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Chroniques :: Chronique de The Number Of The Beast

Chronique de The Number Of The Beast

Iron Maiden  - The Number Of The Beast (Album)

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Passage à l'âge adulte ?



The Number Of The Beast, l'album intouchable par définition avec disons Master Of Puppets de Metallica. Deux disques qui jouissent d'un statut privilégié dans le monde du metal et ce, malgré quelques petites imperfections. Car ces opus ne sont pas parfaits, loin s'en faut et pour commencer avec celui-ci, culte de chez culte pour une horde de metalleux en délire, lui reprocher quoi que ce soit tend clairement à l'hérésie. Pourquoi ? Parce que c'est le premier avec Bruce Dickinson derrière le micro ? Non, il y aura toujours des irréductibles pour dire que seuls les albums sur lesquels officie Paul Di'Anno valent vraiment le coup dans la riche discographie de la Vierge de Fer. Son aura vient clairement d'ailleurs.

Parce que voilà, Steve Harris, leader incontesté et incontestable de Iron Maiden, parfois dictateur à ses heures perdues, vire Di'Anno pour raison de son addiction à la drogue. Dans Maiden, on peut se bourrer la tronche comme on veut, être limite supporter de Arsenal (mais c'est très, très limite, là), mais les substances illicites ne sont pas autorisées. Et le manager, Rod Smallwood, de débuter une calvitie à force de s'arracher les cheveux vu que le groupe s'apprêtait à rentrer en studio avec la musique déjà entièrement composée par Harris, Adrian Smith, Clive Burr et Dave Murray. Mais Smallwood, parfaitement conscient que Iron Maiden est une poule aux oeufs d'or, se dépêche de remédier à la situation en décapitant le groupe qui pour lui était le seul à pouvoir rivaliser avec son poulain, Samson. Ces derniers avaient en leur rang un certain Bruce Dickinson au chant et l'homme impressionnait déjà. Le convaincre ne fut pas aussi difficile que de convaincre Steve Harris qui tolérait mal l'arrogance du jeune homme, intelligent, cultivé et salement grande gueule, au point où les concerts se terminaient fréquemment par des échanges de coups entre les deux. Smallwood sera coutumier par la suite de ce genre de fait, s'arrangeant pour pourrir la carrière d'Helloween qui à l'aube des années 90 était une sérieuse menace d'un point de vue popularité pour Iron Maiden.

Donc le groupe entre en studio avec un album déjà prêt, mais prévu pour la voix de Di'Anno. Ce n'est pas un problème pour Dickinson. En effet, sur Killers, Di'Anno avait montré qu'il commençait à pouvoir moduler sa voix et Bruce n'est pas à ce genre de détail prêt, il lui suffit de se montrer plus agressif sur certains couplets. Mieux, sur les parties mélodiques, son chant est particulièrement mis en valeur avec sa capacité à tenir de longues notes et à habiter le texte. Pendant ce temps, Harris s'arrache à son tour les cheveux quand Derek Riggs lui présente la pochette de l'album, initialement prévu pour le single du même titre. Ce dernier se laisse convaincre par le bassiste que cette jaquette doit représenter l'album (d'ailleurs, je me suis toujours demandé si la maison d'édition Au Diable Vauvert n'aurait pas récupéré sa mascotte en voyant l'un des démons stylisés au verso de la pochette). Et Harris n'a pas tort, tant l'imagerie est forte. Eddie manipule le diable, qui lui-même manipule une marionnette d'Eddie, une imagerie satanique et vicieuse à souhait, agressive et forcément, qui reste longtemps dans les esprits. Indéniablement, l'une des pochettes culte du metal, si ce n'est la plus culte.

Et musicalement, il n'y a pas de grands changements. On retrouve toujours cette rage adolescente que l'on peut assimiler au punk dans certains cas, même si l'on note un surcroit de maturité sur l'ensemble, dans la qualité d'écriture de certaines compositions. Difficile alors de passer outre alors Hallowed Be Thy Name, hymne définitif et épique, toujours teinté de fantastique. Contrairement à ce que laisse songer la jaquette, The Number Of The Beast ne fait pas dans le satanisme primaire à tout va. Il est construit autour d'histoires d'horreur comme auparavant, ainsi que d'un hommage à la série le Prisonnier (The Prisoner) et d'un titre qui parle des ravages de l'homme blanc contre les amérindiens (Run To The Hills). Rythmiquement, Clive Burr a affiné son jeu, qui reste particulier et complètement indissociable du son des premiers opus de la Vierge de Fer, avec ce côté punk et rebelle sous-jacent, qui fonctionne alors à merveille. Le groupe sait toujours pondre des refrains vite assimilables, qui se déploient comme autant d'hymnes tout le long du disque, même si tous n'ont pas la même profondeur. Comment ne pas sourire devant la facilité adolescente de celui du titre éponyme tandis que celui de Children Of The Damned se veut en comparaison bien plus profond ? Comment ne pas voir que Maiden cherche à s'émanciper de son image pour proposer quelque chose de plus construit, de plus fin ? Que l'ère Killers est belle et bien révolue et le groupe cherche à proposer des textes plus travaillés, moins rentre-dedans ?

Avec son lot de classiques, The Number Of The Beast devrait être l'album parfait, que tout metalleux digne de ce nom (ou de ce label, comme un poulet fermier) se devrait de posséder. Oui... et non. Parce que déjà, les goûts, hein... Et surtout, comme dit dans l'introduction, tout est loin d'être parfait dessus et deux gros points noirs viennent obscurcir l'horizon : Invaders et Gangland. La première, qui ouvre l'album, est loin de tenir toutes ses promesses, surtout si on la compare avec les autres morceaux introductifs qui l'ont précédé, Prowler et Wrathchild, des titres rageurs et implacables dans leur progression, là où Invaders semble un peu fou, tout comme Gangland dont le côté rock'n'roll devient rapidement agaçant. Titres répétitifs, sans la force de caractère des six autres compositions originales, qui se démarquent toutes sans exceptions car mieux pensées.

Puis la version remasterisée de 1998 propose un titre en plus, Total Eclipse. Bonus au Japon en 1982, face b de luxe en Europe, ce morceau a longtemps été très prisé des fans tant il change de la trame habituelle liée à Maiden. Ici, point de cavalcade effrénée, le groupe joue plus sur un aspect mélodique pas toujours mis en avant et qui a le mérite de proposer une autre facette du talent des musiciens. Et son rajout vient du coup donner une patte supplémentaire à l'ensemble même si elle ne s'intègre pas forcément très bien avec la ligne générale de l'album. Néanmoins, une composition qui est réussie dans son ensemble et qui est loin d'être désagréable.

The Number Of The Beast reste cependant l'album de la consécration, celui qui ouvrira définitivement les portes du Panthéon du metal à Iron Maiden, le disque de la (presque) maturité, celui qui asservira les fans dans le monde entier et qui fera de la bande à Steve Harris le groupe le plus emblématique du genre pendant des années. Et des années. Loin d'être parfait, il possède néanmoins un charme monstrueux, à l'image de cette pochette réussie et qui marquera les esprits sur des générations entières. Culte par nécessité plus que pour ses qualités intrinsèques, cet opus est devenu une des pierres angulaires du metal. Il y aura un avant et un après The Number Of The Beast, comme il y aura un avant et un après Master Of Puppets, autre disque qui peut être mis à caution. Monstrueux, oui...

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Le Numéro 3



Number Of The Beast est le troisième album d'Iron Maiden. Le troisième album est considéré comme étant l'album de la maturité, celui sur lequel on comprend le potentiel du groupe. Et bien rien à dire, ici, le potentiel du groupe est montré, et exploité. Pas sur tous les titres, malheureusement, mais Number Of The Beast mérite son statut de pilier du Metal. Explication...

Nous sommes en 1982, Judas Priest est à l'apogée de son style et Ozzy Osbourne n' a plus rien à prouver. Maiden s'apprête à changer de style en solidifiant son Heavy Metal, en le rendant plus classique, et en profite pour changer de chanteur : il passe de l'énergétique Paul Di Anno au plus lyrique Bruce Dickinson. Et bien le changement s'avère bénéfique, même si certains préfèrent la violence (relative) de Di Anno, il n'aurait jamais pu chanter comme le fait Dickinson sur un Hallowed Be Thy Name par exemple. Pour le reste, ça ne change pas, on retrouve Dave Murray et Adrian Smith aux guitares, Clive Burr derrière les futs et surtout, le leader du groupe qui a composé toutes les chansons de l'album, le bassiste Steve Harris.

Avec Number Of The Beast, Iron Maiden n'invente pas le Heavy Metal, il invente simplement Iron Maiden, et sa façon très personnelle et inimitable de jouer son Metal. Le lyrisme de Dickinson y est pour beaucoup, il suffit de l'entendre hurler ses "Children Of The Damned" pour se rendre compte qu'on a affaire à un timbre exceptionnel, et, comme si cela ne suffisait pas, à une technique de malade. Concernant les deux gratteux, ils se complètent très bien, Dave Murray est le gars qui te sort un super solo en improvisant, comme ça, un feeling de taré qui ne peut que toucher la ou ça fait mal, et Adrian Smith, plus réfléchi, se lance dans des solis peut être plus complexes d'apparence, ou chaque note est réellement justifiée. Un solo d'Adrian Smith favorise la pause dans le morceau, l'émotion, alors que Murray vous fera headbanger sur des rythmes effrénés. Steve Harris est une légende qu'on ne présente plus, (cf le clip de Run To The Hills ! Bon, y'a peut être un ou deux trucages derrière ça mais on dirait Alex Webster, comprendra qui pourra) un modèle pour tous les bassistes, et Clive Burr s'en sort très honorablement au milieu de toute cette artillerie lourde.

Malgré son style hyper-personnel, l'album n'est pas dénué de défaut. Ainsi, le refrain d'Invaders plombe complètement la chanson, et on, se retrouve avec une ouverture d'album faiblarde. Pour un album de cette trempe ça le fait pas honnêtement. On enchaine sur le bien meillleur Children Of The Damned, qui propose déjà une petite pause dans l'album, plus mélancolique et désespérée. Le vrai Pure Fuckin' Heavy Metal commence avec The Prisoner, Burr commence une rythmique à la batterie, puis les gratteux nous donnent un riff surpuissant qui chante la louange du Heavy Metal, une intro en béton armée, comme le reste du morceau qui de toute façon ne peut que laisser sur le cul. Pareille pour 22 Acacia Avenue, mélodie excellente, break excellents, bref, on a décidément affaire à un très bon album. Puis, vienne les deux tubes de l'album, Number Of The Beast que n'importe quel Metalleux a au moins chantonné une fois, et Run To The Hills (oui, le morceau ou Steve Harris tue en clip). Puis, on retombe un peu avec Gangland, un bon titre rapide, et Total Eclipse, plus lent et plus dispensable. Ces deux morceaux sont donc un peu à l'écart au milieu de tout ces tubes et de toutes ces tueries, mais qu'importe, Gangland ne trahi pas la mentalité de l'album et propose toujours un pur moment de Metal Maidenesque. Total Eclipse a moins d'excuse.

Puis (notez que je change de paragraphe rien que pour ce morceau), on entame le dernier morceau de l'album, le meilleur sans forcer, avec une ligne de basse de Harris, tel un avertissement, une prévention du style "Attention, morceau culte". Bruce Dickinson commence sa ligne de chant de l'intro, tout est calme et paisible, mais néanmoins noir pour quiconque connait les lyrics. Puis, progressivement, le tempo monte et les guitares font leur apparition. Puis c'est un déluge de folie qui débarque dans nos pauvres oreilles qui n'attendaient pas tant de qualité d'un coup. Les riff sont complètement fous, un truc qui peut faire frissoner n'importe qui dés les premières notes, un Dickinson au sommet de son art et un break long et beau qui alterne passage en puissance et moment d'émotion, avant de finir par un "Hallowed Be Thy Naaaaaaaaaaame !" qui laissera tout le monde sur le cul.

Compte tenu de son statut de pilier et de premier vrai album du style Maiden, l'album mérite peut être la note maximale, mais l'hétérogénéité (on a un morceau médiocre, quelques passables et ensuite vient l'artillerie lourde) me fait baisser un point, et le manque de maturité un autre. Cela dit la note n'est pas importante : foncez, c'est un incontournable.

Les Plus :

- Un style très personnel
- Un feeling de malade
- Des interprètes de grands talents

Les Moins :

- Invaders et Total Eclipse sont dispensables. Number Of The Beast et Run To The Hills deviennent lassants à force.

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par Int, le 15 mai 2008
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666, le nombre de la bête...



Les quelques rares fois où votre humble serviteur se sera égaré à palabrer fort de considérations n'ayant que peu de rapport avec l'œuvre chroniquée n'étant pas légions, qu'il lui soit permis, ici, maintenant, de déroger, une fois encore, quelque peu à cette règle en évoquant, bien modestement, l'ampleur d'un travail qui, enfin, aura porter ses fruits le menant au chiffre fatidique, pour nous autres adeptes de ce que les mécréants inculte incapable de s'adonner aux nuances nécessaires résume maladroitement sous le bannière générique de "Metal", de 666.

Voilà donc que déjà se profilait l'ombre de la 666ième chronique ici. Diantre. Il fallait absolument marquer l'événement d'une pierre noire. Mais quel album pouvait-il mériter une telle offrande? Quel album sinon ce Number of the Beast d'Iron Maiden?

En septembre 1981, Paul Di'Anno, chanteur au timbre si écorché donnant cette saveur particulièrement âpre parfaitement en adéquation avec les aspirations Punk des premières œuvres de la formation, est renvoyé. Le groupe ne parvient, en effet, plus à gérer les excès du trublion lié à ces prises de substances illicites. Steve Harris a de grande ambition pour sa créature et le vocaliste incontrôlable est clairement un frein à ses desseins. Pour le remplacer le manager du groupe, Rod Smallwood, décide de recruter le jeune ]] qui accepte après avoir pourtant juré à ses complices de Samson ne pas être intéressé par la forme musicale bien trop rugueuse des deux opus des londoniens (Iron Maiden (1980) et Killers(1981)). Une décision que le bassiste n'apprécie guère.

Pourtant le premier résultat de cette toute nouvelle collaboration s'appelle The Number of the Beast et sort en mars 1982 et est une remarquable démonstration de la conjugaison des talents de ces musiciens.

Mais The Number of the Beast n'est pas uniquement l'expression de cette union. Gardant encore quelques stigmates de l'énergie Punk de ces précurseurs, ce disque gagne aussi en maturité grâce à un propos plus maitrisé et plus réfléchis. Une œuvre donc magnifié par le travail de l'écriture et de la composition.

Concernant les chants de Bruce, sa voix plus lyrique, plus mélodique et plus polyvalente que celle de son prédécesseur, donne un surcroit de caractère à un ensemble déjà superbe fort des talents de Clive Burr qui, quant à lui, continuera ici de nous enchanter avec son jeu si particulier, de ceux de Steve Harris et de sa basse au martèlement atypique très présents, ou grâce, aussi, à ceux d'Adrian Smith et de Dave Murray.

Que dire de plus de ces 8 titres historiques qui renversèrent le monde? Quel défaut, même mineur, reprocher à une fresque aussi parfaite? Comment ne pas être conquis par un 22 Acacia Avenue remarquable poursuivant la saga entamé par Charlotte the Harlott (Iron Maiden (1980))? Par un sublime The Prisonner rendant hommage à la série du même nom introduit par un court extrait d'un épisode de ce programme, avant que Clive nous fasse une démonstration? Par The Number of the Beast, que d'aucuns, imbéciles prompt à la polémique, virent comme un dévouement du quintette à l'égard du malin alors que ce titre inspiré par un rêve de Steve Harris, et tout comme d'autres en leur temps, ne trahissait, rien sinon l'expression d'un amour pour la culture en général et plus particulièrement horrifique (le clip de ce morceau, empli de créatures cinématographiques, dont certaines mythique de la Hammer Films Productions, en est d'ailleurs la plus criante preuve)? Comment, en effet, ne pas être conquis par ce morceau au préambule légendaire dont les mots dits sont extrait de l'Apocalypse selon St Jean (Livre des Révélations Chapitre XIII verset 18) avant que Bruce, et Clive, nous y délivre une prestation aussi exemplaire qu'irréprochable? Faut-il vraiment rajouter, et ce afin d'attester de la perfection de ce manifeste, les splendides Run to the Hills ou Hallowed Be Thy Name? Réellement?

Bien évidemment, une telle démonstration dithyrambique de la part de votre modeste obligé n'est pas exemptes de subjectivité et certains pourraient d'ailleurs, avec une certaine légitimité, rétorqué à ce témoignage louangeur que des morceaux telles que Invaders, Gangland ou même Children of the Damned sont moins aboutis et moins réussis. Avouons tout de même que nous serions alors dans un degré d'exigence extrême à l'encontre de ces britanniques tant ces pistes demeurent très bonnes. Un degré d'exigence que personnellement, je me refuse à appliquer car The Number of the Beast est une bible dont chacun des versets définis avec précision l'excellence d'un Heavy Metal inspiré et brillantissime. The Number of the Beast est l'oeuvre d'une vie pour ceux qui la bâtirent. Mais The Number of the Beast est aussi l'œuvre d'une vie pour ceux qui firent partis de ce peuple dès lors acquis à la cause de cette mouvance et de ce nouveau messie.



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Invaders et Gangland si l'on se réfère au pressage original sont franchement dispensables. Deux titres qui font que cet album n'est pas imparable, malgré la meilleur pochette du groupe, la plus sauvage. En revanche, Total Eclipse est un morceau d'une grande finesse, qui montre ce que Maiden fera dans un futur proche. A l'origine, une face B de single et un morceau très recherché par les fans à l'époque.

entre 7,5 et 8/10.

mer. 25 juin 08- 13:43  


The Number Of The Beast - Infos

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Sortie : 29 mars 1982
Genre : Heavy Metal
Label : EMI
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Invaders (3:23)paroles de Invaders
2. Children Of The Damned (4:34)à écouter en premierparoles de Children Of The Damned
3. The Prisoner (6:02)à écouter en premierparoles de The Prisoner
4. 22 Acacia Avenue (6:36)à écouter en premierparoles de 22 Acacia Avenue
5. The Number Of The Beast (4:50)culte !culte !listenparoles de The Number Of The Beast
6. Run To The Hills (3:52)culte !culte !listenparoles de Run To The Hills
7. Gangland (3:47)paroles de Gangland
8. Total Eclipse (4:28)paroles de Total Eclipse
9. Hallowed Be Thy Name (7:10)culte !culte !listenparoles de Hallowed Be Thy Name
écouter : Ecouter l'album



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