssales, un chant hargneux, des atmosphères poisseuses font de ce disque un véritable must pour les amateurs du genre.
Fidèles à une éthique Old School,
Wintergewitter nous livre-là une œuvre terriblement noire et efficace qui ravira tous les amateurs de bon Black bien cru et bien cradingue !
Et si les allemands n’ont pas gagné en 42 contre les russes,
Wintergewitter rétablit le cours de l’histoire avec un album magistralement froid, dépouillé et sans artifice.
Un disque qui jouira encore longtemps de sa renommée déjà montante au sein d’une scène réservée à quelques passionnés.