Dark The Suns n'est en 2007 qu'une jeune formation qui a su attirer l'attention d'un label à succès avec une première démo particulièrement alléchante. C'est donc sous la bannière tant convoitée de Firebox Records qu'apparaît In Darkness Comes Beauty, premier album qui lance pour de bon le groupe de Mikko Ojala.
Au programme: près de quarante minutes d'un Death Mélodique sombre, lent et atmosphérique, qui n'hésite pas à prendre aux tripes quand il le faut...
En prenant In Darkness Comes Beauty en tant qu'œuvre dans sa globalité, impossible de passer outre cet artwork peu attirant avec ses tons rosés qui tranchent net avec la musique jouée ici. On ne peut pas dire que Dark The Suns propose ici sa meilleure pochette, loin de là, surtout quand on jette un œil à ses autres réalisations...
Mais heureusement, le groupe de Jyväskylä se rattrape avec ses dix compositions. Inspirés, originaux et bien menés, ces morceaux révèlent le potentiel certain de ces nouveaux maîtres de l'émotion made in Finland. Majoritairement down-tempo, les titres se développent tous autour d'une structure commune qui met à égalité les guitares et le clavier, véritable pièce maîtresse dans l'équation Dark The Suns. Les mélodies virevoltent dans un décor que l'on imagine enneigé, avant de se fracasser avec classe contre ce mur de guitares accrocheur, le tout bercé avec une certaine amertume par des growls certes classiques mais toujours efficaces.
Si comme vu plus haut les structures des morceaux suivent toutes le même schéma, c'est dans l'interprétation des arrangements que Dark The Suns fait mouche. On ne compte plus les riffs inspirés, les solis et les refrains solides ("Ghost Bridges", "Reflections" ou le très
Swallow the Sun "Angel Soul"...), sans parler de la finesse des arrangements qui rend les compositions particulièrement prenantes, d'autant que Dark The Suns a fait appel à l'un des meilleurs studios du style en confiant le mastering aux Finnvox...
Si l'on devait situer les travaux exposés avec In Darkness Comes Beauty, disons que Dark The Suns se positionnerait à mi-chemin entre
Insomnium,
Draconian, Before the Dawn et
Swallow the Sun. Il est clair qu'avec de telles références, cet opus a toutes les clés en main pour accrocher l'auditeur, et c'est bel et bien ce qui se passe à son écoute.
Sensibles, les compos le sont toutes ("Drama For Gods" ou l'excellent "Like Angels and Demons", qui ouvrira le style futur du groupe...), et bien que l'on constate une certaine redondance dans la façon dont elles sont agencées, il semble que Dark The Suns ait l'inspiration suffisante pour écarter tout ennui.
Un premier opus vraiment prometteur, armé de mélodies imparables et d'un gros travail sur les claviers. N'ayons pas peur des mots, In Darkness Comes Beauty est à ce jour l'album de Dark The Suns le plus accrocheur...