On ne compte plus les groupes à talent qui tentent de s'engager dans la bréche aux contours souvent escarpés. Nombre cherche tout simplement à percer, d'autres à jouer dans la cour des grands.
Furykane cherche tout d'abord la reconnaissance. Gagnants du festival Emergenzia, le groupe parisien a joué dans de très bonnes salles et nous délivre son premier EP annonciateur d'un album certainement très intéressant.
Car
Furykane est intéressant. Tout au long des cinq titres qui composent cet EP éponyme, nul doute ne sera laissé sur le potentiel du combo.
Furykane est une formation timbrée, très axée fusion, et avec de gros moyens en plus. On évite souvent de parler technique sur les démos mais sur les EP cela devient nécessaire, l'essai se devant d'être marqué pour que l'album démarre dans la bonne direction. Et le résultat est là:
Furykane bénéficie d'un son remarquable, très puissant, très propre et rappelant fortement celui de feu
Limp Bizkit. Par ailleurs, la musique même de
Furykane semble par moment tirer son inspiration de la puissance du Néo-Metal de la bande à Durst. "STFU" posséde les éléments du style Bizkit. La chanteuse (car c'est une femme) chante de la même manière que Durst sur "Nookie" par exemple...Hasard ou vérité? Si
Furykane emprunte, il le fait très bien. De plus, au lieu de déguster avec un chant féminin insupportable comme cela arrive souvent, on assiste à des variations de voix fort plaisantes dignes de
Psykup.
Les cinq titres de
Furykane s'écoutent sans ennui, le style du groupe étant très travaillé. On se prend à headbanguer et l'on retient même certaines parties à l'instar de l'excellent refrain totalement déjanté de "Altering faces". Les riffs sont acérés et la production sans défauts donc le tout fait mouche. Seul "AOSD" reste faiblarde malgré son couplet limite rappé aux consonnances très
Korn. Malgré tout,
Furykane ne fait pas dans la dentelle, alternant Néo, Metal à la
Machine Head et même parties Hardcore sur "Holy Mary" où la chanteuse est secondée par un mâle bien lotti.
Furykane frappe fort avec cet EP qui regorge d'idées et de potentiel. Rien qu'avec une chanteuse de cette acabit
Furykane promet. En ajoutant à ça une musique variée ("Absolute Disgrace" plus Rock et plus mélodique au chant) et une production terriblement efficace, le comb parisien mérite que l'on s'attarde sur lui. Si "AOSD" pourra être le morceau à éviter de l'EP, le reste est de l'or en barre pour un groupe dont l'album se doit d'être attendu au tournant.