Tel un poison qui nous ronge de l’intérieur,
Sickness Sovereign est le nom du nouveau méfait de
Vorkreist, ce groupe français qui erre dans les méandres de l’underground pour acquérir une renommée à la hauteur de leur talent.
Et si le groupe pouvait être encore inconnu pour certains, sachez que le nom de
Vorkreist résonne dans la tête de nombreux activistes de la scène underground française. Et c’est le sourire aux lèvres que l’on a appris la nouvelle :
Vorkreist allait bientôt ressortir un album ! C’est désormais chose faite, sous la bannière de Trendkill !
Ce disque, incarnation du Mal et de la puanteur macabre, est un véritable cancer qui nous pourri le corps à travers une musique malsaine et répugnante qui nous plonge au plus profond des ténèbres. Car c’est là que le règne de l’Innommable commence, à l’intérieur de nous-mêmes, assaillis par la souffrance, état le plus propice à l’introspection et à l’
autodestruction.
Et ce sont ces pulsions d’
autodestruction qui envahissent notre âme au travers de ces huit titres d’une haine intense et d’une animosité dévastatrice.
Car si
Vorkreist pratique une musique noire et ténébreuse, son champ d’action peut très bien s’inscrire dans le terrorisme spirituel. C’est en souillant nos esprits qu’il compte ramener nos pauvres esprits à la cause du Malin.
Et l’ironie du sort c’est que l’on aime ça ! On aime cette violence qui se dégage de cette musique froide et pernicieuse. On aime ce virus qui fait désormais partie de nous, qui agit telle une gangrène, un état de putréfaction de notre propre corps. Mais pourtant, on ne cesse de se lamenter des horreurs que nous fait subir le sinistre
Vorkreist, mais il est déjà trop tard. On est contaminé, et ce virus contagieux pourra se répandre sur n’importe quel fan de Black Metal osant, à ses risques et périls, se pencher sur ce disque immonde enfanté par le Diable.
Et si
Vorkreist s’entoure de membres prestigieux de la scène Underground française comme LSK (Anteus,
Secrets Of The Moon,
Merrimack, Love Lies Bleeding, etc.) et Saint Vincent (
BlackLodge, The Arrival Of Satan) au chant, l’art maniaque et ravageur du groupe s’en retrouve grandement sublimé par rapport aux réalisations précédentes, pourtant déjà très intenses.
Un disque à ne pas mettre en toutes les oreilles, mais si vous osez l’écouter, vous ne serez jamais plus le même.