Première démo pour
Warwulf, one-man-band américain qui depuis, arpente les méandres vicieux de l’underground. Et cette démo, über-limitée (50 exemplaires numérotés à la main) permet de voir un groupe intègre, sombre et malsain.
Une longue intro au clavier nous permet d’appréhender le monde maladif dans lequel Wulfskreiger tente de nous plonger.
Une œuvre qui s’annonce suffocante et qui se veut une sorte d’initiation à ce que deviendra
Warwulf plus tard.
Et tel un cancer qui nous ronge de l’intérieur, telle une gangrène, l’auditeur se retrouve noyé au milieu d’ambiances morbides et sinistres. Le chant lointain et le son bien crade donnent l’impression d’une musique qui vient de sous la terre. Ce son qui semble étouffé traduit inévitablement une sensation d’enchainement. On imagine clairement Wulfskrieger attaché au fond d’une cave, et au lieu de crier à l’aide, il crache sa haine sur ce monde dévasté par les religions. Le chant donne vraiment le sentiment qu’il vient du plus profond des abysses. Et les guitares, saturées à l’extrême permettent de dresser ce voile inquiétant, la limite entre l’homme et le monde du néant. La limite que seuls quelques courageux oseront franchir pour se retrouver aux côtés du Malin.
Mais
Warwulf tempère la chose avec des morceaux plus atmosphériques comme le menaçant « Wulfschrei » qui clôt avec fatalité cette première œuvre d’un groupe qui risque fort de se faire un nom prochainement, tout en restant dans un milieu très fermé, accessible seulement à ceux qui auront les oreilles assez aiguisées pour affronter cette vague de noirceur cacochyme.
Seulement quatre morceaux pour cette première démo, mais quatre morceaux qui suffisent largement à évaluer le futur potentiel de Wulfskreiger. Une petite perle comme il en existe peu dans l’underground et qui saura ravir les maniaques à la recherche de puanteur hécatombique.