Virus IV est un jeune groupe d'origine Belge fondé en 2006 par Samuel Arkan (guitare). Renault Van Oeyen (basse) et François Brisk (batterie - le frenchie qui officie déjà au sein de
Dyslesia) viennent compléter la section rythmique. Au chant, on retrouve Magali Luyten qui s'est déjà illustrée sur le dernier
Ayreon (le très bon
01011001) ainsi que sur l'album de
Beautiful Sin d'Uli Kusch. Brisons le suspens tout de suite, Virus IV n'est pas un énième groupe de metal à chanteuse ! Ou du moins, pas dans le sens "frêle-jeune-femme-au-milieu-de-sordides-tas-de-muscles", ni dans l'optique death metal d'un combo comme
Arch Enemyqui a retrouvé une seconde jeunesse depuis l'arrivée d'Angela Gossow. Virus IV, c'est du metal moderne, un mix entre du heavy et des riffs plus thrashy reposant sur une batterie hachée à l'image du jeu pratiqué dans le neo (
Disturbed...). Magali pose sa voix dessus, une voix puissante et plaisante à la fois, loin du style habituel.
Pour un premier album, Dark Sun pose des bases de travail solide, malgré un mixage parfois douteux (la voix est mise en avant au détriment de la batterie et c'est là que réside le problème de ce disque, mais je vais y revenir). Après une courte introduction sous forme de sketche reprenant une intrigue propre au survival horror (un virus qui s'échappe...), on a droit par la suite à un déluge de morceaux assez courts, plutôt mid tempo, avec des couplets souvent rageurs pour un refrain plus accessible et très bien foutu en règle général. Frightning Lanes, Signs, New Karma ou Soulrace bastonne de fait très bien. Des compositions au schéma différent s'insèrent bien dans le tas, comme le titre éponyme qui prend des allures gothiques avec un fond bien plus sombre, le très bon Silent Arrows et ses passages plus atmosphériques rappelent le
Gathering période 95/97, ou la reprise du Such A Shame de
Talk Talk. Cette dernière est particulièrement réussie, conservant l'esprit pop d'origine tout prenant le caractère Virus IV. Une cover comme on aimerait en entendre plus (cf l'atroce
Werk 80 II d'
Atrocity). Malheureusement, une batterie trop en retrait vient ternir l'impact de ces morceaux et c'est vraiment dommage. Parce que l'intention est là, présente, palpable même. On passe du coup à côté de la claque souhaitée sans pour autant se retrouver avec un disque guimauve.
Dark Sun pose les base de ce que veut être Virus IV et il est certain que le deuxième album apportera sa pierre à l'édifice, l'expérience aidant. A découvrir !