Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.
Babylone, cité antique majeure, carrefour des civilisation comme l'ont été après elle Athènes et Rome... et dernier album de WASP, qui a adopté un rythme de croisière d'en moyenne une galette tous les deux ans. Alors que vaut le WASP cuvée 2009? Eh bien il est très bon, savoureux, fruité et coloré, mais nous y reviendrons dans quelques lignes. Tout d'abord parlons brièvement du line up qui reste inchangé par rapport à l'opus précédent, Dominator, chose à laquelle on ne s'attendait plus de la plus de la part de WASP, tant l'instabilité des membres à leur poste depuis le génial Crimson Idol était forte. Même line up donc, pour soutenir une même direction musicale que sur Dominator amorcée sur Dying For The World. On retrouve aussi le même schéma d'album puisque que celui ci démarre sur un Crazy à l'intro typiquement wasp-ienne et qui se veut direct, sans concession et marquant. Première étape réussie, car ce premier titre laisse vraiment présager d'une suite digne d'un WASP de la grande époque. Comme sur l'offrande précédente, on retrouve en deuxième position un titre anecdotique, pas mauvais en soit, mais un peu fadasse sur lequel on ne s'étalera pas. Puis la deuxième chanson phare de l'album, le titre éponyme, Babylon's Burning. Un titre 100% wasp-ien, qui envoie la pâté, tant en studio que sur scène, où on se plait a chanter le refrain entêtant avec Blackie.
Le reste de l'album est toutefois moins marquant. Je dirais une dernière fois qu'on se retrouve face à des titres dans un style toujours très WASP, mais dont aucun ne se démarque. C'est d'ailleurs à ce moment que l'euphorie retombe un peu et que l'on va justifier cette note de 6.5 alors que ce CD était partit pour avoir 2 points de plus. Tout d'abord on regrettera que le groupe assure le service minimum, mais pas plus. Les deux reprises (Burn de
Deep Purple et Promised Land de Chuck Berry) ont-elles vraiment leur place sur l'album? Même si leur interprétation est très bonne, on a le sentiment que le père Blackie se laisse aller dans le remplissage. Déjà que l'album ne comporte que neuf pistes, si l'on compte ces deux reprises, on arrive à seulement 7 composition originale. Et ces compositions on beau être de bonne voire d'excellente qualité, il n'en demeure pas moins que l'album est un peu maigrichon.
On pourrait alors se dire que la qualité des compositions présentes peut rattraper la faible consistance de la galette. J'ai envie de répondre oui et non, car les chansons proposées en deuxième partie de l'album (exit les 2 reprises inutiles) sont très bonnes à l'image d'un Into the Fire ou bien Seas of Fire (oui on aime bien le Fire chez WASP), elles sont loin d'être une révolution musicale et ne comporte pas l'ombre d'une évolution dans la musique du groupe. Ce sont encore une fois des compos très wasp-iennes, pas originale pour un sous, mais qui tout de même on le mérite d'être toujours inspirée et très agréable à l'écoute. Vous le comprendrez, il est difficile de donner un avis sur cette deuxième partie de CD. Mais n'aime-t-on pas justement WASP quand il se contente de jouer du WASP? C'est une qualité, comme cela peut être un défaut, car le WASP cuvée 2009 ressemble beaucoup au WASP cuvée 2007 et cuvée 2001, même s'il reste toujours très bon. On reprochera donc au groupe de ne pas se renouveler, mais on lui fera se reproche à contre coeur, car on préfère un bon WASP qui ressemble à du WASP, plutôt qu'un WASP expérimental qui aurait pu décevoir. C'est pour cela qu'objectivement je noterais Babylon à 6.5 pour son manque d'originalité, mais que subjectivement il aurait mérité un point de plus, car on aime quand WASP fait du WASP.