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Chroniques :: Chronique de Ghost Opera

Chronique de Ghost Opera

Kamelot  - Ghost Opera (Album)

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Ghost Opera



Huitième album du groupe américain, Ghost Opera est à la fois en rupture et en continuité avec les albums précédents : en rupture, parce qu’ils laissent enfin tomber le mythe de Méphisto, en continuité parce qu’il faut bien reconnaitre que point de vue musical, les changements sont loin d’être colossaux. Bref, si on aime la voix de Khan et le power métal à la Kamelot on est servi, sinon mieux vaut passer son chemin.
Point de vue musicale, on retrouve les techniques habituelles : la pléiade de guest, en particulier Simone Simons d’ Epica ; les influences classiques plus que marquées, les compositions mixtes. Par contre le groupe persiste dans son utilisation systématique des chœurs, ce qui fini par être monotone.
Bref, ils n’ont pas renoncés à donner à leurs albums un vague aspect d’opéra métal, mais ils ont fortement baissés leurs prétentions ; tant mieux parce que dans les deux albums précédents, c’était intéressant mais pas concluant. Néanmoins, les chansons de ce dernier album possèdent une cohésion plus forte que d’ordinaire, en power métal s’entend.
Et ça n’est pas dû à un manque d’imagination, mais bien à une homogénéité des compositions qui est, je l’espère, intentionnelle. C’est peut être ce que le groupe gardera de plus tangible de ses essais précédents.
L’album débute sur Solitaire, un joli concerto d’instrument à corde dominé par le violon et l’alto. Il joue un peu le même rôle que l’ouverture d'un opéra ; le simple fait de débuter l’album sur un tel morceau est révélateur des ambitions du groupe. L’enchaînement sur Rule the World se fait directement, simplement la guitare et la basse arrivent et envahissent tout, même si un morceau de violon reste par si par là. Le chant de Khan alterne avec un chœur masculin, les deux ayant sensiblement la même importance, car tenant à peu près le même temps. Quelques petits airs de violons en plus, et voila qui pourrait définir un style pour le nouvel album.
Malheureusement ça n’est pas le cas. Ghost Opera, pourtant emblématique de l’album, et The Human Stain, qui suivent, ressemblent beaucoup trop à ce qu’on trouvait dans les deux albums précédents : intro lourde, fond sonore mêlant chœurs et mélodies classiques, sur lesquels le son métal et le champs masculins sont plaqués, tantôt de façon assez subtil, tantôt avec une certaine lourdeur.
Petite innovation, l’utilisation du thème de la guerre dans Blücher, avec une intro à la Panzer Division Marduk : un ordre en allemand suivis d’un « Yawohl Herr Kapitain » et d’un bruit de moteur d’avion. Pourquoi tout cela pour une chanson sentimentale, et pourquoi lui donner le nom du vainqueur de Waterloo, j’ai pas encore compris. Les paroles n’ont qu’un très lointain rapport avec la guerre ; la musique est un peu plus inspirée, le passage chanté conjointement par Kahn et Simone Simons est excellent mais trop court. De temps en temps, on entend dans le fond des cris et des bruits suggérant un combat, des voix de basses ; l’effet produit est discutable. Mieux vaudrait qu’ils ne persévèrent pas dans ce style.
Par contre, ils ont enfin réussi à faire une chanson sentimentale intéressante avec Love You to Death ; même si le thème est banal à l’extrême, il est traité sans trop de mièvrerie, et fini même par réussi à être émouvant par instant. Un exploit. Mais il faut reconnaître que les mélodies sont simples et assez jolies, que la voix de Kahn fait merveille dans les mélodies sentimentales, et l’alternance avec la voix féminine assez réussie. Même les paroles ne sont pas trop gnangnan. Enfin… au début.

Up Through The Ashes ne fait pas preuve d’autant d’originalité, même dans le thème : un homme s’adressant au Christ, et pas pour lui dire des choses très intéressante. Heureusement Mourning Star, qui suit, débute sur un chœur monastique, qui donne un petit goût d’originalité ; une voix féminine est aussi présente.

Silence of The Darkness suit avec un chœur et un refrain assez joli, un chant avec moins de nuance, ce qui donne l’air un peu plus spontané que d’habitude. On continu avec Anthem, totalement à l’opposé. C’est la remise en selle des grands problèmes existentiels qui leur servent de thèmes de façon récurrentes : Center of The Univers ou Snow dans Epica ; When the Lights Are Down dans The Black Halo
On termine avec Eden Echgo, un peu dans le même style. Une intro au violon et au piano, les deux restants présents en arrière plan, voila qui introduit un peu de changement.
Bref, Kamelot souffre encore est toujours des problèmes qui l’empêchent de devenir un groupe de métal de premier plan : manque de renouvèlement, manque d’originalité, manque de puissance et difficultés à harmoniser influences classiques et métal…



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Ghost Opera - Infos

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Sortie : 4 juin 2007
Genre : Power Sympho
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Solitaire (1:00)paroles de Solitaire
2. Rule The World (3:41)listenparoles de Rule The World
3. Ghost Opera (4:06)listenparoles de Ghost Opera
4. The Human Stain (4:01)paroles de The Human Stain
5. Blücher (4:04)écouterparoles de Blücher
6. Love You To Death (5:13)listenparoles de Love You To Death
7. Up Through The Ashes (4:59)paroles de Up Through The Ashes
8. Mourning Star (4:38)paroles de Mourning Star
9. Silence Of The Darkness (3:43)paroles de Silence Of The Darkness
10. Anthem (4:25)écouterlistenparoles de Anthem
11. EdenEcho (4:13)listenparoles de EdenEcho
écouter : Ecouter l'album



Kamelot

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