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Chroniques :: Chronique de Keeper Of The Seven Keys Part II

Chronique de Keeper Of The Seven Keys Part II

Helloween  - Keeper Of The Seven Keys Part II (Album)

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La genèse Part II



Au regard de l’histoire certaine décisions peuvent avoir des conséquences dramatiquement irrémédiables. A la genèse du projet Keeper Of The Seven Keys l’œuvre se composait de vingt morceaux pensés de manière indivisible, vingt scènes racontant un conte moderne, dense et variés. L’ensemble de cette œuvre aurait sans aucun doute dépeint de manière plus juste encore l’étendue fabuleuse des talents de composition de Weikath et Hansen. Sortir cet opus sous la forme d’un double-album unique, plutôt que de deux albums simples auraient certainement couronné de manière éclatante l’incroyable art de ces jeunes allemands. Helloween veut que ce Keeper Of The Seven Keys ne soit qu’un, et bien décidé à ne pas se laisser faire dans cette négociation, face à une maison de disque qui, pour de raisons éminemment plus mercantile, avait décidé qu’il serait deux, le groupe mixe l’ensemble de ces morceaux. Pourtant c’est bel et bien Noise qui aura le dernier mot, elle exige du groupe de choisir quel titres se retrouveront sur l’un ou et lesquels sur l’autre des épisodes de ce diptyque.
Un choix qui, avec le recul, peut paraitre des plus évident tant la première partie de cette œuvre, composé essentiellement par Kai Hansen dont les aspirations sont plus brutalement heavy, correspond à la suite logique de Walls of Jericho, marquant ainsi un attachement des plus avérés aux passé d’Helloween, alors que la deuxième partie de l’ouvrage composé surtout par Michael Weikath, plus emprunt de mélodie, est déjà tourné vers un visage plus moderne de ce que sera bientôt la musique du groupe. Même si nos deux compères savent à merveille unir leurs efforts et leurs influences, ces distinctions de compositions sont suffisamment marquées pour créer une vraie différence entre les deux opus. Pourtant la décision de privilégier les morceaux d’Hansen sur le Keeper Of The Seven Keys part I et de reléguer ceux de Weikath sur le part II auront un effet, aidé par l’immaturité de la jeunesse de ces deux génies, désastreux. Créant le début de dissensions définitives, l’affrontement de ces deux caractères forts finira par agiter violement le groupe, le déchirant en plusieurs clans durs dont les chefs de files finiront par se séparer dos à dos pendant de nombreuses années.

C’est d’autant plus navrant que dès les premiers instants de cette œuvre le plaisir est présent, les regrets de cette communion qui bientôt ne sera plus qu’un souvenir sont immenses. Et rester indifférent à des hymnes aussi évident qu’Eagle Fly Free ou le chant de Kiske excelle, ou la double grosse-caisse d’Ingo se déchaine dans un déluge incisif et prompt, ou les guitares ne perdent jamais de vue les désirs de s’inscrire dans une mouvance résolument agressive ; et tout cela sans jamais être dénué des harmonies mélodieuse mise, aussi, en valeur par la voix, relève de l’impossible. Ainsi Helloween excelle toujours encore dans ces constructions de titres véritablement initiateurs, forcement dans la même veine que son précédent opus puisqu’écrit en même temps. Ces compositions fortes des talents rares et des capacités exceptionnelles de ces musiciens, continuent à nous procurer d’immense satisfaction intense. Pourtant si le groupe sait composer des titres puissants et percutants, il décide également, aussi surprenant que cela puisses paraitre, de poursuivre dans la voix de ce « Happy Metal » et de sa dose d’humour positive et joyeuse. Ainsi Rise And Fall, alternant des refrains rapides et des couplets mid-tempos, dépeint avec une certaine ironie et une certaine lucidité les méandres qui peuvent être le lot de chacun d’entre-nous, nous projetant en des sommets un jour et en des abymes le lendemain. Dr. Stein narre de manière allégorique et tragi-comique les déboires d’un savant, dans la trame assez scénarisé d’un morceau plutôt au rythme moins rapide ou apparaissent des claviers assez succinct, qui jusqu’ici était absent. Et un I Want Out mid-tempo aux riffs efficaces et aux textes affranchis sont trois titres qui dénotent d’une réelle volonté enjouée d’afficher une indépendance impertinente, d’une fraîcheur libéré délicieuse. Et au moment où sonnent les trompettes de la renommé du très progressif Keeper Of The Seven Keys, morceau de bravoure de près de quatorze minutes, enchainant ses diverses parties de manière très fluides et étonnamment intéressantes, il devient difficile de nier les évidentes capacités de ces jeunes allemands à varier les ravissements pour nous combler. Déjà emplies de sentiments divers incroyablement enrichissant, Helloween se permet de clore ce chapitre sur un morceau d’une intensité admirable, sur un titre furieux, rapide, tendu, sur un Please Save Us tout simplement magnifique.

Difficile de dire du mal d’une œuvre aussi accomplis qui même plus de vingt ans après ne cesse de nous emplir d’émotions soutenues. Ardu de critiquer de telles aptitudes de musiciens, de compositeurs et d’interprètes.

Helloween s’impose donc comme une référence absolue avec seulement vingt titres, des riffs époustouflants, des arrangements incroyables, un sens du break étonnant, un batteur au jeu subtil et précis, un chanteur ahurissant, deux compositeurs aux génies complémentaires inégalés, une liberté insolente, une fraicheur positive étonnante, rien moins que le talent de ces cinq musiciens hors du temps. Historique, tout simplement, vous dis-je…

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par dark_omens, le 11 novembre 2009
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Keeper Of The Seven Keys Part II (1988)



Avec le premier Keeper, les Citrouilles de Hambourg avaient gagné un succès qui dépassait la simple estime. Plus que Walls Of Jericho, ce disque leur permettait d'avoir un certain statut et de voir l'avenir avec sérénitié, surtout que le troisième album était plus ou moins prêt. Si le Keeper Of The Seven Keys Part I gardait des parts d'ombre, le Part II prend un autre parti, plus délirant, ce que l'on va nommer par la suite la Happy Metal.

Prenons un titre comme Rise And Fall, avec sa mélodie légère, son groove sympathique, ses paroles qui forment des petits sketches sournois, dans l'esprit Contes de la Crypte l'horreur en moins, à la fin duquel des chèvres viennent exprimer leur approbation (!). Prenons également un morceau comme Dr Stein et ses guitares trépidantes secondées par un clavier discret qui prendra de l'ampleur sur le solo tandis que Weikath parodie le mythe de Frankenstein. On se dit : ce n'est pas possible, ce n'est pas sérieux ! Et pourtant, c'est ce qu'Helloween a fait sur cet album, mais sans atteindre le niveau d'un Pink Bubbles Go Ape (faut pas charrier non plus). Alors oui, cela peut paraître surprenant, surtout avec le Keeper Part I en repère. Certes, Future World ou A Little Time pouvaient montrer la voie choisie, mais là, c'est nettement plus poussé. Dr Stein qui n'aurait pas du voir le jour sur album est devenu l'origine du single le plus recherché du groupe, avec son illustration comique. Les choses se précisaient pour Helloween...

Mais il n'y a pas que des chansons dans ce style, fort heureusement. Le groupe pratique toujours son speed mélodique (Eagle Fly Free et sa succession de soli pour chaque musicien, le classieux March Of Time...) et ose s'aventurer dans des contrées moins balisées (We Got The Right et sa basse omniprésente). Comme pour le premier volet, le groupe y va de sa chanson fleuve. Cette fois-ci, c'est Weikath qui s'y attèle. Contrairement à Kai Hansen qui y allait franco tout le long d'Halloween sur l'opus précédent, Weikath fait montre de plus de sensibilité. Keeper Of The Seven Keys, la chanson, raconte l'histoire du Gardien des Clés et démarre comme une ballade épique avant plusieurs montées en puissance fabuleuses ponctués de soli inspirés.

Une fois de plus, il est bon de noter le travail impressionnant effectué par Kiske. Son chant est irréprochable, que ce soit dans les aigus (March Of Time) ou dans des tons plus bas (We Got The Right, qui allie les deux). On pourra relever You Always Walk Alone où le chant n'est pas sans rappeler celui de Bruce Dickinson sur Flash Of The Blade (Powerslave). Une valeur sûre.

Keeper Of The Seven Keys vieillit relativement mal. La production n'a pas enjolivé les choses et si ce disque sortirait aujourd'hui, ce serait un flop commercial. Il reste un bon disque, plus varié que son grand frère, plus travaillé, mais peut-être moins spontané et frondeur. Peut-être qu'un peu plus d'audace lui aurait permi d'être supérieur. Il reste que cet album a forgé la légende du groupe et passé les deux Keeper, il allait être très difficile de faire mieux...

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par Elric des Dragons, le 7 juin 2008
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Avis des chroniqueurs :  
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Sortie : 1988
Genre : Speed Mélique, Happy Metal ?
Playlist :
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1. Invitation (01:07)paroles de Invitation
2. Eagle Fly Free (05:08)culte !culte !listenparoles de Eagle Fly Free
3. You Always Walk Alone (05:10)paroles de You Always Walk Alone
4. Rise And Fall (04:22)à écouter en premierparoles de Rise And Fall
5. Dr Stein (05:04)culte !culte !listenparoles de Dr Stein
6. We Got The Right (05:08)à écouter en premierparoles de We Got The Right
7. March Of Time (05:15)culte !culte !paroles de March Of Time
8. I Want Out (04:40)culte !culte !listenparoles de I Want Out
9. Keeper Of The Seven Keys (13:37)culte !culte !listenparoles de Keeper Of The Seven Keys
10. Save Us (bonus track) (05:15)à écouter en premierparoles de Save Us (bonus track)
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