Les
Pitbull Terrorist nous viennent de Bourgogne et une signature avec Nuclear Blast va sans doute leur permettre de tout détruire sur leur passage.
C’est avec un mélange entre Thrash hyper bourrin et quelques touches Grindcore que ce groupe mené par une femme au chant s’apprête à sortir un album qui va en étonner plus d’un. Cet album,
C.I.A. (Contraband International Audio) s’annonce comme un disque intense.
Pas d’intro, le disque commence avec brutalité dans un bain de sang dès le début. Avec ce chant très agressif et dévastateur, on a vraiment du mal à s’imaginer une femme derrière le micro. Musicalement, on repère des influences très Thrash avec des guitares ultra-rapides, une batterie qui blaste à mort, et aussi des influences plus Brutal Death avec l’aspect surpuissant et chaotique de certains morceaux. Mais on sent que le grindcore n’est pas loin non plus. Bizarrement, le chant évite de tomber dans les cris porcins typiques du genre, mais des titres de 1 minute 30 grand maximum, des tempos hyper-rapides et une violence incroyable nous rapproche inévitablement de ce style extrême.
Extrême, oui, c’est bien le mot qui définit la musique de
Pitbull Terrorist. Et le pire, c’est que la musique du groupe ne se résume pas qu’à un chaos sonore comme chez certaines formations qui font la course à la vitesse. Ici, on sent tout de même une certaine technique et un feeling évidement qui ressort à travers ces 18 titres d’une brutalité évidente.
On l’aura compris,
Pitbull Terrorist n’a pas décidé de faire dans la dentelle, et ce n’est pas ce C.I.A qui viendra nous prouver le contraire. On remarquera des morceaux vraiment bons et puissants comme Dirt Bomb ou Agent Orange qui montrent toute l’étendue du talent de ces Bourguignons. Il est vrai qu’en évoluant dans le domaine de la musique extrême et ultra-rapide comme celle de
Pitbull Terrorist, il est de plus en plus difficile de trouver des groupes qui proposent maîtrise, originalité, et puissance. Et pourtant, ce groupe est la preuve qu’il existe encore des combos capables de nous surprendre et de donner envie de tout casser.
Après, ce disque ne sera pas non plus l’album de l’année. Il comporte quelques petits défauts tout de même, comme celui de présenter un album peut-être trop linéaire et sans aérations. Chaque titre tente d’être plus violent que le précédent, plus rapide, etc. Mais toutefois, l’album pris dans son ensemble reste homogène. Il manque tout de même des passages sur lesquels l’auditeur pourrait respirer un peu. Mais on a tout de même droit à des soli bien agréables comme sur Let The Gods Do The Fighting. Et des morceaux comme The Shit Of The System apportent un petit quelque chose de nouveau.
Au passage, on notera aussi une production du tonnerre qui met bien en valeur chaque instrument, chaque note, et qui ainsi permet au groupe de monter en puissance et de ne pas stagner dans un chaos sonore inaudible comme c’est souvent le cas. Des morceaux comme In Confidence montrent à quel point l’intensité peut aller loin, tout en gardant une certaine ligne mélodique soutenue par des rythmiques percutantes et frénétiques.
Avec ce disque en poche,
Pitbull Terrorist risque bien de faire parler de lui. Ce disque est à recommander à tout amateur de violence grindisante. Profitez-en !