Le 7 janvier 2001
Ensiferum sortait son album éponyme - chef-d'œuvre de virtuosité qui marquerait à jamais l'histoire du Folk metal. Deux ans plus tard, cinq jeunes Allemands s'enthousiasmaient encore sur la production de leurs confrères Finlandais ; « trop de la balle » disait Lokhi, « super épique » disait Skaalh (bah ouais Phillipe-Gustave ça le fait tout de suite moins). Alors les jeunes amis croyaient avoir trouvé leur voie : ils fonderaient un groupe de Pagan metal, comme
Ensiferum ! Mais ils n'étaient pas musiciens ... et chacun voulait être guitariste ! Alors Lokhi leur expliqua que ça ne marchait pas ainsi. Il répartit les rôles, et quelques mois plus tard paraissait «
Bloody Tales Of Disgraced Lands » ! Un nom qui en dit beaucoup ...
En effet : on a rarement vu plus cliché, surtout venant d'un groupe de Pagan metal. Et l'artwork de très mauvais goût vient confirmer nos soupçons quant au contenu véritable de l'opus... Qui commence sur une douce ambiance exotique à base de cris d'oiseaux tropicaux, avant que la mélodie maladroite d'une flûte de pan ne vienne annoncer le début des hostilités. Et alors là, sans beaucoup de bonne volonté, on s'ennui déjà. L'ambiance en plastoc et les mauvais lead-guitars nous montent très vite à la tête.
Ainsi
Wolfchant propose – à qui en veut – un pseudo-Pagan metal de très mauvaise facture qui transpire l'amateurisme à tous points de vue. Les compositions sont maladroites et d'une linéarité à toute épreuve, pas un riff n'est là pour rattraper l'autre et la batterie électrique n'arrange rien ... cependant on accordera aux rares solos de l'album d'être des sources de rigolade assurées, tellement ils sont mauvais. Enfin la voix Black de Bernard-Michel (ou plutôt du redoutable Lokhi !) est des plus banales et n'apporte rien aux morceaux.
Aucune profondeur dans les sonorités, aucune atmosphère marquante et un chant mal ajusté aux parties de guitares qui, elles même, sont mal construites. Vous l'aurez compris, c'est un désastre à tous les niveaux. Et quand bien même, par moments, un passage relèverait le niveau, soyez sur qu'il n'est pas d'eux !
Wolfchant est à
Ensiferum ce que
Svartsot est à Eluevitie : une formation sans talent apparent qui se contente de reproduire en moins bien la musique de son idole. D'ailleurs qui voudrait d'un
Ensiferum numéro deux ? Cependant ne diabolisons pas : la musique de
Wolfchant est écoutable, elle n'a juste aucun intérêt. On ne sait jamais, peut-être que les musiciens du groupe ont un talent caché ; mais en attendant mieux vaut arréter le massacre.