Si je vous dit
Scarve,
Mnemic,
Lyzanxia,
Soilwork et Phaze I, qu'est-ce que vous en dites?
One-Way Mirror bien sûr! Et pourquoi donc? Certains membres de ces formations précitées composent ce All-Star Band à la française...
Alors oui,
One-Way Mirror peut être considéré pour beaucoup comme étant un All-Star Band français s'étant réuni pour faire marcher la machine à sous. Rectification: All-Star Band ok, mais écartons quelque peu l'hypothèse pécuniaire. Car les gars de
One-Way Mirror, c'est avant tout la crème du Metal Français qui jamme ensemble dans l'unique but d'envoyer le boulet, sans aucune prétention de révolutionner quoi que ce soit. C'est d'ailleurs cette attirance vers un son dit "passe-partout" qui leur vaut tant de critiques.
Et pourtant, ce brulôt plus qu'énergique a quelques arguments à faire valoir dans sa besace...
Amateurs de gros son, vous voici servi!
One-Way Mirror, soit le premier opus du groupe du même nom est là pour subvenir à votre besoin de rythmiques percutantes, de riffs tranchants et de gueulantes ultra-énergiques!
Et ça commence dès le début: "Destination Device" percute le lobe auditif pour un rendu résolument moderne, stylé (et du coup très conventionnel), qui n'a pas à rougir des productions amerloques. Car One-Wy Mirror, à défaut de révolutionner quoi que ce soit, a la ferme intention de bousculer les grosses pointures américaines, sur leur propre terrain! Du coup, refrains accrocheurs et morceaux catchy sont légion sur ce premier album. "As You Are Now", "Danger Calling", le plus pop "Empty Spaces"... Tout y passe! Des samples viennent apporter la touche futuriste à ce déluge de riffs rentre-dedans, pendant que ce cher Dirk Verbeuren martèle ses fûts comme un assoiffé de blasts.
Car les gars de
One-Way Mirror, ils savent y faire (comme l'a déjà montré leurs projets respectifs)... Chaque morceau est une belle démonstration des talents de ces cinq gaillards: à la fois puissants, rageurs et bougrement entraînants, j'imagine aisément leur impact en live! Car si vous n'en avez pas eu assez avec cette première partie d'album, "Keeping Me Away", "Sockracer" et la reprise osée de "Relax" de Frankie Goes To Hollywood sont là pour vous ramoner le conduit auditif!
Alors certes
One-Way Mirror n'est pas vraiment original dans sa démarche, mais le gros son est là (merci Tue Madsen), de bons morceaux entraînants et modernes, qui envoient le boulet sans gêne... Au final, nous pousser à la rupture des cervicales, voici le seul crime de ces gars-là...
Un plutôt bon album donc, ce
One-Way Mirror saura faire remuer un paquet de monde en live comme sur CD, grâce à des compos modernes, à la production énorme, bourrées ras la tronche de riffs épais, tout comme cette section rythmique, qui pilonne à tout va sans s'interroger des conséquences sur la nuque de l'auditeur!
C'est clair, cet opus ne révolutionnera aucun syle, mais il a le mérite de représenter le Metal mainstream à la française.
Et quand c'est puissant comme ça, pourquoi s'en priver?