Dès la pochette, quelque chose a changé par rapport aux autres albums: le Guerrier Anonyme et Burné manque à l'appel. Présent sur les autres albums de
Manowar, cette fois-ci il manque à l'appel. Serait-ce le signe que cette fois-ci,
Manowar se la jouerait moins pompeux ?
A l'écoute de l'album, il faut dire que oui, tout de même. Plus de punch, de rapidité, un peu moins de grandes batailles gigantesques dans lesquels
Manowar gagnerait contre toutes les autres nations réunies. Certes, on trouve toujours des choeurs virils (les Majestueux Potes du Guerrier Anonyme et Burné, eux, ne sont pas en vacances) et
Thor et son Marteau sont un parfait sujet de Trve Guerrier Anonyme et Burné, mais on est pas dans le chiant. Non, Sign Of The Hammer est bien. Pas lourd, mais plus léger, plus galopant, comme sur un Animal énervé, ou un Sign Of The Hammer sec et aggressif. Et malgré un début qui fleure bon le technicisme masturbatoire,
The Oath est une bonne chanson, qui n'oublie pas de fournir les riffs rapides qu'on est en droit d'attendre. Des bonnes chansons et pas des parodies involontaires: voilà un album à marquer d'un marteau blanc dans la discographie de
Manowar.
Tout n'est pas tout rose, hélas. Si certaines chansons donne dans l'épique supportable, comme
Thor The Powerhead, ou All Men Play On Ten, le passage "je gratte ma basse sans faire de musique" n'a hélas pas disparu. Et comme d'hab', c'est l'avant dernière chanson. Enfin Guyana, avouons-le franchement, est assez pompeuse, et n'évite pas le ridicule, avec des breaks de batteries prévisibles et des claquements de main très ringards.
Mais bon, on va pas bouder cet album, et prenons
Manowar pour ce qu'il est: un groupe généralement sans inspiration, avec plus de pose que de talent. Aussi quand ceux-ci sortent un bon opus, hors de question de passer à côté !