Wendul aime le bon vieux Black ! On le savait avec ses activités dans
Wolfsblut, Feldhaubitze ou encore Nebelwahn, mais Wendul aime aussi le bon vieux Vinking Metal, à l’ancienne !
Avec son nouveau projet,
Runenthor, il se plonge dans la mythologie germanique, dans les valeurs ancestrales et une communion avec la nature.
Dès l’intro, on reconnaitra facilement les groupes qui ont influencé Wendul pour son projet
Runenthor. Les amoureux de ce style reconnaitront sans doute
Isengard, de ce cher
Fenriz, ou encore Absurd ou
Bilskirnir.
Alors, oui, on a là le Viking Metal dans sa forme la plus primitive, et non un truc aseptisé à la
Eluveitie ou je ne sais quel groupe à la mode. Et si ce style old school était en perte de popularité, sans doute par overdose,
Runenthor réveille de vieux démons. Au début, on sera sans doute réticent à un tel retour en arrière, mais après quelques écoutes, le charme agira à nouveau, nous replongeant quelques années plus tôt, avec un savoir-faire fidèle à l’original.
Au rendez-vous, on aura donc un chant clair presque incantatoire et chevaleresque. Quelques passages plus violents viendront chercher le chant Black habituel de Wendul, mais de manière très discrète, sans jamais que l’on fasse le lien avec ses autres groupes.
Runenthor est donc bien un projet à part entière qui se distingue des autres.
On aura aussi droit évidemment à quelques instruments folks, dans l’intro notamment, mais aussi sur le très réussi Ginnungagap (qui est d’ailleurs le nom d’un projet Drone Ambiant de Stephen O’Malley, et accessoirement le nom du gouffre qui sépare le royaume du feu et le royaume du froid, dans la mythologie nordique). Des flûtes très claudicantes mais délicieuses viendront se fondre au milieu de ce Valaskjalf.
On retrouve aussi des riffs agressifs, des tempos bien marqués, et des passages plus atmosphériques comme sur Walkürenritt. L’album est riche, varié, et pourtant, on retrouve une certaine unité dans chaque composition. Au niveau de la prod, on ne va rien dire, car évidemment, ce son sale et grésillant est sans l’ombre d’un doute fait exprès, pour être fidèle à l’original, pour être fidèle à une éthique particulière que l’on trouve dans le vieux Black Old School.
Runenthor nous fait le plaisir de ressortir le vieux son Viking avec sa musique, mais en plus de ça, il insiste avec un cover d’Absurd ! Un groupe qui a lui aussi marqué l’histoire du Black Metal, à sa manière, et dont la qualité musicale n’est pas à mettre en cause.
Au final, Wendul nous montre une autre facette de son art en nous montrant de quoi il est capable avec des instruments Folk et de bonnes bases puisées dans le Metal Extrême.
Ainsi, il rend hommage à un style qui dormait, mais qui n’était pas totalement éteint…
Un style dans lequel il sera difficile de se replonger tant il parait démodé, mais quand on est dedans, il apparaît vraiment bon !