Si un groupe porte bien son nom, c’est évidemment
Les Discrets ! Existant depuis un bon petit moment, le groupe évolue, se cache et reste tapi dans l’ombre. Mais malheureusement pour lui, avec une musique si belle et émotionnelle, la bande à Fursy sera bien obligée de sortir au grand jour à un moment ou à un autre. Si le split avec
Alcest est resté plutôt confidentiel car très limité, ce premier album de la part de nos français,
Septembre Et Ses Dernières Pensées risque bien de les propulser sur le devant d’une scène qui est encore réservée à quelques initiés.
Loin des matraquages musicaux habituels du Metal,
Les Discrets proposent une musique qui appartient au domaine du rêve et du recueillement.
On avait eu la chance d’avoir un petit avant-goût lors du split avec
Alcest, et depuis, on était impatient de se replonger plus en profondeur dans ce monde loin de toute modernité, plein de quiétude, qui était dépeint par le groupe avec un talent hors du commun.
Alors bien sûr, le rapprochement avec le grand frère
Alcest est presque inévitable, mais on sent que
Les Discrets essayent de créer leur propre univers, et ils y parviennent !
Du début à la fin, on sera transporté par des mélodies pures, éthérées et douces. Chaque note résonne comme le fond d’un rêve, quelque chose d’imperceptible, d’irréel mais qui interpelle l’oreille. Un son que l’on ne voudrait jamais voir s’en aller.
Et c’est ce monde idyllique à la délicieuse odeur de nature, une odeur qui nous est presque inconnue aujourd’hui, qui se dégage de cet opus. Ce monde à la fois céleste et enchanteur est retranscrit avec des émotions fortes. Parfois, on aurait presque envie de pleurer face à la beauté innocente de la musique de
Les Discrets. Les larmes nous viennent facilement si l’on prend le temps de se poser, de contempler ces paysages magiques et dénués de toute impureté.
Avec un Post-Rock légèrement influencé par le Metal,
Les Discrets n’hésitent pas à incorporer des éléments plus venus du Shoegaze pour en faire ressortir une musique pleine de sensations. Le chant, qui apparaît bien souvent en retrait, vient augmenter ces impressions de rêve, ces impressions de ‘sacré’. Il est planant, onirique et séraphique.
Ce qui distingue inévitablement
Les Discrets des autres groupes, c’est évidemment son approche si personnelle de la musique. Car les éléments acoustiques ont bien sûr une place très cohérente ici et ils s’intègrent à merveille dans l’univers innocent du groupe.
Avec
Septembre Et Ses Dernières Pensées,
Les Discrets nous livrent un disque harmonieux, rêveur et planant. Il fait bon d’entendre ce genre de musique dans un monde où les uns copient sans cesse sur les autres, au risque de scléroser la scène Metal. Avec
Les Discrets, on sera transporté loin, très loin, et la redescente dans le monde réel sera terrible. Il ne restera qu’une solution : se replonger dans l’œuvre du groupe !