Dans le milieu hardcore français, on retient facilement des noms comme Black Bomb Ä, L’Esprit du Clan ou encore le groupe de Reuno,
Lofofora … On peut à présent compter sur
Sarkazein, combo parisien. Le groupe a connu quelques problèmes de line-up au fil des années avant de se stabiliser avec Jiciid, Maya, Flo, Rico et est accompagné de Klem (Wuizit, Keidola) à la basse et de Clément, batteur de Sihia sur scène.
Il est clair que l’ancien groupe de Djag (Black Bomb Ä) a vu du chemin depuis sa création en 2000. « Et Dieu créa l’infâme » voit le jour en 2008, notamment grâce à une distribution de Musicast, sachant que l’album est né dans les studios en 2007.
Etant principalement un groupe de scène, les parisiens sortent un contenu logiquement dans cette veine : direct et bourré d’impact. L’opus débute sous des samples inquiétants, puis s’efface sous la lourdeur des guitares sur « La Beauté Des Anges ». Va savoir qui aimera la particularité du chant de Jiciid, l’ancien vocaliste de Blonk et Sans Issue a un chant clair groovy, chanté en français, avec un rendu assez spécial mais réussi. Son duo avec Maya, également présent à la batterie, aère les compositions, son chant grave fait contraste avec son compère et donne un côté digeste au chant.
Côté instrument, malgré un manque de technique, les guitaristes s’appuient sur la lourdeur des riffs en mettant la pédale de disto à fond, comme le démontre le titre éponyme du skeud et La Chute, sous ce fond de basse jazzy fortement inspiré de Lofo. Des morceaux entrainants qui couvrent la pauvreté technique, présent de bout en bout.
Et c’est ça qu’on pourrait reprocher aux frenchy, la technique. Les riffs sont hargneux, remuant mais manquent fortement d’originalité, puisant cette force de ses influences précédemment citées. On ne leur reprochera sans doute pas son manque d’implication, l’un des atouts principaux de
Sarkazein.
« Et Dieu Créa L’Infâme » est un album sincère, présentant de nombreux défauts dû à la fouge du combo. Il reste un opus plaisant, qui ne restera pas dans les anales mais qui permettra aux parisiens de franchir un nouveau palier pour le futur. Destiné aux fans de brutalité, de hardcore dosage metal et un brun de fantaisie. Le message passé en français restera marquant sous la compréhension, ce qui est rare, des textes intelligemment écrits par
Sarkazein.